Probabilités en 3ème : corrigé détaillé des exercices 1 à 10

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Ce corrigé exercices probabilités 3ème détaille les dix premiers énoncés de la fiche. On y retrouve toutes les situations classiques du brevet : une roue de loterie, une urne de boules lettrées, un digicode, un lancer de deux dés simulé au tableur, des programmes Scratch qui tirent un nombre au hasard, et trois expériences à deux ou trois épreuves décrites par un arbre des possibles (coloriage d’une maison, pièce puis boule, fèves des galettes). Les notions travaillées sont l’issue, l’équiprobabilité, la probabilité d’un événement, l’événement contraire, les événements incompatibles et la différence entre fréquence observée et probabilité.

Chaque réponse commence par compter les issues possibles, puis les issues favorables. Les arbres et les roues sont redessinés, avec les issues utiles mises en évidence. Fais chaque exercice de ton côté, puis compare ta solution : vérifie surtout que tu as bien justifié l’équiprobabilité avant de diviser.

Les énoncés se trouvent sur la fiche Probabilités : exercices de maths en 3ème corrigés en PDF. (24 exercices au total). Cherchez d’abord chaque exercice au brouillon, puis comparez avec la correction.

Corrigé des exercices 1 à 10 sur les probabilités en 3ème

Exercice 1 : Les probabilités

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Énoncé de l'exercice 1 sur les probabilités en 3ème : Les probabilités

La roue compte 8 secteurs de même probabilité \( \dfrac{1}{8} \) : 4 blancs, 3 noirs et 1 gris.

Blanc : 4 secteurs → perdre 2 € : 4/8 = 1/2Noir : 3 secteurs → gagner 1 € : 3/8Gris : 1 secteur → gagner 2 € : 1/8Gagner : 3/8 + 1/8 = 4/8 = 1/2
Chaque secteur a une probabilité 1/8 d’être désigné

1) a. On gagne 2 € avec le secteur gris : \( P = \dfrac{1}{8} \).

b. On gagne 1 € avec un secteur noir : \( P = \dfrac{3}{8} \).

c. On perd 2 € avec un secteur blanc : \( P = \dfrac{4}{8} = \dfrac{1}{2} \).

2) On gagne (1 € ou 2 €) avec \( \dfrac{3}{8} + \dfrac{1}{8} = \dfrac{4}{8} = \dfrac{1}{2} \), et on perd avec \( \dfrac{1}{2} \). Il y a autant de chances de gagner que de perdre.

Réponse : \( \dfrac{1}{8} \) ; \( \dfrac{3}{8} \) ; \( \dfrac{1}{2} \). Oui, gagner et perdre ont chacun une probabilité de \( \dfrac{1}{2} \).

Exercice 2 : Probabilités dans une urne

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Énoncé de l'exercice 2 sur les probabilités en 3ème : Probabilités dans une urne

L’urne contient 10 boules : 6 blanches (A, B, C, E, H, J) et 4 noires (D, F, G, I). Les voyelles sont A, E et I.

1) a. Les issues sont les 10 lettres A, B, C, D, E, F, G, H, I, J.

b. Non : chaque lettre n’apparaît qu’une fois et les boules sont indiscernables au toucher.

c. Oui, c’est une situation d’équiprobabilité.

d. i. \( P(C) = \dfrac{1}{10} \) ; ii. \( P(J) = \dfrac{1}{10} \) ; iii. \( P(\text{voyelle}) = \dfrac{3}{10} \).

2) a. Les issues sont « blanche » et « noire ».

b. Oui : « blanche », car il y a 6 boules blanches contre 4 noires.

c. Non, les deux issues n’ont pas la même probabilité.

d. i. \( P(\text{blanche}) = \dfrac{6}{10} = \dfrac{3}{5} \) ; ii. \( P(\text{noire}) = \dfrac{4}{10} = \dfrac{2}{5} \).

3) a. Chaque boule correspond à un couple (couleur, lettre) différent : il y a 10 issues équiprobables, c’est une situation d’équiprobabilité.

b.

  • i. Blanche : \( \dfrac{6}{10} = \dfrac{3}{5} \).
  • ii. Avec une voyelle : \( \dfrac{3}{10} \).
  • iii. Blanche avec une voyelle : A et E, \( \dfrac{2}{10} = \dfrac{1}{5} \).
  • iv. Blanche ou avec une voyelle : les 6 blanches et la noire I, soit \( \dfrac{7}{10} \).
Réponse : 1) \( \dfrac{1}{10} \), \( \dfrac{1}{10} \), \( \dfrac{3}{10} \) ; 2) \( \dfrac{3}{5} \) et \( \dfrac{2}{5} \) ; 3) \( \dfrac{3}{5} \), \( \dfrac{3}{10} \), \( \dfrac{1}{5} \), \( \dfrac{7}{10} \).

Exercice 3 : Prendre en compte des informations

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Énoncé de l'exercice 3 sur les probabilités en 3ème : Prendre en compte des informations

1. Une lettre parmi 3 suivie d’un chiffre parmi 3 : \( 3 \times 3 = 9 \) codes.

1 2 3
A A1 A2 A3
B B1 B2 B3
C C1 C2 C3

2. a. Un seul code est le bon parmi 9 : \( P = \dfrac{1}{9} \).

b. La lettre n’est pas A et le chiffre n’est pas 1. Il reste les codes B2, B3, C2, C3 : \( P = \dfrac{1}{4} \).

c. Si au deuxième essai elle ne se trompe que de lettre, le chiffre est le bon. Pour la lettre, elle a déjà éliminé A (premier essai) et la lettre du deuxième essai : il ne reste qu’une seule lettre possible. Le troisième essai est donc forcément le bon.

Réponse : 9 codes ; \( \dfrac{1}{9} \) ; \( \dfrac{1}{4} \) au deuxième essai ; au troisième essai, il ne reste qu’un code possible.

Exercice 4 : Comparer une fréquence et une probabilité

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Énoncé de l'exercice 4 sur les probabilités en 3ème : Comparer une fréquence et une probabilité

a. Le bâton de la somme 7 atteint 170 lancers. Fréquence : \( \dfrac{170}{1\,000} = 0{,}17 = 17\,\% \).

b. Tableau des 36 issues équiprobables (dé 1 en ligne, dé 2 en colonne) ; les sommes égales à 7 sont en gras :

+ 1 2 3 4 5 6
1 2 3 4 5 6 7
2 3 4 5 6 7 8
3 4 5 6 7 8 9
4 5 6 7 8 9 10
5 6 7 8 9 10 11
6 7 8 9 10 11 12

Il y a 6 cas favorables sur 36 : \( P(7) = \dfrac{6}{36} = \dfrac{1}{6} \approx 0{,}167 \), soit environ 16,7 %.

La fréquence observée (17 %) est très proche de la probabilité (16,7 %) : sur un grand nombre de lancers, la fréquence se rapproche de la probabilité.

Réponse : 170 lancers, fréquence 17 % ; probabilité \( \dfrac{1}{6} \approx 16{,}7\,\% \), très proche de la fréquence observée.

Exercice 5 : Comprendre un programme

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Énoncé de l'exercice 5 sur les probabilités en 3ème : Comprendre un programme

a. Le lutin dit 1 si \( n \lt 9 \), et 0 sinon.

  • \( n = 2 \) : \( 2 \lt 9 \), il dit 1.
  • \( n = 10 \) : il dit 0.
  • \( n = 3 \) : il dit 1.
  • \( n = 9 \) : \( 9 \lt 9 \) est faux, il dit 0.
  • \( n = 15 \) : il dit 0.

b. Les issues sont 0 et 1. \( n \) est choisi au hasard parmi les 15 entiers de 1 à 15 (équiprobabilité). Le lutin dit 1 pour \( n \) de 1 à 8, soit 8 valeurs, et 0 pour \( n \) de 9 à 15, soit 7 valeurs.

\[ P(1) = \frac{8}{15} \qquad P(0) = \frac{7}{15} \]

Réponse : 1 ; 0 ; 1 ; 0 ; 0. Issues 0 et 1, avec \( P(1) = \dfrac{8}{15} \) et \( P(0) = \dfrac{7}{15} \).

Exercice 6 : Appliquer un programme

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Énoncé de l'exercice 6 sur les probabilités en 3ème : Appliquer un programme

\( A = 5 + n \) et \( B = 2n \). L’événement « \( A = B \) » se produit quand \( 5 + n = 2n \), c’est-à-dire \( n = 5 \).

\( n \) est choisi au hasard parmi les 10 entiers de 1 à 10 ; une seule valeur convient. Vérification : pour \( n = 5 \), \( A = 10 \) et \( B = 10 \).

Réponse : \( P(A = B) = \dfrac{1}{10} \).

Exercice 7 : Probabilités et crayons

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Énoncé de l'exercice 7 sur les probabilités en 3ème : Probabilités et crayons

1. a. Pour chaque couleur de toit, 3 couleurs de porte, et pour chacune 3 couleurs de fenêtre.

toitportefenêtreRRRRRRBRRBJRRJBRRBRBRBBJRBJJRRJRBRJBJRJJBRRBRRBBRBJBRJBRBBRBBBBJBBJJRBJRBBJBJBJJJRRJRRBJRBJJRJBRJBRBJBBJJBJJRJJRBJJBJJJJEn rouge :une seulecouleur (Ā)
3 × 3 × 3 = 27 coloriages ; 3 n’utilisent qu’une couleur

b. \( 3 \times 3 \times 3 = 27 \) dessins possibles.

2. \( \overline{A} \) : « l’enfant n’a utilisé qu’une seule couleur ». Il y a 3 issues : RRR, BBB, JJJ. En supposant les coloriages choisis au hasard (équiprobables) :

\[ P(\overline{A}) = \frac{3}{27} = \frac{1}{9} \qquad P(A) = 1 – \frac{1}{9} = \frac{8}{9} \]

Réponse : 27 dessins ; \( P(\overline{A}) = \dfrac{1}{9} \) et \( P(A) = \dfrac{8}{9} \).

Exercice 8 : Lancer de pièce

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Énoncé de l'exercice 8 sur les probabilités en 3ème : Lancer de pièce

1. a. Après P comme après F, on a les 5 couleurs R, V, B, N, J (le sac contient une boule de chaque couleur).

pièceboulePRPRVPVBPBNPNJPJFRFRVFVBFBNFNJFJE₁ (rouge) : PR, FR2 issues sur 10
2 × 5 = 10 issues équiprobables

b. \( 2 \times 5 = 10 \) issues, toutes équiprobables (pièce et tirage équilibrés).

2. \( E_1 \) est réalisé par PR et FR : \( P(E_1) = \dfrac{2}{10} = \dfrac{1}{5} \).

\( E_2 \) est le contraire de « obtenir jaune » (PJ, FJ, soit \( \dfrac{2}{10} \)) : \( P(E_2) = 1 – \dfrac{1}{5} = \dfrac{4}{5} \).

Réponse : 10 issues ; \( P(E_1) = \dfrac{1}{5} \) ; \( P(E_2) = \dfrac{4}{5} \).

Exercice 9 : Galettes et probabilités

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Énoncé de l'exercice 9 sur les probabilités en 3ème : Galettes et probabilités

1. a. La fève de la frangipane peut être chez A, B, C ou D, et pour chacun, la fève de la briochée aussi.

frangipanebriochéeAAAABABCACDADBABABBBCBCDBDCACABCBCCCDCDDADABDBCDCDDDEn rouge : Dylan aau moins une fève (7)
4 × 4 = 16 issues équiprobables

b. \( 4 \times 4 = 16 \) issues équiprobables (les parts sont égales).

2. a. \( E \) : seule l’issue AA convient, \( P(E) = \dfrac{1}{16} \).

b. \( F \) : les deux fèves sont chez A, C ou D : \( 3 \times 3 = 9 \) issues, \( P(F) = \dfrac{9}{16} \).

c. \( G \) : C a la fève de la frangipane mais pas celle de la briochée (CA, CB, CD), ou l’inverse (AC, BC, DC) : 6 issues, \( P(G) = \dfrac{6}{16} = \dfrac{3}{8} \).

d. \( H \) est le contraire de « Dylan n’a aucune fève » (9 issues, comme pour Baptiste) : \( P(H) = 1 – \dfrac{9}{16} = \dfrac{7}{16} \).

Réponse : 16 issues ; \( P(E) = \dfrac{1}{16} \), \( P(F) = \dfrac{9}{16} \), \( P(G) = \dfrac{3}{8} \), \( P(H) = \dfrac{7}{16} \).

Exercice 10 : Une roue équilibrée

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Énoncé de l'exercice 10 sur les probabilités en 3ème : Une roue équilibrée

1. \( E = \{2\,;\,4\,;\,6\,;\,8\,;\,10\} \), \( F = \{3\,;\,6\,;\,9\} \), \( G = \{5\,;\,10\} \).

9F10EG12E3F4E5G6EF78EE (pair, en bleu) : 2, 4, 6, 8, 10F (multiple de 3) : 3, 6, 9G (multiple de 5) : 5, 106 ∈ E et F ; 10 ∈ E et Gaucun numéro dans F et G
Chaque secteur porte les événements qu’il réalise

2. Deux événements sont incompatibles s’ils ne peuvent pas se réaliser en même temps (aucune issue commune).

  • a. \( E \) et \( F \) : non incompatibles, le numéro 6 réalise les deux.
  • b. \( E \) et \( G \) : non incompatibles, le numéro 10 réalise les deux.
  • c. \( F \) et \( G \) : incompatibles, aucun numéro de 1 à 10 n’est multiple à la fois de 3 et de 5 (il faudrait un multiple de 15).

3. Les 10 secteurs sont équiprobables : \( P(E) = \dfrac{5}{10} = \dfrac{1}{2} \), \( P(F) = \dfrac{3}{10} \), \( P(G) = \dfrac{2}{10} = \dfrac{1}{5} \).

Réponse : seuls F et G sont incompatibles ; \( P(E) = \dfrac{1}{2} \), \( P(F) = \dfrac{3}{10} \), \( P(G) = \dfrac{1}{5} \).

La méthode à retenir sur les probabilités

  • On décrit les issues, on vérifie qu’elles sont équiprobables, puis \( P = \dfrac{\text{nombre de cas favorables}}{\text{nombre total de cas}} \).
  • Pour deux ou trois épreuves, un arbre ou un tableau donne toutes les issues : on multiplie les nombres de branches.
  • \( P(\overline{A}) = 1 – P(A) \) : l’événement contraire est souvent plus simple à compter (« au moins… »).
  • Deux événements sont incompatibles s’ils n’ont aucune issue commune.
  • Une probabilité est toujours comprise entre 0 et 1 ; la somme des probabilités de toutes les issues vaut 1.
  • Sur un grand nombre d’expériences, la fréquence observée se rapproche de la probabilité.

Les erreurs fréquentes

  • Croire que « blanche » et « noire » sont équiprobables parce qu’il n’y a que deux issues.
  • Oublier que \( n \lt 9 \) exclut 9 : il y a 8 valeurs favorables de 1 à 8, pas 9.
  • Compter une seule fois les issues « C a exactement une fève » (il faut CA, CB, CD et AC, BC, DC).
  • Confondre fréquence (résultat d’une simulation) et probabilité (valeur théorique).
  • Oublier la boule I dans « blanche ou voyelle » : « ou » inclut les issues qui réalisent l’un ou l’autre.

Les exercices 11 à 24 de la fiche ne sont pas corrigés ici : ce sont de bons entraînements en autonomie une fois la méthode comprise. Retrouver tous les énoncés.

Questions fréquentes

Comment savoir s’il faut un arbre ou un tableau ?

Pour deux épreuves, un tableau à double entrée est souvent plus lisible (comme pour la somme de deux dés). À partir de trois épreuves, ou quand les épreuves n’ont pas le même nombre d’issues, l’arbre est plus pratique. Dans les deux cas, on compte les issues favorables une à une.

Pourquoi utilise-t-on autant l’événement contraire ?

Parce qu’un événement du type « au moins une fois » ou « au moins deux couleurs » a beaucoup d’issues, alors que son contraire en a peu. On calcule la probabilité du contraire, puis on la soustrait de 1.

Une fréquence de 17 % contredit-elle une probabilité de 16,7 % ?

Non. Une simulation donne une fréquence qui varie d’une série à l’autre ; elle fluctue autour de la probabilité. Plus le nombre de lancers est grand, plus l’écart est faible en général.

Pour aller plus loin :
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