Coniques, barycentres et affinités : corrigé du contrôle de maths en L2
Voici le corrigé du contrôle de maths en L2 sur le thème « coniques, barycentres et affinités », question par question.
Cette correction suit la rédaction attendue d’un partiel de licence. Chaque barycentre est d’abord défini par une relation vectorielle, puis traduit en coordonnées dans un repère choisi. Pour l’affinité, les points fixes et la direction sont établis avant le rapport, ce qui justifie complètement l’identification. De plus, le théorème de Ménélaüs est vérifié par un calcul de déterminant indépendant. Pour les deux coniques, la diagonalisation de la matrice symétrique précède l’équation réduite, et les sommets sont contrôlés dans l’équation initiale. Quatre figures complétées accompagnent enfin les réponses, et le barème précise les points attribués à chaque étape.
L’énoncé complet se trouve ici : Coniques, barycentres et affinités : contrôle de maths en L2.
Barème du contrôle corrigé : coniques, barycentres et affinités
| Exercice | Points |
|---|---|
| 1. Un point pondéré dans un triangle | 3 points |
| 2. Une affinité oblique | 4 points |
| 3. Ménélaüs et trois points alignés | 3,5 points |
| 4. Une hyperbole sans terme en x carré | 3,5 points |
| 5. Problème : d’une ellipse à un cercle | 6 points |
| Total | 20 points |
Le corrigé détaillé : coniques, barycentres et affinités
Exercice 1 – Un point pondéré dans un triangle (3 points)
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La fonction vectorielle de Leibniz
Fixons une origine \(O\). Pour tout point \(M\), la relation de Chasles donne \(\sum_{i=1}^{n} \alpha_i \overrightarrow{MA_i} = s\,\overrightarrow{MO} + \sum_{i=1}^{n} \alpha_i \overrightarrow{OA_i}\).
Existence et unicité
Comme \(s \neq 0\), cette somme est nulle si et seulement si \(\overrightarrow{OM} = \frac{1}{s} \sum_{i=1}^{n} \alpha_i \overrightarrow{OA_i}\). Ce vecteur est entièrement déterminé, donc il existe un unique point \(M\) vérifiant la relation : c’est le barycentre des points pondérés.
- Par définition, \(\overrightarrow{IB} + 3\,\overrightarrow{IC} = \vec{0}\), d’où \(4\,\overrightarrow{BI} = 3\,\overrightarrow{BC}\) et \(\overrightarrow{BI} = \frac{3}{4}\overrightarrow{BC}\). Ensuite, par associativité, on peut remplacer \((B, 1)\) et \((C, 3)\) par \((I, 4)\), car \(1 + 3 \neq 0\). Ainsi \(G\) est le barycentre de \((A, 2)\) et \((I, 4)\). Il vient alors \(6\,\overrightarrow{AG} = 4\,\overrightarrow{AI}\), soit \(\overrightarrow{AG} = \frac{2}{3}\overrightarrow{AI}\), ce que confirme la figure.
- De même, en regroupant \((A, 2)\) et \((C, 3)\), on obtient \(G\) comme barycentre de \((B, 1)\) et \((J, 5)\) : \(G\) appartient donc à \((BJ)\). En regroupant \((A, 2)\) et \((B, 1)\), \(G\) est aussi le barycentre de \((C, 3)\) et \((K, 3)\), donc il appartient à \((CK)\). Comme \(G\) est déjà sur \((AI)\), les trois droites \((AI)\), \((BJ)\) et \((CK)\) sont concourantes en \(G\).
Piège classique : écrire \(\overrightarrow{BI} = \frac{1}{4}\overrightarrow{BC}\) ; le barycentre est plus proche du point qui porte le poids le plus fort, ici \(C\).
Exercice 2 – Une affinité oblique (4 points)
- Les coordonnées de \(M^{\prime}\) sont des fonctions affines de celles de \(M\), donc \(f\) est affine. Sa partie linéaire a pour matrice \(\begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 0 & 3 \end{pmatrix}\), de déterminant \(3 \neq 0\) : elle est inversible, si bien que \(f\) est bijective. Un point est fixe lorsque \(x + y – 1 = x\) et \(3y – 2 = y\), c’est-à-dire lorsque \(y = 1\). L’ensemble des points fixes est donc la droite \(D\).
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Une direction constante
Pour tout \(M(x\,;y)\), on obtient \(\overrightarrow{MM^{\prime}} = (y – 1\,;\,3y – 2 – y) = (y – 1)\,(1\,;2) = (y – 1)\,\vec{u}\). Ce vecteur est donc toujours colinéaire à \(\vec{u}\).
Le rapport de l’affinité
Le point \(H\) s’écrit \(H = M – \lambda\vec{u}\) avec \(H \in D\). Son ordonnée vaut \(y – 2\lambda = 1\), d’où \(\lambda = \frac{y – 1}{2}\) et \(\overrightarrow{HM} = \lambda\vec{u}\). Par conséquent, \(\overrightarrow{HM^{\prime}} = \overrightarrow{HM} + \overrightarrow{MM^{\prime}} = \lambda\vec{u} + 2\lambda\vec{u} = 3\lambda\vec{u} = 3\,\overrightarrow{HM}\).
Ainsi \(f\) est l’affinité d’axe \(D\), de direction \(\vec{u}\) et de rapport \(3\).
- Un point de \(L\) s’écrit \(M(-1\,;y)\) avec \(y\) réel. Son image a pour coordonnées \(x^{\prime} = y – 2\) et \(y^{\prime} = 3y – 2\). On élimine \(y = x^{\prime} + 2\), ce qui donne \(y^{\prime} = 3x^{\prime} + 4\). L’image \(f(L)\) est donc la droite d’équation \(y = 3x + 4\). Elle passe par \((-1\,;1)\), car ce point de \(L \cap D\) est fixe par \(f\).
- Pour \(M(2\,;2)\), on trouve \(\lambda = \frac{1}{2}\), donc \(H\left(\frac{3}{2}\,;1\right)\) et \(f(M) = (3\,;4)\). On vérifie bien que \(\overrightarrow{HM^{\prime}} = \left(\frac{3}{2}\,;3\right) = 3\,\overrightarrow{HM}\). La figure complétée est la suivante.
Piège classique : conclure au rapport \(2\) en lisant \(\overrightarrow{MM^{\prime}} = 2\lambda\vec{u}\) ; le rapport se mesure depuis l’axe, à partir de \(H\).
Exercice 3 – Ménélaüs et trois points alignés (3,5 points)
- La relation \(\overrightarrow{PB} – 3\,\overrightarrow{PC} = \vec{0}\) montre que \(P\) est le barycentre de \((B, 1)\) et \((C, -3)\). Ensuite, \(\overrightarrow{QA} + 2\,\overrightarrow{QC} = \vec{0}\), donc \(Q\) est le barycentre de \((A, 1)\) et \((C, 2)\). Enfin, \(R\) est le barycentre de \((A, 3)\) et \((B, 2)\). Les sommes de poids \(-2\), \(3\) et \(5\) sont bien non nulles.
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Énoncé du théorème
Soit \(P \in (BC)\), \(Q \in (CA)\) et \(R \in (AB)\), distincts des sommets. Alors \(P\), \(Q\) et \(R\) sont alignés si et seulement si \(\frac{\overline{PB}}{\overline{PC}} \times \frac{\overline{QC}}{\overline{QA}} \times \frac{\overline{RA}}{\overline{RB}} = 1\).
Calcul des trois rapports
D’après les relations de l’énoncé, \(\frac{\overline{PB}}{\overline{PC}} = 3\) et \(\frac{\overline{QC}}{\overline{QA}} = -\frac{1}{2}\). De plus, \(3\,\overline{RA} = -2\,\overline{RB}\) donne \(\frac{\overline{RA}}{\overline{RB}} = -\frac{2}{3}\). Le produit vaut donc \(3 \times \left(-\frac{1}{2}\right) \times \left(-\frac{2}{3}\right) = 1\). Par conséquent, \(P\), \(Q\) et \(R\) sont alignés.
- Dans le repère \((A\,;\overrightarrow{AB}, \overrightarrow{AC})\), on a \(B(1\,;0)\) et \(C(0\,;1)\). Les barycentres donnent \(\overrightarrow{AP} = \frac{\overrightarrow{AB} – 3\,\overrightarrow{AC}}{-2}\), puis \(P\left(-\frac{1}{2}\,;\frac{3}{2}\right)\), ensuite \(Q\left(0\,;\frac{2}{3}\right)\) et \(R\left(\frac{2}{5}\,;0\right)\). Ainsi \(\overrightarrow{QR}\left(\frac{2}{5}\,;-\frac{2}{3}\right)\) et \(\overrightarrow{QP}\left(-\frac{1}{2}\,;\frac{5}{6}\right)\). Leur déterminant vaut \(\frac{2}{5} \times \frac{5}{6} – \left(-\frac{2}{3}\right) \times \left(-\frac{1}{2}\right) = \frac{1}{3} – \frac{1}{3} = 0\). Les vecteurs sont colinéaires, ce qui confirme l’alignement.
- On cherche \(\alpha\) tel que \(\overrightarrow{AR} = \alpha\,\overrightarrow{AP} + (1 – \alpha)\,\overrightarrow{AQ}\). L’abscisse impose \(-\frac{\alpha}{2} = \frac{2}{5}\), donc \(\alpha = -\frac{4}{5}\). On vérifie alors l’ordonnée : \(-\frac{4}{5} \times \frac{3}{2} + \frac{9}{5} \times \frac{2}{3} = -\frac{6}{5} + \frac{6}{5} = 0\). Ainsi \(R\) est le barycentre de \((P, -4)\) et \((Q, 9)\), ou de tout couple proportionnel.
Piège classique : utiliser des longueurs au lieu de mesures algébriques ; le produit vaut alors \(1\) aussi pour des points non alignés, comme dans le théorème de Céva.
Exercice 4 – Une hyperbole sans terme en x carré (3,5 points)
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Matrice et spectre
Le terme \(4xy\) se partage en deux coefficients égaux à \(2\), d’où \(S = \begin{pmatrix} 0 & 2 \\ 2 & 3 \end{pmatrix}\). Son polynôme caractéristique vaut \(\lambda^2 – 3\lambda – 4 = (\lambda – 4)(\lambda + 1)\). Les valeurs propres sont donc \(4\) et \(-1\).
Vecteurs propres orthonormés
Pour \(\lambda = 4\), le système \(-4x + 2y = 0\) donne la direction \((1\,;2)\). Pour \(\lambda = -1\), l’équation \(x + 2y = 0\) donne la direction \((-2\,;1)\). La matrice \(S\) étant symétrique réelle, ces directions sont orthogonales, comme le prévoit le théorème spectral. On prend \(\vec{e}_1 = \frac{1}{\sqrt{5}}(1\,;2)\) et \(\vec{e}_2 = \frac{1}{\sqrt{5}}(-2\,;1)\), base directe car son déterminant vaut \(\frac{1 + 4}{5} = 1\).
- Si \(X\) et \(Y\) désignent les coordonnées dans \((O\,;\vec{e}_1, \vec{e}_2)\), alors \(q = 4X^2 – Y^2\). L’équation réduite est \(X^2 – \frac{Y^2}{4} = 1\) : \(\mathcal{H}\) est une hyperbole de paramètres \(a = 1\) et \(b = 2\), et la signature de \(q\) vaut \((1, 1)\).
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Sommets et asymptotes
Les sommets correspondent à \(X = \pm 1\) et \(Y = 0\), soit \(S\left(\frac{\sqrt{5}}{5}\,;\frac{2\sqrt{5}}{5}\right)\) et \(S^{\prime}\left(-\frac{\sqrt{5}}{5}\,;-\frac{2\sqrt{5}}{5}\right)\). On vérifie que \(4 \times \frac{1}{5} \times 2 + 3 \times \frac{4}{5} = \frac{8 + 12}{5} = 4\). Les asymptotes ont pour équations \(Y = \pm 2X\), avec \(X = \frac{x + 2y}{\sqrt{5}}\) et \(Y = \frac{-2x + y}{\sqrt{5}}\). Ainsi \(Y = 2X\) donne \(4x + 3y = 0\), tandis que \(Y = -2X\) donne \(y = 0\).
Contrôle par factorisation
On remarque aussi que \(q(x, y) = y\,(4x + 3y)\). L’équation \(y(4x + 3y) = 4\) impose qu’un facteur tende vers \(0\) quand l’autre tend vers l’infini. Les asymptotes sont donc les droites d’équations \(y = 0\) et \(4x + 3y = 0\).
- Le tracé attendu est le suivant : les deux branches restent dans les angles délimités par les asymptotes qui contiennent les sommets.
Piège classique : placer \(4\) au lieu de \(2\) hors de la diagonale de \(S\) ; le coefficient de \(xy\) se répartit sur les deux cases symétriques.
Exercice 5 – Problème : d’une ellipse à un cercle (6 points)
Partie A – Réduction de la conique
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Changement d’origine
On remplace \(x\) par \(u + 1\) et \(y\) par \(v – 1\). D’abord, \(17(u + 1)^2 = 17u^2 + 34u + 17\), puis \(-12(u + 1)(v – 1) = -12uv + 12u – 12v + 12\) et \(8(v – 1)^2 = 8v^2 – 16v + 8\). Ensuite, \(-46(u + 1) = -46u – 46\) et \(28(v – 1) = 28v – 28\).
Bilan des termes
Les termes en \(u\) donnent \(34 + 12 – 46 = 0\), ceux en \(v\) donnent \(-12 – 16 + 28 = 0\). Enfin, la constante vaut \(17 + 12 + 8 – 46 – 28 + 17 = -20\). On obtient donc \(17u^2 – 12uv + 8v^2 = 20\). Cette équation est invariante par \((u, v) \mapsto (-u, -v)\), si bien que \(\Omega\) est le centre de symétrie de \(\Gamma\).
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Spectre de la matrice
La forme a pour matrice \(T = \begin{pmatrix} 17 & -6 \\ -6 & 8 \end{pmatrix}\), de trace \(25\) et de déterminant \(136 – 36 = 100\). Son polynôme caractéristique \(\lambda^2 – 25\lambda + 100 = (\lambda – 5)(\lambda – 20)\) donne les valeurs propres \(5\) et \(20\).
Une base adaptée
On vérifie que \(T\begin{pmatrix} 1 \\ 2 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 5 \\ 10 \end{pmatrix}\) et \(T\begin{pmatrix} -2 \\ 1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -40 \\ 20 \end{pmatrix}\). Ainsi \(\vec{e}_1 = \frac{1}{\sqrt{5}}(1\,;2)\) est associé à \(5\) et \(\vec{e}_2 = \frac{1}{\sqrt{5}}(-2\,;1)\) à \(20\) ; cette base orthonormée est directe, comme à l’exercice 4. Par conséquent, \(T = P\,\mathrm{diag}(5, 20)\,P^{\top}\), où \(P\) est la matrice de rotation de colonnes \(\vec{e}_1\) et \(\vec{e}_2\).
- Dans \((\Omega\,;\vec{e}_1, \vec{e}_2)\), l’équation devient \(5X^2 + 20Y^2 = 20\), soit \(\frac{X^2}{4} + Y^2 = 1\) : \(\Gamma\) est une ellipse de demi-grand axe \(2\) selon \(\vec{e}_1\) et de demi-petit axe \(1\) selon \(\vec{e}_2\). Ses sommets sont \(\Omega \pm 2\vec{e}_1\) et \(\Omega \pm \vec{e}_2\), c’est-à-dire \(\left(1 + \frac{2\sqrt{5}}{5}\,;-1 + \frac{4\sqrt{5}}{5}\right)\), \(\left(1 – \frac{2\sqrt{5}}{5}\,;-1 – \frac{4\sqrt{5}}{5}\right)\), \(\left(1 – \frac{2\sqrt{5}}{5}\,;-1 + \frac{\sqrt{5}}{5}\right)\) et \(\left(1 + \frac{2\sqrt{5}}{5}\,;-1 – \frac{\sqrt{5}}{5}\right)\). Par exemple, pour le premier, \(u = \frac{2}{\sqrt{5}}\) et \(v = \frac{4}{\sqrt{5}}\) donnent \(\frac{68 – 96 + 128}{5} = 20\).
- Le tracé de \(\Gamma\) figure ci-dessous en bleu, avec le grand axe \(\Delta\) en vert et le petit axe en pointillés violets.
Partie B – Une affinité qui arrondit
- Soit \(M^{\prime}\) de coordonnées \((X^{\prime}, Y^{\prime})\). Comme \(g\) est bijective, \(M^{\prime} \in g(\Gamma)\) équivaut à \(g^{-1}(M^{\prime}) \in \Gamma\), avec \(g^{-1}(M^{\prime}) = \left(X^{\prime}, \frac{Y^{\prime}}{2}\right)\). Cette condition s’écrit \(\frac{X^{\prime 2}}{4} + \frac{Y^{\prime 2}}{4} = 1\), soit \(X^{\prime 2} + Y^{\prime 2} = 4\). Le repère étant orthonormé, \(g(\Gamma)\) est le cercle de centre \(\Omega\) et de rayon \(2\).
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Expression analytique
D’après la définition, \(\overrightarrow{\Omega M^{\prime}} = \overrightarrow{\Omega M} + Y\vec{e}_2\), où \(Y = \frac{-2u + v}{\sqrt{5}}\) est le produit scalaire de \(\overrightarrow{\Omega M}\) et de \(\vec{e}_2\). Donc \(Y\vec{e}_2 = \frac{-2u + v}{5}(-2\,;1)\), puis \(u^{\prime} = \frac{9u – 2v}{5}\) et \(v^{\prime} = \frac{-2u + 6v}{5}\). En revenant à \(x\) et \(y\) : \(x^{\prime} = 1 + \frac{9(x – 1) – 2(y + 1)}{5} = \frac{9x – 2y – 6}{5}\) et \(y^{\prime} = -1 + \frac{-2(x – 1) + 6(y + 1)}{5} = \frac{-2x + 6y + 3}{5}\).
Comparaison des aires
La partie linéaire de \(g\) a pour déterminant \(\frac{9 \times 6 – (-2) \times (-2)}{25} = \frac{50}{25} = 2\). Une application affine multiplie les aires par la valeur absolue de ce déterminant. L’aire du disque vaut donc le double de celle du domaine elliptique. On le confirme : le disque a pour aire \(4\pi\), tandis que l’ellipse, de demi-axes \(2\) et \(1\), délimite une aire \(\pi \times 2 \times 1 = 2\pi\).
Piège classique : placer le grand axe selon \(\vec{e}_2\) ; le plus grand demi-axe correspond en effet à la plus petite valeur propre, ici \(5\).
À retenir de ce contrôle
- Le barycentre de points pondérés existe dès que la somme des poids est non nulle, et l’associativité permet de regrouper des points partiels.
- Une affinité de rapport k fixe chaque point de son axe, et le vecteur reliant un point à son image garde une direction constante.
- Dans le théorème de Ménélaüs, le produit des trois rapports algébriques vaut 1 exactement quand les trois points sont alignés.
- Pour réduire une conique, on diagonalise la matrice symétrique de sa partie quadratique dans une base orthonormée de vecteurs propres.
- Une application affine multiplie les aires par la valeur absolue du déterminant de sa partie linéaire, et elle conserve la nature des coniques.
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