Équations de Cauchy-Riemann et maximum : corrigé du contrôle de maths en L3
Voici le corrigé du contrôle de maths en L3 sur le thème « équations de Cauchy-Riemann et maximum », question par question.
Cette correction suit la rédaction attendue dans une très bonne copie de licence. Pour chaque intégrale sur un cercle, elle situe d’abord les singularités, puis elle nomme le disque sur lequel la fonction est holomorphe. Les intégrales de chemin sont calculées par paramétrage, ensuite comparées grâce à une primitive. La preuve de Liouville repose sur les inégalités de Cauchy, établies au préalable. Dans le problème, la propriété de la moyenne conduit au principe du maximum, puis une figure montre l’image du disque unité, ce qui rend visibles le maximum et le minimum du module. Chaque exercice se termine par son barème et, souvent, par un piège fréquent.
L’énoncé complet se trouve ici : Équations de Cauchy-Riemann et maximum : contrôle de maths en L3.
Barème du contrôle corrigé : équations de Cauchy-Riemann et maximum
| Exercice | Points |
|---|---|
| 1. Parties réelles et dérivabilité complexe | 4 points |
| 2. Deux chemins vers 1 + i et un cercle | 4 points |
| 3. Trois intégrales sur un même cercle | 3 points |
| 4. Liouville et racines des polynômes | 4 points |
| 5. Problème : moyenne et maximum du module | 5 points |
| Total | 20 points |
Le corrigé détaillé : équations de Cauchy-Riemann et maximum
Exercice 1 – Parties réelles et dérivabilité complexe (4 points)
-
a) Condition d’harmonicité
On calcule \(\dfrac{\partial^2 u}{\partial x^2} = 6x\) et \(\dfrac{\partial^2 u}{\partial y^2} = 2ax\), donc \(\Delta u = (6 + 2a)\,x\). Ce laplacien est nul pour tout \(x\) si et seulement si \(a = -3\), et alors \(u(x, y) = x^3 – 3xy^2 – 4xy\).
b) Recherche des conjuguées
Les équations de Cauchy-Riemann imposent \(\dfrac{\partial v}{\partial y} = \dfrac{\partial u}{\partial x} = 3x^2 – 3y^2 – 4y\) et \(\dfrac{\partial v}{\partial x} = -\dfrac{\partial u}{\partial y} = 6xy + 4x\). En intégrant la première en \(y\), on obtient \(v = 3x^2 y – y^3 – 2y^2 + \varphi(x)\). La seconde donne ensuite \(6xy + \varphi^{\prime}(x) = 6xy + 4x\), donc \(\varphi(x) = 2x^2 + K\). Réciproquement, \(u\) et \(v\) sont de classe \(C^1\). Elles vérifient Cauchy-Riemann sur \(\mathbb{R}^2\), donc \(u + iv\) est holomorphe. Les solutions sont \(v(x, y) = 3x^2 y – y^3 + 2x^2 – 2y^2 + K\), avec \(K \in \mathbb{R}\).
c) Écriture en fonction de z
On a \(z^3 = x^3 – 3xy^2 + i\left(3x^2 y – y^3\right)\) et \(2i z^2 = -4xy + i\left(2x^2 – 2y^2\right)\). La somme a donc pour partie réelle \(u\) et pour partie imaginaire \(v\) avec \(K = 0\), ce qu’impose \(f(0) = 0\). Ainsi \(f(z) = z^3 + 2i z^2\).
- Ici \(P = x^2\) et \(Q = y^2\) sont de classe \(C^1\), donc \(g\) est différentiable au sens réel. Elle est alors \(\mathbb{C}\)-dérivable en \(x + iy\) si et seulement si les équations de Cauchy-Riemann y sont vérifiées. Elles s’écrivent ici \(2x = 2y\) et \(0 = 0\). L’ensemble cherché est la droite d’équation \(y = x\). Cette droite est d’intérieur vide, par conséquent \(g\) n’est holomorphe sur aucun ouvert non vide.
- Les équations de Cauchy-Riemann et la relation \(P = Q^2\) donnent \(\frac{\partial Q}{\partial y} = \frac{\partial P}{\partial x} = 2Q\,\frac{\partial Q}{\partial x}\) et \(\frac{\partial Q}{\partial x} = -\frac{\partial P}{\partial y} = -2Q\,\frac{\partial Q}{\partial y}\). En reportant la seconde dans la première, on obtient \(\frac{\partial Q}{\partial y} = -4Q^2\,\frac{\partial Q}{\partial y}\), donc \(\left(1 + 4Q^2\right)\frac{\partial Q}{\partial y} = 0\). Comme \(1 + 4Q^2 > 0\), la dérivée \(\frac{\partial Q}{\partial y}\) est nulle, puis \(\frac{\partial Q}{\partial x}\) aussi. Le gradient de \(Q\) est nul sur l’ouvert connexe \(U\), donc \(Q\) est constante, ainsi que \(P = Q^2\). Finalement, \(h\) est constante.
Piège classique : conclure que \(g\) est holomorphe sur la droite \(y = x\) ; l’holomorphie exige la \(\mathbb{C}\)-dérivabilité sur un ouvert, et une droite n’en contient aucun.
Exercice 2 – Deux chemins vers 1 + i et un cercle (4 points)
- On paramètre \(\gamma_1\) par \(z(t) = (1 + i)\,t\), \(t \in [0, 1]\), avec \(z^{\prime}(t) = 1 + i\). Il vient \(\int_{\gamma_1} z^2 \,\mathrm{d}z = \int_0^1 (1 + i)^3 t^2 \,\mathrm{d}t = \frac{(1 + i)^3}{3}\). Or \((1 + i)^2 = 2i\), donc \((1 + i)^3 = 2i – 2\) et \(\int_{\gamma_1} z^2 \,\mathrm{d}z = \frac{-2 + 2i}{3}\). Ensuite, \(z \mapsto \frac{z^3}{3}\) est une primitive de \(z^2\) sur \(\mathbb{C}\). L’intégrale sur un chemin de 0 à \(1 + i\) ne dépend donc que des extrémités. Elle est donc la même sur \(\gamma_2\).
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Le long du segment
Sur \(\gamma_1\), \(\overline{z(t)} = (1 – i)\,t\), donc \(\int_{\gamma_1} \overline{z} \,\mathrm{d}z = \int_0^1 (1 – i)(1 + i)\,t \,\mathrm{d}t = 2 \times \frac{1}{2}\), soit \(\int_{\gamma_1} \overline{z} \,\mathrm{d}z = 1\).
Le long de la ligne brisée
D’abord, sur \([0, 1]\), \(z = t\) et l’intégrale vaut \(\int_0^1 t \,\mathrm{d}t = \frac{1}{2}\). Ensuite, sur le côté vertical, \(z = 1 + it\) et \(\mathrm{d}z = i \,\mathrm{d}t\), d’où \(\int_0^1 (1 – it)\,i \,\mathrm{d}t = i + \frac{1}{2}\). Au total, \(\int_{\gamma_2} \overline{z} \,\mathrm{d}z = 1 + i\).
Ce que révèle l’écart
Les deux chemins ont les mêmes extrémités mais donnent des valeurs différentes. Par conséquent, \(z \mapsto \overline{z}\) n’admet aucune primitive sur \(\mathbb{C}\). Elle n’est donc pas holomorphe. En effet, le théorème de Cauchy sur l’étoilé \(\mathbb{C}\) fournirait sinon une primitive. On retrouve d’ailleurs que Cauchy-Riemann échoue : \(\frac{\partial x}{\partial x} = 1\) alors que \(\frac{\partial(-y)}{\partial y} = -1\).
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Éléments simples
On vérifie que \(\dfrac{1}{(z – 1)(z – 3)} = \dfrac{1}{2}\left(\dfrac{1}{z – 3} – \dfrac{1}{z – 1}\right)\), car \((z – 1) – (z – 3) = 2\).
Deux intégrales de natures différentes
La fonction \(z \mapsto \frac{1}{z – 3}\) est holomorphe sur le disque \(D(0, 3)\), qui contient \(C(0, 2)\). Par le théorème de Cauchy, son intégrale est donc nulle. En revanche, le point 1 est intérieur au cercle. La formule de Cauchy pour la fonction constante 1 sur \(D(0, 3)\) donne alors \(\int_{C(0, 2)} \frac{\mathrm{d}z}{z – 1} = 2i\pi\). Ainsi l’intégrale vaut \(\frac{1}{2}(0 – 2i\pi) = -i\pi\).
Piège classique : oublier que le point 3 est extérieur au cercle et compter deux fois \(2i\pi\) ; placer les points sur la figure évite cette erreur.
Exercice 3 – Trois intégrales sur un même cercle (3 points)
Le disque fermé \(\overline{D}(i, 1)\) est inclus dans le disque ouvert \(D(i, 2)\), qui ne contient pas \(-i\) puisque \(\lvert -i – i \rvert = 2\). Toutes les fonctions utilisées ci-dessous sont holomorphes sur \(D(i, 2)\).
- La fonction \(z \mapsto \mathrm{e}^{\pi z}\) est entière. La formule de Cauchy au centre \(i\) donne \(A = 2i\pi\,\mathrm{e}^{i\pi}\), donc \(A = -2i\pi\).
- La formule de Cauchy pour la dérivée première s’écrit \(\int_{\Gamma} \frac{f(z)}{(z – i)^2}\,\mathrm{d}z = 2i\pi\, f^{\prime}(i)\). Avec \(f = \sin\), on obtient \(B = 2i\pi \cos(i)\). Or \(\cos(i) = \frac{\mathrm{e}^{-1} + \mathrm{e}}{2} = \operatorname{ch}(1)\), donc \(B = 2i\pi \operatorname{ch}(1)\).
- On écrit \(\frac{1}{z^2 + 1} = \frac{\varphi(z)}{z – i}\) avec \(\varphi(z) = \frac{1}{z + i}\), holomorphe sur \(D(i, 2)\). Alors \(C = 2i\pi\,\varphi(i) = \frac{2i\pi}{2i}\), c’est-à-dire \(C = \pi\).
Piège classique : dans \(C\), garder \(\frac{1}{z^2 + 1}\) comme fonction à évaluer en \(i\) ; il faut d’abord isoler le facteur \(z – i\), puis évaluer le reste.
Exercice 4 – Liouville et racines des polynômes (4 points)
- La fonction \(f\) est holomorphe sur \(\mathbb{C}\), qui contient le disque fermé \(\overline{D}(a, r)\). La formule de Cauchy pour la dérivée donne \(f^{\prime}(a) = \frac{1}{2i\pi} \int_{C(a, r)} \frac{f(z)}{(z – a)^2}\,\mathrm{d}z\). Sur ce cercle, l’intégrande est majorée en module par \(\frac{M_r}{r^2}\). De plus, la longueur du chemin vaut \(2\pi r\). Par conséquent, \(\lvert f^{\prime}(a) \rvert \leq \frac{1}{2\pi} \times 2\pi r \times \frac{M_r}{r^2}\), soit \(\lvert f^{\prime}(a) \rvert \leq \dfrac{M_r}{r}\).
- Si \(\lvert f \rvert \leq M\) sur \(\mathbb{C}\), alors \(M_r \leq M\) pour tout \(r\), d’où \(\lvert f^{\prime}(a) \rvert \leq \frac{M}{r}\). En faisant tendre \(r\) vers \(+\infty\), on obtient \(f^{\prime}(a) = 0\) pour tout \(a\). Comme \(\mathbb{C}\) est connexe, \(f\) est constante.
-
Croissance du module à l’infini
Écrivons \(P(z) = \sum_{k=0}^{d} a_k z^k\) avec \(a_d \neq 0\). Pour \(z \neq 0\), on factorise : \(P(z) = a_d z^d \left(1 + \varepsilon(z)\right)\), avec \(\varepsilon(z) = \sum_{k=0}^{d-1} \frac{a_k}{a_d}\, z^{k – d}\). Chaque terme de \(\varepsilon(z)\) tend vers 0 quand \(\lvert z \rvert \to +\infty\). Il existe donc \(R > 0\) tel que \(\lvert \varepsilon(z) \rvert \leq \frac{1}{2}\) pour \(\lvert z \rvert \geq R\). Alors \(\lvert P(z) \rvert \geq \frac{\lvert a_d \rvert}{2}\lvert z \rvert^d\). Ainsi \(\lvert P(z) \rvert\) tend vers \(+\infty\).
Une fonction entière bornée
Puisque \(P\) ne s’annule pas, \(\frac{1}{P}\) est holomorphe sur \(\mathbb{C}\). D’après ce qui précède, il existe \(R^{\prime} > 0\) tel que \(\lvert P(z) \rvert \geq 1\) pour \(\lvert z \rvert \geq R^{\prime}\). Sur cette zone, \(\left\lvert \frac{1}{P} \right\rvert \leq 1\). De plus, le disque fermé \(\overline{D}(0, R^{\prime})\) est compact, si bien que \(\left\lvert \frac{1}{P} \right\rvert\), continue, y est bornée. Donc \(\frac{1}{P}\) est entière et bornée.
- Par le théorème de Liouville, \(\frac{1}{P}\) est constante, donc \(P\) l’est aussi, ce qui contredit \(d \geq 1\). L’hypothèse était donc fausse : tout polynôme complexe non constant admet au moins une racine (théorème de d’Alembert-Gauss).
- La fonction \(\mathrm{e}^{f}\) est entière et \(\left\lvert \mathrm{e}^{f(z)} \right\rvert = \mathrm{e}^{\operatorname{Re} f(z)} \leq \mathrm{e}^3\). Par Liouville, elle est constante, donc sa dérivée \(f^{\prime}\,\mathrm{e}^{f}\) est nulle. Comme l’exponentielle ne s’annule jamais, \(f^{\prime} = 0\) sur \(\mathbb{C}\). Ainsi \(f\) est constante.
Piège classique : affirmer que \(\frac{1}{P}\) est bornée parce qu’elle tend vers 0 à l’infini, sans traiter le disque compact où se trouve le reste du plan.
Exercice 5 – Problème : moyenne et maximum du module (5 points)
- Le disque fermé \(\overline{D}(a, r)\) est un compact inclus dans l’ouvert \(U\) ; il existe donc \(r^{\prime} > r\) tel que \(D(a, r^{\prime}) \subset U\). La formule de Cauchy sur ce disque donne \(f(a) = \frac{1}{2i\pi} \int_{C(a, r)} \frac{f(z)}{z – a}\,\mathrm{d}z\). Avec \(z = a + r\,\mathrm{e}^{i\theta}\) et \(\mathrm{d}z = i r\,\mathrm{e}^{i\theta}\,\mathrm{d}\theta\), le facteur \(i r\,\mathrm{e}^{i\theta}\) se simplifie avec \(z – a\). On obtient ainsi \(f(a) = \frac{1}{2\pi} \int_0^{2\pi} f\left(a + r\,\mathrm{e}^{i\theta}\right)\mathrm{d}\theta\).
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La moyenne d’une partie réelle
Soit \(0 < r < \rho\). En multipliant la question 1 par \(\overline{c}\) et en prenant la partie réelle, on a \(\lvert c \rvert^2 = \frac{1}{2\pi} \int_0^{2\pi} \operatorname{Re}\left(\overline{c}\, f\left(a + r\,\mathrm{e}^{i\theta}\right)\right)\mathrm{d}\theta\). Or, sur \(D(a, \rho)\), \(\operatorname{Re}\left(\overline{c}\, f\right) \leq \lvert c \rvert\,\lvert f \rvert \leq \lvert c \rvert^2\).
Une intégrande positive d’intégrale nulle
La fonction \(\theta \mapsto \lvert c \rvert^2 – \operatorname{Re}\left(\overline{c}\, f\left(a + r\,\mathrm{e}^{i\theta}\right)\right)\) est donc continue, positive et d’intégrale nulle : elle est identiquement nulle. Sur le cercle de rayon \(r\), on obtient alors \(\lvert f – c \rvert^2 = \lvert f \rvert^2 – 2\operatorname{Re}\left(\overline{c}\, f\right) + \lvert c \rvert^2 \leq \lvert c \rvert^2 – 2\lvert c \rvert^2 + \lvert c \rvert^2 = 0\).
Ceci vaut pour tout \(r \in ]0, \rho[\), et \(f(a) = c\) : \(f = c\) sur tout le disque \(D(a, \rho)\).
- La fonction \(f – c\) est holomorphe sur l’ouvert connexe \(U\) et s’annule sur le disque \(D(a, \rho)\). Ses zéros ne sont donc pas isolés. Par le principe des zéros isolés (prolongement analytique), \(f = c\) sur \(U\).
- L’ensemble \(\overline{U}\) est fermé et borné, donc compact, et \(\lvert f \rvert\) y est continue : elle atteint son maximum en un point \(z_0\). Si \(z_0\) est sur le bord, c’est terminé. Sinon, \(z_0 \in U\) est un maximum local de \(\lvert f \rvert\). D’après les questions 2 et 3, \(f\) est alors constante sur \(U\), puis sur \(\overline{U}\) par continuité. Or \(U\) est borné et non vide, donc distinct de \(\mathbb{C}\). Son bord n’est alors pas vide, car \(\mathbb{C}\) est connexe. Dans tous les cas, le maximum est atteint en un point du bord.
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Réduction au cercle unité
La fonction polynomiale \(F\) est holomorphe sur \(D(0, 1)\) et continue sur le disque fermé. D’après la question 4, le maximum de \(\lvert F \rvert\) est donc atteint sur le cercle \(\lvert z \rvert = 1\). Quand \(z\) parcourt ce cercle, \(w = z^2\) parcourt tout le cercle unité.
Le point le plus éloigné
On a \(\lvert w – 4i \rvert \leq \lvert w \rvert + 4 = 5\), avec égalité si et seulement si \(w = -i\). La figure montre l’image du disque par \(F\) : un disque de centre \(-4i\) et de rayon 1.
Le maximum de \(\lvert F \rvert\) vaut 5, atteint lorsque \(z^2 = -i\), c’est-à-dire en \(z = \frac{\sqrt{2}}{2}(1 – i)\) et en \(z = \frac{\sqrt{2}}{2}(-1 + i)\).
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Absence de zéro
Pour \(\lvert z \rvert \leq 1\), on a \(\lvert F(z) \rvert \geq 4 – \lvert z \rvert^2 \geq 3 > 0\), donc \(F\) ne s’annule pas sur le disque fermé. Ses zéros vérifient \(z^2 = 4i\), donc \(\lvert z \rvert = 2\) ; ainsi \(\frac{1}{F}\) est holomorphe sur \(D(0, 2)\).
Le minimum par l’inverse
Appliquons la question 4 à \(\frac{1}{F}\) : son module atteint son maximum sur le cercle unité, donc \(\lvert F \rvert\) y atteint son minimum. Pour \(\lvert w \rvert = 1\), \(\lvert w – 4i \rvert \geq 4 – 1 = 3\), avec égalité si et seulement si \(w = i\). Le minimum de \(\lvert F \rvert\) vaut donc 3, atteint lorsque \(z^2 = i\), soit en \(z = \frac{\sqrt{2}}{2}(1 + i)\) et en \(z = -\frac{\sqrt{2}}{2}(1 + i)\).
Piège classique : appliquer le principe du minimum sans vérifier que \(F\) ne s’annule pas ; pour \(z \mapsto z\) sur le disque unité, le minimum 0 est atteint au centre.
À retenir de ce contrôle
- Une fonction est holomorphe sur un ouvert quand elle y est différentiable et vérifie les équations de Cauchy-Riemann en tout point de cet ouvert.
- Si une fonction continue possède une primitive sur un ouvert, son intégrale sur un chemin ne dépend que des extrémités ; ce n’est pas le cas du conjugué.
- Avant d’appliquer la formule de Cauchy, il faut vérifier que la fonction est holomorphe sur un disque contenant le cercle et son intérieur.
- Une fonction entière bornée est constante ; appliqué à l’inverse d’un polynôme sans racine, ce résultat prouve le théorème de d’Alembert-Gauss.
- Sur un ouvert connexe borné, le module d’une fonction holomorphe non constante atteint son maximum sur le bord, et son minimum aussi si elle ne s’annule pas.
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