La translation en 4ème : corrigé détaillé des exercices 1 à 10
Ce corrigé exercices translation 4ème accompagne les dix premiers exercices de la fiche, tous très visuels. On y apprend à reconnaître une translation dans une frise de l’Alhambra, un réseau de parallélogrammes, un tableau de bateaux ou un pavage, puis à construire l’image d’un point, d’un triangle ou d’un polygone sur quadrillage, sur réseau pointé et sur réseau triangulaire. Plusieurs exercices comparent la translation avec la symétrie axiale et la symétrie centrale, et utilisent ses propriétés : elle conserve les longueurs, les angles et le parallélisme.
La propriété clé revient partout : si la translation transforme A en B et M en M′, alors ABM′M est un parallélogramme. Chaque résolution est illustrée par une figure qui montre la réponse (images tracées en couleur, flèches de translation). Pour en tirer profit, faites d’abord la construction sur papier quadrillé, puis superposez mentalement votre figure à celle de la correction et vérifiez le décalage point par point.
Les énoncés se trouvent sur la fiche Translation : exercices de maths en 4ème corrigés en PDF. (32 exercices au total). Cherchez d’abord chaque exercice au brouillon, puis comparez avec la correction.
Corrigé des exercices 1 à 10 sur la translation en 4ème
Exercice 1 : Étude d'une frise
Revoir l’énoncé de l’exercice 1

Tous les motifs de la frise se déduisent les uns des autres en glissant horizontalement, sans tourner ni se retourner : ce sont des translations. Chaque motif est repéré par le point marqué sous sa pointe (A sous le motif 1, B sous le motif 2, etc.).
- a. Le motif 1 a pour image le motif 2 par la translation qui transforme A en B.
- b. Le motif 1 a pour image le motif 4 par la translation qui transforme A en D.
- c. Le motif 3 est l’image du motif 5 par la translation qui transforme E en C (on part du motif 5, vers la gauche).
- d. Le motif 4 est l’image du motif 2 par la translation qui transforme B en D.
Exercice 2 : Compléter un tableau
Revoir l’énoncé de l’exercice 2

On repère les points sur le quadrillage. Les points d’une même ligne sont espacés de 5 carreaux, et chaque ligne est décalée de 2 carreaux vers la droite par rapport à celle du dessous. On applique à chaque sommet le même déplacement que celui qui envoie le point initial sur le point obtenu.
- ① E → F : 5 carreaux vers la droite. B → C, C → D, G → H : l’image de BCG est CDH.
- ② L → G : 3 carreaux vers la gauche et 2 vers le haut. K → F, G → B, H → C, L → G : l’image de KGHL est FBCG.
- ③ H → K : 7 carreaux vers la gauche et 2 vers le bas. Pour retrouver la figure initiale, on fait le déplacement inverse sur EIJF : E ← B, I ← F, J ← G, F ← C. La figure initiale est BFGC.
- ④ La figure ABF a pour image CDH : A → C, soit 10 carreaux vers la droite. Donc I a pour image K.
| Translation | Point initial | Point obtenu | Figure initiale | Figure obtenue |
|---|---|---|---|---|
| ① | E | F | BCG | CDH |
| ② | L | G | KGHL | FBCG |
| ③ | H | K | BFGC | EIJF |
| ④ | I | K | ABF | CDH |
Exercice 3 : Construction de la translation d'un soulier
Revoir l’énoncé de l’exercice 3

On compte les petits carreaux sur la figure :
- M → N : 43 carreaux vers la droite et 8 vers le bas ;
- J → K : 10 carreaux vers la droite et 10 vers le haut ;
- L → O : 10 carreaux vers la droite.
On peut construire l’image par la première translation, puis l’image de cette image par la deuxième, puis par la troisième. Les trois glissements s’enchaînent : au total, chaque point se déplace de \(43+10+10 = 63\) carreaux vers la droite et de \(8-10 = -2\) carreaux vers le bas, c’est-à-dire 2 carreaux vers le haut. Le polygone final est donc l’image de ABCDEFGHI par une seule translation : 63 carreaux à droite et 2 carreaux en haut.
On place ainsi A′, B′, …, I′ en partant de chaque sommet, puis on relie les points dans le même ordre. Le polygone obtenu est superposable au polygone de départ (mêmes longueurs, mêmes angles, même orientation).
Exercice 4 : Construire les images par translation
Revoir l’énoncé de l’exercice 4

a. On trace trois droites parallèles, on place A et A′ sur \((d_1)\), B sur \((d_2)\) et C sur \((d_3)\).
b. Par la translation qui transforme A en A′, l’image B′ de B est telle que ABB′A′ est un parallélogramme : \((BB^{\prime})\) est parallèle à \((AA^{\prime})\) et \(BB^{\prime} = AA^{\prime}\), dans le même sens.
Comme \((AA^{\prime})\) est la droite \((d_1)\), la droite passant par B et parallèle à \((d_1)\) est \((d_2)\) : B′ est sur \((d_2)\), à la distance AA′ de B, du même côté que A′ par rapport à A. De même, C′ est sur \((d_3)\) avec \(CC^{\prime} = AA^{\prime}\).
Construction au compas : on reporte la longueur AA′ à partir de B sur \((d_2)\) et à partir de C sur \((d_3)\), dans le sens de A vers A′. Le triangle A′B′C′ est superposable à ABC.
Exercice 5 : Quadrillage et translation
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1. On reproduit la figure en comptant les carreaux. Le « poisson » \(\mathcal{P}\) a 8 sommets ; le point O est à 1 carreau à droite de la pointe du poisson.
2. a. Symétrie centrale de centre O : chaque sommet M a pour image le point M₁ tel que O est le milieu de [MM₁]. On compte les carreaux de M à O, et on les reporte de l’autre côté de O. Le poisson \(\mathcal{P}_1\) est retourné « tête-bêche » à droite de O.
b. Symétrie axiale d’axe (EF) : la droite (EF) suit une diagonale des carreaux (1 carreau à droite pour 1 carreau en haut). L’image d’un point s’obtient en traçant la perpendiculaire à (EF), qui suit l’autre diagonale des carreaux, et en reportant la même distance de l’autre côté. Le poisson \(\mathcal{P}_2\) se retrouve sous la droite (EF), tourné vers le bas.
c. Translation qui transforme A en B : de A à B, on se déplace de 2 carreaux vers la droite et 4 carreaux vers le haut. On applique ce déplacement à chaque sommet : \(\mathcal{P}_3\) a la même orientation que \(\mathcal{P}\), simplement « glissé ».
On remarque que seule la translation conserve l’orientation de la figure : le poisson \(\mathcal{P}_3\) regarde toujours vers la droite.
Exercice 6 : Utiliser les propriétés de la translation
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1. a. On construit ABCD avec \(AB = 4\) cm et \(BC = 3\) cm ; on vérifie que la diagonale mesure bien \(AC = 5\) cm (\(4^2+3^2 = 25 = 5^2\)).
b. La translation qui transforme D en B envoie A sur A′, B sur B′ et C sur C′ (on construit les parallélogrammes DBA′A, DBB′B et DBC′C). Le rectangle DABC a pour image le rectangle BA′B′C′.
2. Une translation conserve les longueurs : l’image d’un segment est un segment de même longueur.
- a. [BA′] est l’image de [DA], donc \(BA^{\prime} = DA = BC = 3\) cm.
- b. [A′C′] est l’image de [AC], donc \(A^{\prime}C^{\prime} = AC = 5\) cm.
- c. [BC′] est l’image de [DC], donc \(BC^{\prime} = DC = AB = 4\) cm.
- d. [A′B′] est l’image de [AB], donc \(A^{\prime}B^{\prime} = AB = 4\) cm.
Exercice 7 : Translation et bateaux
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a. Tous les bateaux sont dessinés dans le même sens (proue à droite, fumée vers la gauche). Une symétrie axiale retournerait le bateau comme dans un miroir, et une symétrie centrale le mettrait à l’envers (demi-tour). Aucun couple de bateaux ne se correspond par une symétrie axiale ni par une symétrie centrale : ils se correspondent uniquement par des translations.
b. De A4 à B3 : une colonne vers la droite et une ligne vers le haut. A5 a pour image B4, et B4 a pour image C3.
c. De C3 à B2 : une colonne vers la gauche et une ligne vers le haut. B4 a pour image A3, et B2 a pour image A1.
d. De A4 à A2 : deux lignes vers le haut. Le bateau qui a pour image B2 est B4, et celui qui a pour image A3 est A5.
Exercice 8 : Pavage et translation
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Pour aller de A à H, on descend d’une rangée de pièces et on se décale de deux numéros vers la droite. Dans le pavage, une rangée compte 10 pièces : la translation qui transforme A en H envoie donc la pièce \(n\) sur la pièce \(n+10+2 = n+12\) (même forme, même orientation ; seule la couleur peut changer).
a. Translation qui transforme A en H :
- pièce 13 → pièce 25 ;
- pièce 6 → pièce 18 ;
- pièce 15 → pièce 27 ;
- pièce 1 → pièce 13.
b. La translation qui transforme H en A est la translation « inverse » : la pièce \(n\) a pour image la pièce \(n-12\).
- pièce 25 → pièce 13 ;
- pièce 18 → pièce 6 ;
- pièce 23 → pièce 11 ;
- pièce 20 → pièce 8.
Exercice 9 : Triangle et translation
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Méthode : on compte le déplacement (carreaux horizontaux puis verticaux) entre le point de départ et le point d’arrivée, puis on applique ce déplacement aux trois sommets du triangle.
a. De A à B : 2 carreaux à droite et 1 vers le bas. Image rouge : on décale les trois sommets de ce déplacement (le sommet A arrive en B). De C à D : 4 carreaux vers le bas. Image verte : le triangle descend de 4 carreaux.
b. De A à B : 1 carreau à droite et 2 vers le bas (le sommet A arrive en B). De C à D : 2 carreaux à gauche et 1 vers le haut. On décale les trois sommets de ces déplacements.
Les trois triangles de chaque cas sont superposables : une translation conserve les longueurs et les angles.
Exercice 10 : Construire l'image par translation
Revoir l’énoncé de l’exercice 10

Le point D est l’image de C par la translation qui transforme A en B : on applique à C le déplacement de A vers B, et ABDC est un parallélogramme. Le point E est l’image de A par la translation qui transforme B en C : on applique à A le déplacement de B vers C, et BCEA est un parallélogramme.
- a. A → B : 3 carreaux à droite, donc D est 3 carreaux à droite de C. B → C : 1 carreau à gauche et 2 vers le haut, donc E est 1 carreau à gauche et 2 au-dessus de A.
- b. A → B : 2 pas à droite et 2 vers le haut, donc D est 2 pas à droite et 2 au-dessus de C. B → C : 2 pas à gauche et 2 vers le haut, donc E est 2 pas à gauche et 2 au-dessus de A.
- c. Sur ce réseau à rangées décalées, on compte les rangées et les points : A → B : on monte de 3 rangées en se décalant d’un point et demi vers la gauche (3 pas obliques vers le haut à gauche) ; on reproduit ce chemin à partir de C pour obtenir D. B → C : on descend d’une rangée en se décalant de deux points et demi vers la droite ; on reproduit ce chemin à partir de A pour obtenir E.
- d. Sur le réseau triangulaire, on suit les côtés des triangles : A → B : deux côtés obliques vers le bas à gauche puis un côté horizontal vers la gauche ; on refait ce chemin à partir de C pour placer D. B → C : deux côtés obliques vers le bas à droite puis un côté horizontal vers la droite ; on refait ce chemin à partir de A pour placer E.
La méthode à retenir sur la translation
- Une translation fait glisser une figure sans la tourner ni la retourner : direction, sens et longueur du déplacement sont les mêmes pour tous les points.
- Si la translation transforme A en B et M en M′, alors ABM′M est un parallélogramme (éventuellement aplati).
- Sur quadrillage, on compte le déplacement (carreaux horizontaux puis verticaux) et on l’applique à chaque sommet.
- Une translation conserve les longueurs, les angles, les aires et le parallélisme : l’image d’une figure lui est superposable.
- Enchaîner deux translations revient à faire une seule translation : les déplacements s’ajoutent.
Les erreurs fréquentes
- Se tromper de sens : « l’image de M par la translation qui transforme A en B » se construit dans le sens de A vers B, pas de B vers A.
- Confondre la translation avec une symétrie : une symétrie axiale retourne la figure, pas la translation.
- Nommer le parallélogramme dans le mauvais ordre : c’est ABM′M, pas ABMM′.
- Déplacer un seul sommet et recopier la figure à main levée : il faut appliquer le déplacement à chaque sommet.
- Oublier que la question « quelle figure a pour image… » demande l’antécédent, donc le déplacement inverse.
Les exercices 11 à 32 de la fiche ne sont pas corrigés ici : ce sont de bons entraînements en autonomie une fois la méthode comprise. Retrouver tous les énoncés.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une translation et une symétrie ?
Une translation fait glisser la figure en ligne droite : elle garde son orientation. Une symétrie axiale la retourne comme dans un miroir, et une symétrie centrale lui fait faire un demi-tour. Les trois transformations conservent les longueurs et les angles.
Comment construire l’image d’un point sans quadrillage ?
On utilise la propriété du parallélogramme : pour construire l’image M′ de M par la translation qui transforme A en B, on reporte au compas la longueur AM à partir de B et la longueur AB à partir de M. Le point d’intersection des deux arcs, du bon côté, est M′ et ABM′M est un parallélogramme.
Pourquoi la translation est-elle utile en dehors des maths ?
Elle décrit tous les motifs qui se répètent : frises, papiers peints, pavages, carrelages, tissus. Les artistes de l’Alhambra comme M. C. Escher l’ont beaucoup utilisée, et on la retrouve en informatique pour déplacer un objet à l’écran.
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