Corrigé des 29 exercices sur les vecteurs de l’espace en terminale à télécharger en PDF
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Cette page réunit le corrigé exercices vecteurs de l’espace terminale pour l’ensemble de la fiche, soit 29 exercices. Puis les dix premiers installent les outils : relation de Chasles et propriété du milieu dans une pyramide, un pavé ou un cube, orthogonalité d’une droite et d’un plan, premières représentations paramétriques de droites, distance minimale et sections d’un pavé. De plus, la suite approfondit chaque compétence. Ensuite, on y complète des égalités vectorielles dans un cube, on calcule des coordonnées de points définis par une relation vectorielle, on démontre que quatre points sont coplanaires ou non, et l’on passe d’une droite ou d’un plan à sa représentation paramétrique (point, vecteurs directeurs, autre paramétrage, segment et demi-droite).
Les derniers exercices demandent davantage d’autonomie : intersection de deux plans ou d’un plan et d’une droite, parallélisme d’une droite et d’un plan, position relative de deux plans, puis un tétraèdre dans lequel on construit un nouveau repère centré sur son isobarycentre. Par ailleurs, ces solutions s’adressent aux élèves de spécialité qui préparent un contrôle ou le bac, ainsi qu’aux parents et enseignants qui veulent une correction rédigée. Puis cherche chaque exercice au brouillon, avec tes propres justifications, puis compare avec la résolution proposée ; le sommaire permet d’aller directement à l’exercice voulu.
corrigé vecteurs espace (suite)
Les énoncés se trouvent sur la fiche Vecteurs de l'espace : exercices de maths en terminale corrigés en PDF.. Ensuite, cherchez d’abord chaque exercice au brouillon, puis comparez avec la correction.
Corrigé des exercices 1 à 10 sur les vecteurs de l'espace en terminale
Exercice 1 : Pyramide de sommet A et vecteurs
Revoir l’énoncé de l’exercice 1

a) Les diagonales d’un parallélogramme se coupent en leur milieu : \(I\), centre de \(BCDE\), est le milieu de \([BD]\) et de \([CE]\). Puis en utilisant la relation de Chasles :
\[ \overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AD}=\overrightarrow{AI}+\overrightarrow{IB}+\overrightarrow{AI}+\overrightarrow{ID}=2\overrightarrow{AI}+\underbrace{\overrightarrow{IB}+\overrightarrow{ID}}_{=\vec 0}=2\overrightarrow{AI}. \]
b) De même, \(I\) étant le milieu de \([CE]\), \(\overrightarrow{IC}+\overrightarrow{IE}=\vec 0\) et \(\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AE}=2\overrightarrow{AI}\). Donc \(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AD}=\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AE}\).
Exercice 2 : Parallélépipède rectangle et égalité de vecteurs (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 2

a) \(J\) est le milieu de \([C^{\prime}D^{\prime}]\), donc \(\overrightarrow{JD^{\prime}}+\overrightarrow{JC^{\prime}}=\vec 0\). Par Chasles :
\[ \overrightarrow{AD^{\prime}}+\overrightarrow{AC^{\prime}}=2\overrightarrow{AJ}+\overrightarrow{JD^{\prime}}+\overrightarrow{JC^{\prime}}=2\overrightarrow{AJ}, \]
et de la même façon \(\overrightarrow{BD^{\prime}}+\overrightarrow{BC^{\prime}}=2\overrightarrow{BJ}+\overrightarrow{JD^{\prime}}+\overrightarrow{JC^{\prime}}=2\overrightarrow{BJ}\).
b) En additionnant :
\[ \begin{aligned} \overrightarrow{AD^{\prime}}+\overrightarrow{BD^{\prime}}+\overrightarrow{AC^{\prime}}+\overrightarrow{BC^{\prime}} &= 2\overrightarrow{AJ}+2\overrightarrow{BJ} \\ &= 2\left(\overrightarrow{AI}+\overrightarrow{IJ}+\overrightarrow{BI}+\overrightarrow{IJ}\right) \\ &= 2\left(2\overrightarrow{IJ}+\overrightarrow{AI}+\overrightarrow{BI}\right)=4\overrightarrow{IJ}, \end{aligned} \]
car \(I\) est le milieu de \([AB]\), donc \(\overrightarrow{AI}+\overrightarrow{BI}=\vec 0\).
Exercice 3 : Cube et milieux d'arêtes
Revoir l’énoncé de l’exercice 3

Égalité. Par Chasles, \(\overrightarrow{AF}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BF}\) et \(\overrightarrow{CF}=\overrightarrow{CB}+\overrightarrow{BF}\). Donc
\[ \overrightarrow{AF}+\overrightarrow{CB}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BF}+\overrightarrow{CB}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{CF}. \]
Point \(M\) (avec \(I\) milieu de \([FG]\)). \(ABFE\) est un carré, donc \(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AE}=\overrightarrow{AF}\) (règle du parallélogramme). Alors \(\overrightarrow{AM}=\overrightarrow{AF}+\overrightarrow{FI}=\overrightarrow{AI}\) : \(M=I\).
Vecteur \(\vec u\). \(EFGH\) est un carré, donc \(\overrightarrow{HE}=\overrightarrow{GF}\). Ainsi \(\overrightarrow{AG}+\overrightarrow{HE}+\overrightarrow{FB}=\overrightarrow{AG}+\overrightarrow{GF}+\overrightarrow{FB}=\overrightarrow{AB}\). L’égalité devient \(\overrightarrow{AB}+\vec u=\vec 0\), donc \(\vec u=\overrightarrow{BA}\).
Point \(M\) (avec \(J\), \(K\) milieux de \([AB]\), \([AE]\)). \(\overrightarrow{MB}=\overrightarrow{KB}-\overrightarrow{AJ}=\overrightarrow{KB}-\overrightarrow{JB}=\overrightarrow{KB}+\overrightarrow{BJ}=\overrightarrow{KJ}\). Or, par le théorème des milieux dans le triangle \(ABE\), \(\overrightarrow{KJ}=\frac12\overrightarrow{EB}\). Donc \(\overrightarrow{MB}=\frac12\overrightarrow{EB}\) : \(M\) est le milieu de \([EB]\), c’est-à-dire le centre de la face \(ABFE\).
Exercice 4 : Démontrer que la droite est orthogonale au plan (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 4

1) Le triangle \(ABC\) est équilatéral et \(I\) est le milieu de \([BC]\) : la médiane \((AI)\) est aussi une hauteur, donc \((BC)\perp(AI)\). De même, dans le triangle équilatéral \(DBC\), \((BC)\perp(DI)\).
Les droites \((AI)\) et \((DI)\) sont sécantes en \(I\) et contenues dans le plan \((ADI)\). De plus, une droite orthogonale à deux droites sécantes d’un plan est orthogonale à ce plan : \((BC)\perp(ADI)\).
2) Une droite orthogonale à un plan est orthogonale à toute droite de ce plan. Comme \((AD)\subset(ADI)\), on obtient \((BC)\perp(AD)\) : deux arêtes opposées d’un tétraèdre régulier sont orthogonales.
Exercice 5 : Les propositions sont-elles vraies ou fausses ?
Revoir l’énoncé de l’exercice 5

Comme \(\dfrac{AI}{AD}=\dfrac{AJ}{AB}=\dfrac13\), la réciproque du théorème de Thalès dans le triangle \(ABD\) donne \((IJ)\parallel(BD)\). Ensuite, il suffit donc d’étudier l’orthogonalité de \((BD)\) avec chaque droite. Par ailleurs, on peut vérifier avec le repère \((A\,;\,\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE})\) : \(\overrightarrow{IJ}\left(\frac13\,;\,-\frac13\,;\,0\right)\).
- 1) Vrai. \((BD)\perp(AC)\) (diagonales du carré \(ABCD\)) et \((BD)\perp(AE)\) (car \((AE)\perp(ABC)\)). Donc \((BD)\) est orthogonale au plan \((ACGE)\), qui contient \((EC)\). En coordonnées, \(\overrightarrow{EC}(1\,;\,1\,;\,-1)\) et \(\frac13-\frac13+0=0\).
- 2) Faux. Le triangle \(BDG\) a pour côtés trois diagonales de faces : il est équilatéral, donc \(\widehat{DBG}=60^\circ\neq 90^\circ\). En coordonnées, \(\overrightarrow{BG}(0\,;\,1\,;\,1)\) et \(0-\frac13+0\neq 0\).
- 3) Faux. \((BD)\) et \((HB)\) sont sécantes en \(B\) dans le rectangle \(BDHF\), et \(\widehat{DBH}\) n’est pas droit (c’est l’angle en \(D\) qui est droit). En coordonnées, \(\overrightarrow{HB}(1\,;\,-1\,;\,-1)\) et \(\frac13+\frac13+0=\frac23\neq 0\).
- 4) Faux. \((HC)\parallel(EB)\), et le triangle \(BDE\) est équilatéral : l’angle entre \((BD)\) et \((EB)\) vaut \(60^\circ\). En coordonnées, \(\overrightarrow{HC}(1\,;\,0\,;\,-1)\) et \(\frac13\neq 0\).
Exercice 6 : Déterminer la valeur de t pour laquelle la longueur est minimale
Revoir l’énoncé de l’exercice 6

1) à 3) Avec un logiciel de géométrie dans l’espace, on place \(A\), \(B\), \(C\), \(I\left(\frac12\,;\,\frac12\,;\,0\right)\), un point \(M\) mobile sur \([AC]\), le plan \(\wp\) passant par \(I\) et orthogonal à \((IM)\), puis \(N\), intersection de \(\wp\) et de \((OB)\).
4) En déplaçant \(M\), on conjecture que \(MN\) est minimale lorsque \(M\) est au tiers de \([AC]\) en partant de \(A\).
5) a) \(\overrightarrow{AM}=t\overrightarrow{AC}\) avec \(\overrightarrow{AC}(-1\,;\,0\,;\,1)\) donne \(M(1-t\,;\,0\,;\,t)\), avec \(t\in[0\,;\,1]\).
b) Avec \(N(0\,;\,t\,;\,0)\) :
\[ MN^2=(0-(1-t))^2+(t-0)^2+(0-t)^2=(1-t)^2+2t^2=3t^2-2t+1, \]
donc \(MN=\sqrt{3t^2-2t+1}\).
c) La fonction racine carrée étant croissante, \(MN\) est minimale quand le trinôme \(3t^2-2t+1\) l’est, c’est-à-dire en \(t=-\dfrac{b}{2a}=\dfrac{2}{6}=\dfrac13\). Alors \(MN^2=\dfrac13-\dfrac23+1=\dfrac23\) et \(MN=\sqrt{\dfrac23}=\dfrac{\sqrt6}{3}\approx 0{,}816\). Puis la conjecture est confirmée.
Exercice 7 : Déterminer les coordonnées du point M tel que la distance soit minimale
Revoir l’énoncé de l’exercice 7

1) Pour \(A(5\,;\,2\,;\,6)\) : \(3-t=5\) donne \(t=-2\), mais alors \(y=2+4\times(-2)=-6\neq 2\). \(A\notin\Delta\).
Pour \(B(5\,;\,-6\,;\,4)\) : \(t=-2\) donne \(y=-6\) et \(z=4\). \(B\in\Delta\) (paramètre \(t=-2\)).
2) \(3-t=4\) donne \(t=-1\), d’où \(a=2+4\times(-1)=-2\) et \(b=-2\times(-1)=2\).
3) \(M(3-t\,;\,2+4t\,;\,-2t)\) :
\[ \begin{aligned} AM^2 &= (3-t-5)^2+(2+4t-2)^2+(-2t-6)^2 \\ &= (t+2)^2+16t^2+(2t+6)^2 \\ &= t^2+4t+4+16t^2+4t^2+24t+36=21t^2+28t+40. \end{aligned} \]
4) \(AM\) est minimale quand \(AM^2\) l’est, soit pour \(t=-\dfrac{28}{2\times 21}=-\dfrac23\). Alors \(M\left(3+\frac23\,;\,2-\frac83\,;\,\frac43\right)=\left(\frac{11}{3}\,;\,-\frac23\,;\,\frac43\right)\), et \(AM^2=\dfrac{92}{3}\).
Exercice 8 : Démontrer que la droite et le plan sont sécants (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 8

1) \(\overrightarrow{AB}(3\,;\,2\,;\,-2)\) et \(\overrightarrow{AC}(0\,;\,2\,;\,1)\). Ensuite, la première coordonnée de \(\overrightarrow{AC}\) est nulle mais pas celle de \(\overrightarrow{AB}\) : s’il existait \(k\) tel que \(\overrightarrow{AC}=k\overrightarrow{AB}\), on aurait \(k=0\), puis \(\overrightarrow{AC}=\vec 0\), ce qui est faux. Puis les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc \(A\), \(B\), \(C\) définissent un plan.
2) Représentations paramétriques : \((ABC)\) : \(M=A+s\overrightarrow{AB}+u\overrightarrow{AC}\) et \((DE)\) : \(P=D+k\overrightarrow{DE}\), avec \(\overrightarrow{DE}(0\,;\,6\,;\,2)\). De plus, on résout :
\[ \begin{cases} -2+3s=-2 \\ 2s+2u=-1+6k \\ 1-2s+u=2k \end{cases} \iff \begin{cases} s=0 \\ 2u=-1+6k \\ u=2k-1 \end{cases} \iff \begin{cases} s=0 \\ k=-\frac12 \\ u=-2. \end{cases} \]
Le système a une unique solution : la droite et le plan ont un seul point commun, ils sont sécants. \(I=D-\frac12\overrightarrow{DE}=(-2\,;\,-1-3\,;\,0-1)\), soit \(I(-2\,;\,-4\,;\,-1)\). Vérification : \(A-2\overrightarrow{AC}=(-2\,;\,-4\,;\,-1)\).
Exercice 9 : Déterminer la section du pavé par un plan
Revoir l’énoncé de l’exercice 9

Comme \(AI=\frac16\times 6=1\), \(AJ=\frac14\times 4=1\) et \(AK=\frac12\times 2=1\), le repère est bien orthonormé. Ensuite, on a \(I(1\,;\,0\,;\,0)\), \(J(0\,;\,1\,;\,0)\), \(B(6\,;\,0\,;\,0)\), \(F(6\,;\,0\,;\,2)\), \(G(6\,;\,4\,;\,2)\).
1) \(\overrightarrow{IJ}(-1\,;\,1\,;\,0)\) et \(\overrightarrow{IG}(5\,;\,4\,;\,2)\) ne sont pas colinéaires. Par ailleurs, une représentation paramétrique de \((IJG)\) est :
\[ \begin{cases} x=1-s+5u \\ y=s+4u \\ z=2u \end{cases}\qquad s,u\in\mathbb{R}. \]
2) La droite \((BF)\) est formée des points \((6\,;\,0\,;\,w)\), \(w\in\mathbb{R}\). Puis on résout \(s+4u=0\), \(1-s+5u=6\), \(2u=w\) : \(s=-4u\), puis \(1+9u=6\), \(u=\frac59\), \(w=\frac{10}{9}\). Donc \(L\left(6\,;\,0\,;\,\frac{10}{9}\right)\), qui est bien sur le segment \([BF]\).
3) De même, le plan coupe \([DH]\) (points \((0\,;\,4\,;\,w)\)) en \(M\left(0\,;\,4\,;\,\frac23\right)\). Ensuite, la section est le pentagone \(ILGMJ\) : \([IJ]\) sur la face \(ABCD\), \([IL]\) sur \(ABFE\), \([LG]\) sur \(BCGF\), \([GM]\) sur \(DCGH\) et \([MJ]\) sur \(ADHE\).
Exercice 10 : Étudier la position de la droite (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 10

\(\Delta\) passe par \((1\,;\,-2\,;\,-1)\) et a pour vecteur directeur \(\vec u(-1\,;\,3\,;\,1)\).
1) \(d\) a pour vecteur directeur \(\vec v(-1\,;\,2\,;\,-1)\), non colinéaire à \(\vec u\) (\(\frac{-1}{-1}=1\) mais \(\frac{2}{3}\neq 1\)). Puis on cherche \(t\) et \(k\) :
\[ \begin{cases} 1-t=-k \\ -2+3t=3+2k \\ -1+t=4-k \end{cases} \]
La première donne \(k=t-1\) ; la troisième devient \(-1+t=5-t\), d’où \(t=3\) et \(k=2\). Deuxième équation : \(-2+9=7\) et \(3+4=7\), vérifiée. De plus, les droites sont sécantes au point \((-2\,;\,7\,;\,2)\).
2) \(\vec v(1\,;\,-2\,;\,-1)\) n’est pas colinéaire à \(\vec u\) (\(\frac{1}{-1}=-1\) mais \(\frac{-2}{3}\neq -1\)). Ensuite, le système \(1-t=1+k\), \(-2+3t=-2k\), \(-1+t=3-k\) donne \(k=-t\), puis \(-2+3t=2t\), \(t=2\), \(k=-2\) ; mais la troisième équation donne \(1\neq 5\). Pas de point commun et pas parallèles : les droites sont non coplanaires.
3) \(\vec v(1\,;\,-3\,;\,-1)=-\vec u\) : les droites sont parallèles. Par ailleurs, le point de \(d\) obtenu pour \(k=0\), \((-2\,;\,7\,;\,2)\), appartient à \(\Delta\) (pour \(t=3\)). Puis les droites sont donc confondues.
Corrigé des exercices 11 à 20 sur les vecteurs de l'espace en terminale
Exercice 11 : Déterminer la nature d'une intersection de plans (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 11

Le plan \(\wp\) passe par le point \(A(0\,;1\,;2)\) (paramètres nuls) et a pour vecteurs directeurs \(\vec u(1\,;3\,;-5)\) et \(\vec v(-2\,;1\,;0)\), non colinéaires.
Étape préalable : une équation de \(\wp\). On élimine les paramètres. Ensuite, la troisième ligne donne \( t=\dfrac{2-z}{5} \), la première \( t^{\prime}=\dfrac{t-x}{2} \). Puis on reporte dans la deuxième ligne puis on multiplie par 10 :
\[ \begin{aligned} 10y &= 10+30t+10t^{\prime} = 10+6(2-z)+(2-z)-5x \\ 10y &= 24-5x-7z \end{aligned} \]
Réciproquement, si \( 5x+10y+7z=24 \), les valeurs \( t=\frac{2-z}{5} \) et \( t^{\prime}=\frac{t-x}{2} \) redonnent bien le point. Donc un point \(M(x\,;y\,;z)\) appartient à \(\wp\) si et seulement si \( 5x+10y+7z=24 \). (Vérification : \(A\) convient car \( 0+10+14=24 \).)
Pour chaque plan \(\wp^{\prime}\), on remplace \(x\), \(y\), \(z\) par leurs expressions en fonction de \(t\) et \(t^{\prime}\) dans cette équation.
1)
\[ 5(-2-3t-t^{\prime})+10(2-2t+4t^{\prime})+7(2+5t-5t^{\prime}) = 24+0\,t+0\,t^{\prime}=24 \]
L’égalité est vraie pour tous \(t\) et \(t^{\prime}\) : tous les points de \(\wp^{\prime}\) sont dans \(\wp\). Comme \(\wp^{\prime}\) est un plan (vecteurs \((-3\,;-2\,;5)\) et \((-1\,;4\,;-5)\) non colinéaires), \(\wp^{\prime}=\wp\) : les plans sont confondus et \(\wp\cap\wp^{\prime}=\wp\).
2)
\[ 5(4-3t+5t^{\prime})+10(-2t+t^{\prime})+7(5+5t-5t^{\prime}) = 55+0\,t+0\,t^{\prime}=55 \]
Or \( 55\neq 24 \) : l’équation n’a aucune solution. Aucun point de \(\wp^{\prime}\) n’est dans \(\wp\) : les plans sont strictement parallèles et \(\wp\cap\wp^{\prime}=\varnothing\).
3)
\[ 5(-3+2t+t^{\prime})+10(2-t+2t^{\prime})+7(1+t) = 12+7t+25t^{\prime} \]
Le point de paramètres \((t\,;t^{\prime})\) est dans \(\wp\) si et seulement si \( 12+7t+25t^{\prime}=24 \), soit \( 7t+25t^{\prime}=12 \). De plus, cette condition laisse un seul paramètre libre : l’intersection est une droite. Ensuite, une solution particulière est \( t=-9 \), \( t^{\prime}=3 \) (car \( -63+75=12 \)) ; les solutions sont \( t=-9+25k \), \( t^{\prime}=3-7k \) avec \( k\in\mathbb{R} \). Par ailleurs, en reportant dans \(\wp^{\prime}\) :
\[ \begin{cases} x=-3+2(-9+25k)+(3-7k)=-18+43k \\ y=2-(-9+25k)+2(3-7k)=17-39k \\ z=1+(-9+25k)=-8+25k \end{cases} \quad k\in\mathbb{R} \]
Vérification : \( 5\times(-18)+10\times 17+7\times(-8)=24 \) et \( 5\times 43+10\times(-39)+7\times 25=0 \).
Exercice 12 : Déterminer l'intersection d'un plan et d'une droite
Revoir l’énoncé de l’exercice 12

Une équation de \(\wp\). La troisième ligne donne \( t=z+t^{\prime} \). Puis dans la première : \( x=4-z-t^{\prime}+3t^{\prime}=4-z+2t^{\prime} \), donc \( 2t^{\prime}=x+z-4 \). Ensuite, dans la deuxième :
\[ y=1-(z+t^{\prime})+5t^{\prime}=1-z+4t^{\prime}=1-z+2(x+z-4)=2x+z-7 \]
Un point \(M(x\,;y\,;z)\) est donc dans \(\wp\) si et seulement si \( 2x-y+z-7=0 \) (réciproquement, \( t^{\prime}=\frac{x+z-4}{2} \) et \( t=z+t^{\prime} \) conviennent). Vérification avec le point \((4\,;1\,;0)\) : \( 8-1+0-7=0 \).
Pour chaque droite, on cherche les valeurs de \(t\) pour lesquelles le point de \(d\) vérifie cette équation.
1) \( 2(2+t)-(3+3t)+(5-t)-7=-1-2t \). L’équation \( -1-2t=0 \) donne \( t=-\frac{1}{2} \) : une seule solution, la droite coupe le plan en un point.
\[ x=2-\tfrac{1}{2}=\tfrac{3}{2},\qquad y=3-\tfrac{3}{2}=\tfrac{3}{2},\qquad z=5+\tfrac{1}{2}=\tfrac{11}{2} \]
Contrôle : \( 3-\frac{3}{2}+\frac{11}{2}-7=0 \). Intersection : le point \( \left(\frac{3}{2}\,;\frac{3}{2}\,;\frac{11}{2}\right) \).
2) \( 2(1+4t)-10t+(-3t)-7=-5-5t \). L’équation \( -5-5t=0 \) donne \( t=-1 \), d’où le point \( (1-4\,;-10\,;3) \). Intersection : le point \( (-3\,;-10\,;3) \) (contrôle : \( -6+10+3-7=0 \)).
3) \( 2(1+2t)-(-2)+(-3+t)-7=5t-6 \). L’équation \( 5t-6=0 \) donne \( t=\frac{6}{5} \) :
\[ x=1+\tfrac{12}{5}=\tfrac{17}{5},\qquad y=-2,\qquad z=-3+\tfrac{6}{5}=-\tfrac{9}{5} \]
Contrôle : \( \frac{34}{5}+2-\frac{9}{5}-7=5+2-7=0 \). Intersection : le point \( \left(\frac{17}{5}\,;-2\,;-\frac{9}{5}\right) \).
Remarque : si l’on avait obtenu une égalité toujours vraie, la droite serait contenue dans le plan ; une égalité impossible, elle lui serait strictement parallèle.
Exercice 13 : Compléter les égalités vectorielles (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 13

![Figure de l'exercice 13 : cube ABCDEFGH avec I milieu de [BC], J milieu de [GH], K milieu de [AD] et L milieu de [EH], marqués en rouge](https://maths-pdf.fr/wp-content/uploads/corriges/7131/ex13.webp)
On utilise les égalités du cube : \(\overrightarrow{AD}=\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{EH}=\overrightarrow{FG}\), \(\overrightarrow{AB}=\overrightarrow{DC}=\overrightarrow{EF}=\overrightarrow{HG}\), \(\overrightarrow{AE}=\overrightarrow{BF}=\overrightarrow{CG}=\overrightarrow{DH}\), et la relation de Chasles.
Première série
- 1) \( \frac{1}{2}\overrightarrow{BC}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AD}=\overrightarrow{AK} \) car K est le milieu de [AD] : \( \overrightarrow{AK}=\frac{1}{2}\overrightarrow{BC} \).
- 2) \( \overrightarrow{KJ}=\overrightarrow{KA}+\overrightarrow{AE}+\overrightarrow{EH}+\overrightarrow{HJ} \). Or \( \overrightarrow{KA}=-\frac{1}{2}\overrightarrow{AD} \), \( \overrightarrow{EH}=\overrightarrow{AD} \) et \( \overrightarrow{HJ}=\frac{1}{2}\overrightarrow{HG}=\frac{1}{2}\overrightarrow{EF} \). Donc \( \overrightarrow{KJ}=\overrightarrow{AE}+\frac{1}{2}\overrightarrow{EH}+\frac{1}{2}\overrightarrow{EF}=\overrightarrow{AE}+\frac{1}{2}\left(\overrightarrow{EH}+\overrightarrow{HG}\right) \), soit \( \overrightarrow{KJ}=\overrightarrow{AE}+\frac{1}{2}\overrightarrow{EG} \).
- 3) \( \overrightarrow{EF}=\overrightarrow{KI} \) (car \( \overrightarrow{KI}=\overrightarrow{AB} \), ABIK étant un rectangle). Donc \( \overrightarrow{AK}+\overrightarrow{EF}=\overrightarrow{AK}+\overrightarrow{KI} \) : \( \overrightarrow{AK}+\overrightarrow{EF}=\overrightarrow{AI} \).

Deuxième série
- 1) Dans le triangle EHG, L et J sont les milieux de [EH] et [HG] : d’après le théorème des milieux, \( \overrightarrow{LJ}=\frac{1}{2}\overrightarrow{EG} \). Comme \( \overrightarrow{EG}=\overrightarrow{AC} \) (ACGE est un rectangle), \( \overrightarrow{LJ}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AC} \). (Tout autre vecteur égal convient, mais c’est le seul qui relie deux points nommés.)
- 2) \( \overrightarrow{EA}+\overrightarrow{FE}+\overrightarrow{AI}=\overrightarrow{FE}+\overrightarrow{EA}+\overrightarrow{AI}=\overrightarrow{FI} \). Or \( \overrightarrow{FI}=\overrightarrow{LD} \) : en effet \( \overrightarrow{FI}=\overrightarrow{FB}+\overrightarrow{BI}=\overrightarrow{EA}+\frac{1}{2}\overrightarrow{AD} \) et \( \overrightarrow{LD}=\overrightarrow{LH}+\overrightarrow{HD}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{EA} \). Donc \( \overrightarrow{LD}=\overrightarrow{EA}+\overrightarrow{FE}+\overrightarrow{AI} \).
- 3) On regroupe : \( \overrightarrow{GJ}+\overrightarrow{JL}=\overrightarrow{GL} \), et \( \overrightarrow{GJ}=-\frac{1}{2}\overrightarrow{AB} \), \( \overrightarrow{JL}=-\frac{1}{2}\overrightarrow{AC}=-\frac{1}{2}\overrightarrow{AB}-\frac{1}{2}\overrightarrow{AD} \). Donc
\[ \overrightarrow{GJ}+3\overrightarrow{AK}+\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{JL}=-\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AB}+\tfrac{3}{2}\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{AB}-\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AB}-\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AD}=\overrightarrow{AD} \]
soit \( \overrightarrow{AD}=\overrightarrow{GJ}+3\overrightarrow{AK}+\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{JL} \).
Contrôle en coordonnées dans le repère \( (A\,;\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}) \) : \( K(0\,;\frac{1}{2}\,;0) \), \( I(1\,;\frac{1}{2}\,;0) \), \( J(\frac{1}{2}\,;1\,;1) \), \( L(0\,;\frac{1}{2}\,;1) \) ; par exemple \( \overrightarrow{KJ}(\frac{1}{2}\,;\frac{1}{2}\,;1) \) et \( \overrightarrow{AE}+\frac{1}{2}\overrightarrow{EG} \) a bien pour coordonnées \( (0+\frac{1}{2}\,;0+\frac{1}{2}\,;1+0) \).
Exercice 14 : Déterminer les coordonnées des points
Revoir l’énoncé de l’exercice 14

On calcule d’abord les vecteurs utiles à partir de \(A(-3\,;2\,;4)\), \(B(-1\,;1\,;0)\), \(C(2\,;-3\,;5)\) :
\[ \overrightarrow{BC}(3\,;-4\,;5),\qquad \overrightarrow{BA}(-2\,;1\,;4),\qquad \overrightarrow{CA}(-5\,;5\,;-1) \]
1) \( 2\overrightarrow{BC}-\overrightarrow{BA} \) a pour coordonnées \( (6+2\,;-8-1\,;10-4)=(8\,;-9\,;6) \). Si \(M(x\,;y\,;z)\), alors \( \overrightarrow{AM}(x+3\,;y-2\,;z-4) \), d’où \( x+3=8 \), \( y-2=-9 \), \( z-4=6 \) : \( M(5\,;-7\,;10) \).
2) \( 4\overrightarrow{CA}-3\overrightarrow{BC} \) a pour coordonnées \( (-20-9\,;20+12\,;-4-15)=(-29\,;32\,;-19) \). Si \(N(x\,;y\,;z)\), \( \overrightarrow{NB}(-1-x\,;1-y\,;-z) \), d’où \( -1-x=-29 \), \( 1-y=32 \), \( -z=-19 \) : \( N(28\,;-31\,;19) \).
3) On fait apparaître \(\overrightarrow{PA}\) partout avec la relation de Chasles :
\[ \begin{aligned} 2\overrightarrow{PA}-3\overrightarrow{PB}+\overrightarrow{PC} &= 2\overrightarrow{PA}-3\left(\overrightarrow{PA}+\overrightarrow{AB}\right)+\overrightarrow{PA}+\overrightarrow{AC} \\ &= 0\,\overrightarrow{PA}-3\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC} \end{aligned} \]
La somme des coefficients vaut \( 2-3+1=0 \) : le vecteur ne dépend pas de P. Or \( -3\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC} \) a pour coordonnées \( (-6+5\,;3-5\,;12+1)=(-1\,;-2\,;13) \), qui n’est pas le vecteur nul. Donc l’égalité \( 2\overrightarrow{PA}-3\overrightarrow{PB}+\overrightarrow{PC}=\vec 0 \) n’est vraie pour aucun point P.
Exercice 15 : Que peut-on dire des points A, B, C et D ? (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 15

1) Avec \(A(-4\,;2\,;3)\), \(B(1\,;5\,;2)\), \(C(0\,;5\,;4)\), \(D(-6\,;-1\,;-2)\) :
\[ \overrightarrow{AB}(5\,;3\,;-1),\qquad \overrightarrow{AC}(4\,;3\,;1),\qquad \overrightarrow{AD}(-2\,;-3\,;-5) \]
\( 2\overrightarrow{AB}-3\overrightarrow{AC} \) a pour coordonnées \( (10-12\,;6-9\,;-2-3)=(-2\,;-3\,;-5) \) : ce sont celles de \(\overrightarrow{AD}\). Donc \( \overrightarrow{AD}=2\overrightarrow{AB}-3\overrightarrow{AC} \).
2) \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\) ne sont pas colinéaires (la deuxième coordonnée est la même, 3, mais pas la première), donc A, B et C définissent un plan (ABC). L’égalité montre que \(\overrightarrow{AD}\) s’écrit comme combinaison linéaire de \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\) : les vecteurs \(\overrightarrow{AB}\), \(\overrightarrow{AC}\), \(\overrightarrow{AD}\) sont coplanaires, et D appartient au plan (ABC).
Exercice 16 : Montrer que des points définissent un plan
Revoir l’énoncé de l’exercice 16

\(A(0\,;3\,;-1)\), \(B(2\,;-2\,;0)\), \(C(4\,;1\,;5)\), \(D(2\,;21\,;12)\).
1) \( \overrightarrow{AB}(2\,;-5\,;1) \) et \( \overrightarrow{AC}(4\,;-2\,;6) \). S’ils étaient colinéaires, on aurait \( \overrightarrow{AC}=k\overrightarrow{AB} \) : la première coordonnée impose \( k=2 \), mais alors \( -5\times 2=-10\neq -2 \). Puis les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc A, B, C ne sont pas alignés et définissent un plan.
2) D appartient au plan (ABC) si et seulement s’il existe deux réels \(a\) et \(b\) tels que \( \overrightarrow{AD}=a\overrightarrow{AB}+b\overrightarrow{AC} \), avec \( \overrightarrow{AD}(2\,;18\,;13) \) :
\[ \begin{cases} 2a+4b=2 \\ -5a-2b=18 \\ a+6b=13 \end{cases} \]
La première équation donne \( a=1-2b \). De plus, dans la deuxième : \( -5+10b-2b=18 \), donc \( b=\frac{23}{8} \) et \( a=1-\frac{23}{4}=-\frac{19}{4} \). Puis dans la troisième : \( -\frac{19}{4}+6\times\frac{23}{8}=-\frac{19}{4}+\frac{69}{4}=\frac{50}{4}=12{,}5\neq 13 \). De plus, le système n’a pas de solution.
Exercice 17 : Calcul avec des coordonnées dans l'espace (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 17

\(A(1\,;-1\,;-1)\), \(B(5\,;0\,;-3)\), \(C(2\,;-2\,;-2)\), \(D(0\,;5\,;-2)\).
1) \( \overrightarrow{AB}(4\,;1\,;-2) \) et \( \overrightarrow{AC}(1\,;-1\,;-1) \). Si \( \overrightarrow{AB}=k\overrightarrow{AC} \), la première coordonnée donne \( k=4 \) et la deuxième \( k=-1 \) : impossible. Ensuite, les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc A, B et C définissent un plan.
2) On cherche \(a\) et \(b\) tels que \( \overrightarrow{AD}=a\overrightarrow{AB}+b\overrightarrow{AC} \), avec \( \overrightarrow{AD}(-1\,;6\,;-1) \) :
\[ \begin{cases} 4a+b=-1 \\ a-b=6 \\ -2a-b=-1 \end{cases} \]
En ajoutant les deux premières : \( 5a=5 \), donc \( a=1 \) puis \( b=a-6=-5 \). Troisième équation : \( -2\times 1-(-5)=3\neq -1 \). Par ailleurs, le système est impossible.
Exercice 18 : Démontrer à l'aide de coordonnées
Revoir l’énoncé de l’exercice 18

Attention : cet exercice reprend « l’énoncé de l’exercice 42 » d’un manuel, qui n’est pas reproduit sur la fiche : la définition exacte des points M (qui dépend de \(t\)) et I n’est donc pas connue. Puis on donne ici la méthode complète, à appliquer avec les données de ton énoncé de départ.
1) Coordonnées des points. Dans le repère \( (A\,;\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}) \) d’une figure ABCDEFGH (cube ou pavé), on lit les coordonnées en décomposant chaque \(\overrightarrow{AX}\) sur les trois vecteurs de base :
- \( A(0\,;0\,;0) \), \( B(1\,;0\,;0) \), \( D(0\,;1\,;0) \), \( E(0\,;0\,;1) \) ;
- \( C(1\,;1\,;0) \) car \( \overrightarrow{AC}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AD} \), \( F(1\,;0\,;1) \), \( H(0\,;1\,;1) \) et \( G(1\,;1\,;1) \) car \( \overrightarrow{AG}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{AE} \) ;
- un milieu a pour coordonnées la moyenne des coordonnées des extrémités (par exemple le milieu de [BF] est \( (1\,;0\,;\frac{1}{2}) \)) ;
- si M est défini par une égalité du type \( \overrightarrow{PM}=t\,\overrightarrow{PQ} \), alors \( x_M=x_P+t(x_Q-x_P) \), et de même pour \(y\) et \(z\) : les coordonnées de M sont des expressions du premier degré en \(t\).
2) Alignement. D, M et I sont alignés si et seulement si \( \overrightarrow{DM} \) et \( \overrightarrow{DI} \) sont colinéaires, c’est-à-dire s’il existe un réel \(k\) tel que \( \overrightarrow{DM}=k\,\overrightarrow{DI} \) (I étant distinct de D).
- On écrit les coordonnées de \( \overrightarrow{DM} \) (en fonction de \(t\)) et de \( \overrightarrow{DI} \) (nombres).
- On écrit le système de trois équations \( x_{\overrightarrow{DM}}=k\,x_{\overrightarrow{DI}} \), etc., d’inconnues \(k\) et \(t\).
- Deux équations donnent \(k\) et \(t\) ; on vérifie que la troisième est satisfaite. On doit trouver une unique solution, avec \( t=\frac{4}{5} \).
Le raisonnement par équivalences (« il existe \(k\) tel que… » équivaut à « \( t=\frac{4}{5} \) ») prouve à la fois le sens direct et la réciproque, ce qu’exige le « si et seulement si ».
Exercice 19 : Écrire une représentation paramétrique de la droite (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 19

La droite (AB) passe par \(A(-3\,;2\,;4)\) et a pour vecteur directeur
\[ \overrightarrow{AB}\,(-1-(-3)\,;1-2\,;0-4)=(2\,;-1\,;-4) \]
Un point \(M(x\,;y\,;z)\) est sur (AB) si et seulement s’il existe un réel \(t\) tel que \( \overrightarrow{AM}=t\,\overrightarrow{AB} \), ce qui donne :
\[ \begin{cases} x=-3+2t \\ y=2-t \\ z=4-4t \end{cases}\quad t\in\mathbb{R} \]
Contrôle : \(t=0\) donne A et \(t=1\) donne \( (-1\,;1\,;0) \), c’est-à-dire B.
Exercice 20 : Donner un vecteur directeur et une représentation paramétrique
Revoir l’énoncé de l’exercice 20

1) Les coefficients de \(t\) donnent un vecteur directeur, les termes constants un point (pour \(t=0\)) : \( \vec u(-4\,;1\,;-1) \) dirige \(\Delta\) et \( A(1\,;3\,;1) \) est un point de \(\Delta\).
2) On cherche \(t\) tel que \( 1-4t=-3 \), \( 3+t=4 \), \( 1-t=1 \). Ensuite, les deux premières équations donnent \( t=1 \), la troisième \( t=0 \) : contradiction. M n’appartient pas à \(\Delta\).
3) On donne des valeurs à \(t\) :
- \( t=0 \) : \( (1\,;3\,;1) \) ;
- \( t=1 \) : \( (-3\,;4\,;0) \) ;
- \( t=-1 \) : \( (5\,;2\,;2) \).
4) On change de point et de vecteur directeur (tout vecteur colinéaire non nul convient). Avec le point \( B(-3\,;4\,;0) \) et le vecteur \( -\vec u(4\,;-1\,;1) \) :
\[ \begin{cases} x=-3+4k \\ y=4-k \\ z=k \end{cases}\quad k\in\mathbb{R} \]
Corrigé des exercices 21 à 29 sur les vecteurs de l'espace en terminale
Exercice 21 : Donner les coordonnées de trois points
Revoir l’énoncé de l’exercice 21

1) On écrit \( x=-2+1\,t \), \( y=4+0\,t \), \( z=-1+2t \) : \( \vec u(1\,;0\,;2) \) est un vecteur directeur et \( A(-2\,;4\,;-1) \) un point de \(\Delta\).
2) \( t-2=-3 \) donne \( t=-1 \) ; alors \( y=4 \) (vrai) et \( z=2\times(-1)-1=-3 \) (vrai). M appartient à \(\Delta\), pour \( t=-1 \).
3) \( t=0 \) : \( (-2\,;4\,;-1) \) ; \( t=1 \) : \( (-1\,;4\,;1) \) ; \( t=2 \) : \( (0\,;4\,;3) \).
4) Avec le point \( (0\,;4\,;3) \) et le vecteur \( 2\vec u(2\,;0\,;4) \) :
\[ \begin{cases} x=2k \\ y=4 \\ z=3+4k \end{cases}\quad k\in\mathbb{R} \]
Remarque : \(y\) reste égal à 4, la droite est contenue dans le plan d’équation \( y=4 \).
Exercice 22 : Donner une représentation paramétrique de chacun des objets
Revoir l’énoncé de l’exercice 22

\(A(-4\,;1\,;2)\) et \(B(-1\,;2\,;5)\), donc \( \overrightarrow{AB}(3\,;1\,;3) \). Puis le point M de paramètre \(t\) est défini par \( \overrightarrow{AM}=t\,\overrightarrow{AB} \) : \(t=0\) donne A, \(t=1\) donne B. Seul l’ensemble des valeurs de \(t\) change.
1) La droite (AB) : \(t\) décrit tout \(\mathbb{R}\).
\[ \begin{cases} x=-4+3t \\ y=1+t \\ z=2+3t \end{cases}\quad t\in\mathbb{R} \]
2) Le segment [AB] : on va de A (\(t=0\)) à B (\(t=1\)) : même système avec \( t\in[0\,;1] \).
3) La demi-droite [AB) : on part de A dans le sens de B : même système avec \( t\in[0\,;+\infty[ \).
Exercice 23 : Donner les coordonnées d'un couple de vecteurs directeurs
Revoir l’énoncé de l’exercice 23

1) On écrit \( x=3-1\,t+5t^{\prime} \), \( y=1+0\,t+1\,t^{\prime} \), \( z=0-5t+3t^{\prime} \). De plus, un couple de vecteurs directeurs : \( \vec u(-1\,;0\,;-5) \) et \( \vec v(5\,;1\,;3) \) (non colinéaires) ; un point : \( A(3\,;1\,;0) \).
2) On cherche \(t\) et \(t^{\prime}\) tels que \( 3-t+5t^{\prime}=6 \), \( 1+t^{\prime}=2 \), \( -5t+3t^{\prime}=-6 \). Ensuite, la deuxième équation donne \( t^{\prime}=1 \), la première \( 3-t+5=6 \), donc \( t=2 \). Troisième équation : \( -10+3=-7\neq -6 \). M n’appartient pas à \(\wp\).
3) \( (t\,;t^{\prime})=(0\,;0) \) : \( (3\,;1\,;0) \) ; \( (1\,;0) \) : \( (2\,;1\,;-5) \) ; \( (0\,;1) \) : \( (8\,;2\,;3) \).
4) On peut prendre un autre point de \(\wp\), par exemple \( B(2\,;1\,;-5) \), et deux autres vecteurs directeurs non colinéaires formés à partir de \(\vec u\) et \(\vec v\) : \( -\vec u(1\,;0\,;5) \) et \( \vec u+\vec v(4\,;1\,;-2) \). Par ailleurs, ils engendrent les mêmes combinaisons que \(\vec u\) et \(\vec v\), donc le même plan :
\[ \begin{cases} x=2+s+4s^{\prime} \\ y=1+s^{\prime} \\ z=-5+5s-2s^{\prime} \end{cases}\quad s\in\mathbb{R},\ s^{\prime}\in\mathbb{R} \]
Exercice 24 : ABCDEFGH est un parallélépipède rectangle (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 24

![Figure de l'exercice 24 : parallélépipède rectangle ABCDEFGH avec I milieu de l'arête [FG] et J milieu de l'arête [CD], marqués en rouge – corrigé vecteurs espace](https://maths-pdf.fr/wp-content/uploads/corriges/7131/ex24.webp)
Dans un parallélépipède rectangle, les faces opposées sont des rectangles superposables : \( \overrightarrow{AB}=\overrightarrow{DC}=\overrightarrow{EF}=\overrightarrow{HG} \), \( \overrightarrow{AD}=\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{EH}=\overrightarrow{FG} \) et \( \overrightarrow{AE}=\overrightarrow{BF}=\overrightarrow{CG}=\overrightarrow{DH} \).
a) Par Chasles, \( \overrightarrow{EF}+\overrightarrow{FH}=\overrightarrow{EH} \), et \( \overrightarrow{EH}=\overrightarrow{AD} \) (ADHE est un rectangle). L’égalité est vraie.
b) \( \overrightarrow{DG}+\overrightarrow{ED}=\overrightarrow{ED}+\overrightarrow{DG}=\overrightarrow{EG} \). Or ACGE est un rectangle (\( \overrightarrow{AE}=\overrightarrow{CG} \)), donc \( \overrightarrow{EG}=\overrightarrow{AC} \). L’égalité est vraie.
c) I est le milieu de [FG], donc \( \overrightarrow{FI}=\frac{1}{2}\overrightarrow{FG}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AD} \). Puis le vecteur \( -\frac{1}{2}\overrightarrow{AD} \) est de sens contraire. L’égalité est fausse (la bonne égalité est \( \overrightarrow{FI}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AD} \)).
d) J est le milieu de [CD], donc \( \overrightarrow{JC}=\frac{1}{2}\overrightarrow{DC}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AB} \) et \( -2\overrightarrow{JC}=-\overrightarrow{AB}=\overrightarrow{BA} \). Or \( \overrightarrow{FE}=\overrightarrow{BA} \) (ABFE est un rectangle). L’égalité est vraie.
Exercice 25 : Construire des points définis par des égalités vectorielles
Revoir l’énoncé de l’exercice 25


Dans le cube, \( \overrightarrow{CG}=\overrightarrow{BF}=\overrightarrow{AE} \), \( \overrightarrow{HD}=-\overrightarrow{AE} \), \( \overrightarrow{AD}=\overrightarrow{BC} \) et \( \overrightarrow{CD}=\overrightarrow{BA} \). Ensuite, on simplifie chaque égalité pour lire la position du point.
a) \( \overrightarrow{AP}=\overrightarrow{AB}+\frac{1}{2}\overrightarrow{BF} \), donc \( \overrightarrow{BP}=\overrightarrow{AP}-\overrightarrow{AB}=\frac{1}{2}\overrightarrow{BF} \) : P est le milieu de l’arête [BF].
b) \( \overrightarrow{CG}+\frac{1}{3}\overrightarrow{HD}=\overrightarrow{CG}-\frac{1}{3}\overrightarrow{CG}=\frac{2}{3}\overrightarrow{CG} \), donc \( \overrightarrow{BQ}=\overrightarrow{BC}+\frac{2}{3}\overrightarrow{CG} \), soit \( \overrightarrow{CQ}=\frac{2}{3}\overrightarrow{CG} \) : Q est sur l’arête [CG], aux deux tiers en partant de C.
c) \( \overrightarrow{BR}=\overrightarrow{BA}+\frac{1}{2}\overrightarrow{BA}=\frac{3}{2}\overrightarrow{BA} \), donc \( \overrightarrow{AR}=\overrightarrow{BR}-\overrightarrow{BA}=\frac{1}{2}\overrightarrow{BA} \) : R est sur la droite (AB), au-delà de A, avec AR = AB/2.
d) \( \overrightarrow{DB}-\frac{1}{2}\overrightarrow{DA}=\overrightarrow{DB}+\frac{1}{2}\overrightarrow{AD}=\overrightarrow{DB}+\frac{1}{2}\overrightarrow{BC} \). Donc \( \overrightarrow{HS}=\overrightarrow{DB}+\frac{1}{2}\overrightarrow{BC} \). Comme \( \overrightarrow{HF}=\overrightarrow{DB} \) (BDHF est un rectangle), \( \overrightarrow{HS}=\overrightarrow{HF}+\frac{1}{2}\overrightarrow{FG} \), soit \( \overrightarrow{FS}=\frac{1}{2}\overrightarrow{FG} \) : S est le milieu de l’arête [FG].
![Correction de l'exercice 25 : sur le cube, P au milieu de [BF], Q aux deux tiers de [CG] depuis C, S au milieu de [FG], et R sur le prolongement de [BA] au-delà de A, placés en rouge](https://maths-pdf.fr/wp-content/uploads/corriges/7131/ex25-r.webp)
Contrôle en coordonnées dans \( (A\,;\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}) \) : \( P(1\,;0\,;\frac{1}{2}) \), \( Q(1\,;1\,;\frac{2}{3}) \), \( R(-\frac{1}{2}\,;0\,;0) \), \( S(1\,;\frac{1}{2}\,;1) \).
Exercice 26 : SABCD est une pyramide de base le parallélogramme ABCD (corrigé vecteurs espace)
Revoir l’énoncé de l’exercice 26

![Figure de l'exercice 26 : pyramide SABCD de sommet S et de base le parallélogramme ABCD, K milieu de l'arête [SC] codé en rouge](https://maths-pdf.fr/wp-content/uploads/corriges/7131/ex26.webp)
On part de A et on rejoint K en passant par C, avec la relation de Chasles :
\[ \overrightarrow{AK}=\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{CK} \]
- ABCD est un parallélogramme, donc \( \overrightarrow{AC}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AD} \) (règle du parallélogramme).
- K est le milieu de [SC], donc \( \overrightarrow{CK}=\frac{1}{2}\overrightarrow{CS}=-\frac{1}{2}\overrightarrow{SC} \).
\[ \overrightarrow{AK}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AD}-\frac{1}{2}\overrightarrow{SC} \]
Vérification par un autre chemin : K milieu de [SC] donne \( \overrightarrow{AK}=\frac{1}{2}\left(\overrightarrow{AS}+\overrightarrow{AC}\right) \) avec \( \overrightarrow{AS}=\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{CS}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AD}-\overrightarrow{SC} \) ; on retrouve \( \frac{1}{2}\left(2\overrightarrow{AB}+2\overrightarrow{AD}-\overrightarrow{SC}\right) \), le même résultat.
Exercice 27 : Démontrer que la droite d est parallèle au plan P
Revoir l’énoncé de l’exercice 27

\(\vec u(1\,;0\,;1)\), \(\vec v(0\,;3\,;5)\), \(\vec w(1\,;3\,;6)\), \(\vec t(2\,;-3\,;-3)\). Puis les vecteurs \(\vec u\) et \(\vec v\) ne sont pas colinéaires (la première coordonnée de \(\vec v\) est nulle, pas celle de \(\vec u\)).
a) \( \vec u+\vec v \) a pour coordonnées \( (1+0\,;0+3\,;1+5)=(1\,;3\,;6) \) : \( \vec w=\vec u+\vec v \). De plus, le vecteur directeur de \(d\) est une combinaison linéaire des vecteurs directeurs de \(\mathscr{P}\) : \(\vec w\), \(\vec u\), \(\vec v\) sont coplanaires, donc la droite \(d\) est parallèle au plan \(\mathscr{P}\).
b) Cherchons si \(\vec t\) est aussi combinaison de \(\vec u\) et \(\vec v\) : \( \vec t=a\vec u+b\vec v \) donne \( a=2 \), \( 3b=-3 \) donc \( b=-1 \), et la troisième coordonnée vaut \( a+5b=2-5=-3 \) : c’est bien celle de \(\vec t\). Donc \( \vec t=2\vec u-\vec v \).
Les vecteurs directeurs \(\vec w\) et \(\vec t\) de \(\mathscr{Q}\) (non colinéaires) sont tous deux des combinaisons de \(\vec u\) et \(\vec v\) : les plans \(\mathscr{P}\) et \(\mathscr{Q}\) ont la même direction, ils sont parallèles.
Sont-ils confondus ? Ensuite, on teste si \(B\in\mathscr{P}\) : \( \overrightarrow{AB}(-1\,;4\,;-6)=a\vec u+b\vec v \) donne \( a=-1 \), \( 3b=4 \) donc \( b=\frac{4}{3} \), et la troisième coordonnée serait \( a+5b=-1+\frac{20}{3}=\frac{17}{3}\neq -6 \). Donc \( B\notin\mathscr{P} \).
Exercice 28 : Coordonnées de points et position relative d'une droite
Revoir l’énoncé de l’exercice 28

\(\mathscr{P}\) passe par \(A(2\,;-1\,;-3)\) et est dirigé par \(\vec u(2\,;1\,;0)\) et \(\vec v(-1\,;4\,;5)\), non colinéaires. Par ailleurs, un point M est dans \(\mathscr{P}\) si et seulement si \( \overrightarrow{AM}=a\vec u+b\vec v \) pour deux réels \(a\), \(b\).
1. a) \( \overrightarrow{AB}(-4\,;7\,;10) \). Puis le système \( 2a-b=-4 \), \( a+4b=7 \), \( 5b=10 \) donne \( b=2 \), puis \( 2a=-2 \), \( a=-1 \) ; la deuxième équation est vérifiée : \( -1+8=7 \). Donc \( \overrightarrow{AB}=-\vec u+2\vec v \) : B appartient au plan \(\mathscr{P}\).
b) B est le milieu de [AM], donc \( \overrightarrow{AM}=2\overrightarrow{AB}=-2\vec u+4\vec v \) : c’est une combinaison linéaire de \(\vec u\) et \(\vec v\), donc M appartient à \(\mathscr{P}\). (Coordonnées : \( M=A+2\overrightarrow{AB} \), soit \( M(-6\,;13\,;17) \).)
2. a) \( \overrightarrow{AC}(10\,;-7\,;-8) \). Ensuite, le système \( 2a-b=10 \), \( a+4b=-7 \), \( 5b=-8 \) donne \( b=-\frac{8}{5} \), puis \( 2a=10-\frac{8}{5}=\frac{42}{5} \), \( a=\frac{21}{5} \). Deuxième équation : \( \frac{21}{5}-\frac{32}{5}=-\frac{11}{5}\neq -7 \). C n’appartient pas à \(\mathscr{P}\).
b) La droite (MC) contient le point M, qui est dans \(\mathscr{P}\), et le point C, qui n’y est pas. Puis elle n’est donc ni contenue dans \(\mathscr{P}\) (C n’y est pas), ni strictement parallèle à \(\mathscr{P}\) (elle a le point M en commun). De plus, la droite (MC) est sécante au plan \(\mathscr{P}\), et leur point d’intersection est M.
Exercice 29 : Décomposer des vecteurs avec un tétraèdre
Revoir l’énoncé de l’exercice 29

![Figure de l'exercice 29 : tétraèdre ABCD avec les milieux I, J, K, L, M, N de ses arêtes et les segments [IJ], [KL], [MN] en pointillés rouges qui se coupent en E](https://maths-pdf.fr/wp-content/uploads/corriges/7131/ex29.webp)
1. On exprime le milieu de chaque segment à partir de A. Rappel : si P est le milieu de [XY], \( \overrightarrow{AP}=\frac{1}{2}\left(\overrightarrow{AX}+\overrightarrow{AY}\right) \).
- \( \overrightarrow{AI}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AB} \) et \( \overrightarrow{AJ}=\frac{1}{2}\left(\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\right) \). Le milieu \(E_1\) de [IJ] vérifie \( \overrightarrow{AE_1}=\frac{1}{2}\left(\overrightarrow{AI}+\overrightarrow{AJ}\right)=\frac{1}{4}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\right) \).
- \( \overrightarrow{AK}=\frac{1}{2}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}\right) \) et \( \overrightarrow{AL}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AD} \). Le milieu \(E_2\) de [KL] vérifie \( \overrightarrow{AE_2}=\frac{1}{4}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\right) \).
- \( \overrightarrow{AM}=\frac{1}{2}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AD}\right) \) et \( \overrightarrow{AN}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AC} \). Le milieu \(E_3\) de [MN] vérifie \( \overrightarrow{AE_3}=\frac{1}{4}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\right) \).
Les trois vecteurs sont égaux, donc \( E_1=E_2=E_3 \) : [IJ], [KL] et [MN] ont le même milieu E, avec \( \overrightarrow{AE}=\frac{1}{4}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\right) \).
2. I est le milieu de [AB] : \( \overrightarrow{EA}+\overrightarrow{EB}=2\overrightarrow{EI} \). J est le milieu de [CD] : \( \overrightarrow{EC}+\overrightarrow{ED}=2\overrightarrow{EJ} \). Donc
\[ \overrightarrow{EA}+\overrightarrow{EB}+\overrightarrow{EC}+\overrightarrow{ED}=2\left(\overrightarrow{EI}+\overrightarrow{EJ}\right)=\vec 0 \]
car E est le milieu de [IJ]. (E est l’isobarycentre, ou centre de gravité, du tétraèdre.)
3. D’après la question 1, \( E\left(\frac{1}{4}\,;\frac{1}{4}\,;\frac{1}{4}\right) \) dans le repère \( (A\,;\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC},\overrightarrow{AD}) \).
4. a) On utilise \( \overrightarrow{EX}=\overrightarrow{AX}-\overrightarrow{AE} \) :
\[ \begin{aligned} \overrightarrow{EI} &= \tfrac{1}{2}\overrightarrow{AB}-\tfrac{1}{4}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\right)=\tfrac{1}{4}\overrightarrow{AB}-\tfrac{1}{4}\overrightarrow{AC}-\tfrac{1}{4}\overrightarrow{AD} \\ \overrightarrow{EK} &= \tfrac{1}{2}\overrightarrow{AB}+\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AC}-\tfrac{1}{4}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\right)=\tfrac{1}{4}\overrightarrow{AB}+\tfrac{1}{4}\overrightarrow{AC}-\tfrac{1}{4}\overrightarrow{AD} \\ \overrightarrow{EM} &= \tfrac{1}{2}\overrightarrow{AB}+\tfrac{1}{2}\overrightarrow{AD}-\tfrac{1}{4}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\right)=\tfrac{1}{4}\overrightarrow{AB}-\tfrac{1}{4}\overrightarrow{AC}+\tfrac{1}{4}\overrightarrow{AD} \end{aligned} \]
b) Il suffit de montrer que \(\overrightarrow{EI}\), \(\overrightarrow{EK}\), \(\overrightarrow{EM}\) ne sont pas coplanaires, c’est-à-dire que \( a\overrightarrow{EI}+b\overrightarrow{EK}+c\overrightarrow{EM}=\vec 0 \) impose \( a=b=c=0 \). Comme \((\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC},\overrightarrow{AD})\) est une base, on identifie les coefficients (après multiplication par 4) :
\[ \begin{cases} a+b+c=0 \quad (\overrightarrow{AB}) \\ -a+b-c=0 \quad (\overrightarrow{AC}) \\ -a-b+c=0 \quad (\overrightarrow{AD}) \end{cases} \]
En ajoutant la 1re et la 2e ligne : \( 2b=0 \) ; la 1re et la 3e : \( 2c=0 \) ; puis \( a=0 \). Ensuite, les trois vecteurs ne sont pas coplanaires : \( (E\,;\overrightarrow{EI},\overrightarrow{EK},\overrightarrow{EM}) \) est un repère de l’espace.
5. On exprime d’abord \(\overrightarrow{AB}\), \(\overrightarrow{AC}\), \(\overrightarrow{AD}\) dans la nouvelle base, en ajoutant les décompositions deux à deux :
- \( \overrightarrow{EK}+\overrightarrow{EM}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AB} \), donc \( \overrightarrow{AB}=2\overrightarrow{EK}+2\overrightarrow{EM} \) ;
- \( \overrightarrow{EI}+\overrightarrow{EM}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AB}-\frac{1}{2}\overrightarrow{AC} \), donc \( \overrightarrow{AC}=\overrightarrow{AB}-2\overrightarrow{EI}-2\overrightarrow{EM}=-2\overrightarrow{EI}+2\overrightarrow{EK} \) ;
- \( \overrightarrow{EI}+\overrightarrow{EK}=\frac{1}{2}\overrightarrow{AB}-\frac{1}{2}\overrightarrow{AD} \), donc \( \overrightarrow{AD}=\overrightarrow{AB}-2\overrightarrow{EI}-2\overrightarrow{EK}=-2\overrightarrow{EI}+2\overrightarrow{EM} \).
Alors \( \overrightarrow{EA}=-\frac{1}{4}\left(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\right)=-\frac{1}{4}\left(-4\overrightarrow{EI}+4\overrightarrow{EK}+4\overrightarrow{EM}\right)=\overrightarrow{EI}-\overrightarrow{EK}-\overrightarrow{EM} \), puis, avec \( \overrightarrow{EX}=\overrightarrow{EA}+\overrightarrow{AX} \) :
\[ \begin{aligned} \overrightarrow{EB} &= \overrightarrow{EI}-\overrightarrow{EK}-\overrightarrow{EM}+2\overrightarrow{EK}+2\overrightarrow{EM}=\overrightarrow{EI}+\overrightarrow{EK}+\overrightarrow{EM} \\ \overrightarrow{EC} &= \overrightarrow{EI}-\overrightarrow{EK}-\overrightarrow{EM}-2\overrightarrow{EI}+2\overrightarrow{EK}=-\overrightarrow{EI}+\overrightarrow{EK}-\overrightarrow{EM} \\ \overrightarrow{ED} &= \overrightarrow{EI}-\overrightarrow{EK}-\overrightarrow{EM}-2\overrightarrow{EI}+2\overrightarrow{EM}=-\overrightarrow{EI}-\overrightarrow{EK}+\overrightarrow{EM} \end{aligned} \]
Contrôles : la somme des quatre vecteurs est bien nulle (question 2), et le milieu de [AB] a pour coordonnées \( (1\,;0\,;0) \), ce qui est bien I.
La méthode à retenir sur les vecteurs de l'espace
- Chasles : on intercale un point bien choisi (souvent un milieu) pour faire apparaître des vecteurs opposés.
- Si \(I\) est le milieu de \([AB]\), pour tout point \(M\) : \(\overrightarrow{MA}+\overrightarrow{MB}=2\overrightarrow{MI}\).
- Une droite est orthogonale à un plan dès qu’elle est orthogonale à deux droites sécantes de ce plan ; elle est alors orthogonale à toutes ses droites.
- Appartenance à une droite paramétrée : trouver \(t\) avec une coordonnée, puis vérifier les deux autres.
- Distance minimale : écrire la distance au carré comme un trinôme en \(t\), minimal en \(t=-\frac{b}{2a}\).
- Position de deux droites : comparer les vecteurs directeurs, puis résoudre le système (solution unique : sécantes ; aucune : parallèles strictes ou non coplanaires).
Les erreurs fréquentes
- Vérifier une seule coordonnée pour conclure qu’un point est sur une droite.
- Utiliser le même nom de paramètre pour deux droites différentes lors de la recherche d’intersection.
- Conclure « parallèles » dès que le système n’a pas de solution, sans regarder les vecteurs directeurs : ce peut être des droites non coplanaires.
- Oublier que des droites orthogonales ne sont pas forcément sécantes dans l’espace.
Questions fréquentes
Quelle différence entre perpendiculaires et orthogonales ?
Deux droites perpendiculaires sont orthogonales et sécantes. Deux droites orthogonales peuvent ne pas se couper : il suffit que leurs parallèles menées par un même point soient perpendiculaires, comme \((BC)\) et \((AD)\) dans le tétraèdre régulier.
Une représentation paramétrique est-elle unique ?
Non. Par ailleurs, on peut choisir n’importe quel point de la droite et n’importe quel vecteur directeur non nul. Deux représentations différentes décrivent la même droite si leurs vecteurs directeurs sont colinéaires et si un point de l’une vérifie l’autre.
Pourquoi minimiser AM² plutôt que AM ?
\(AM^2\) est un polynôme, plus simple à étudier, alors que \(AM\) contient une racine carrée. Comme la fonction racine carrée est croissante sur \([0\,;\,+\infty[\), les deux atteignent leur minimum pour la même valeur de \(t\).
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Corrigé vecteurs espace : la bonne méthode
Avant tout, rédige ta propre réponse sur un brouillon. Puis contrôle tes calculs avant de passer à la suite. De cette façon, tu comprends d’où vient chaque erreur. De plus, un travail régulier sur corrigé vecteurs espace vaut mieux qu’une longue séance.
Par exemple, refais un exercice raté deux jours plus tard. Enfin, pour aller plus loin, l’article Vecteur de Wikipédia présente la notion autrement. Également, tu peux continuer avec corrigé des 32 exercices sur les intégrales en terminale : solutions détaillées.
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