Probabilités conditionnelles et indépendance : cours de maths en 1ère à imprimer en PDF.
Mis à jour le 20 décembre 2025
Dans tout le chapitre, A et B désignent deux événements d’un univers 

I. Probabilité conditionnelle
Dans ce paragraphe, on considère que 

Exemple :
On donne ci-dessus la répartition des spectateurs sur une journée dans une salle
de cinéma selon les séances et le tarif.
On choisit un de ces spectateurs au hasard et on considère les événements :
• M : « La personne a assisté à la séance du matin ».
• D : » La personne a payé demi-tarif ».
La probabilité que la personne ait assisté à la séance du matin sachant qu’elle a payé demi-tarif est

De même, 

Exemple :
On tire un objet au hasard dans le stock d’une usine constitué de claviers (événement C) et de souris
(événement S) en deux versions, familiale (événement F) et gamer (événement G).
30 % du stock est constitué de souris et, de plus, 40 % des souris sont des souris gamer.
Par ailleurs, 63 % du stock est constitué de claviers familiaux.
• D’après l’énoncé, 


probabilité que l’objet soit une souris gamer est O, 12.
• D’après l’énoncé 

La probabilité de tirer un objet familial au hasard sachant que c’est un clavier est donc

Remarques :
• Attention à ne pas confondre 


• Le calcul de 

II. Arbres pondérés
1. Arbres pondérés et probabilité conditionnelle
Dans l’arbre pondéré ci-dessous, les probabilités des événements

Remarque :
Cette propriété découle de manière immédiate de la propriété 
Exemple :
Dans un lycée, les élèves de terminale faisant la spécialité mathématiques, se répartissent ainsi :
• 65 % de filles, dont 24 % souhaitent faire PACES.
• 35 %de garçons, dont 17 % souhaitent faire PACES.
On tire au sort un de ces élèves et on considère les événements F : » L’élève est une fille » et
A : » L’élève souhaite faire PACES ».
On Peut représenter la situation par l’arbre pondéré ci-dessous.
La probabilité que l’élève tiré au sort soit une fille qui souhaite faire PACES est :

La probabilité que l’élève tiré au sort soit un garçon qui ne souhaite pas faire PACES est :
Soit n (avec 



- ils sont disjoints deux deux, c’est-à-dire que
si .
Remarque :
Un événement A et son événement contraire 

tous les événements « reliés à un même noeud » forment une partition de l’univers.
Exemple :
Soit 

Dans l’arbre ci-dessous, les événements reliés à un même noeud
(


On peut y calculer par exemple :

2.Formule des probabilités totales
La probabilité de B est donnée par la formule
Démonstration :
• 




• D’autre part, 
On en déduit que 

et 

Remarque :
Sur un arbre pondéré, on peut comprendre la formule des probabilités totales comme le fait que l’on additionne les probabilités 

Exemple :
On reprend l’exemple des élèves d’un lycée faisant la spécialité mathématiques (du paragraphe 2. a du cours) .
La probabilité qu’un élève souhaite faire PACES est :

Pour i entier entre 1 et m, la probabilité de
Exemple :
Pour l’arbre pondéré ci-dessous (on admet que 



forment deux partitions, on a 
III. Notion d’indépendance
1.Indépendance de deux événements
Dans ce paragraphe A et B Sont tels que 

Remarques :
• Concrètement, cela veut dire que le fait que A soit réalisé n’a pas d’influence sur la probabilité de réalisation de B.
• De manière symétrique, on a alors également 
Exemple :
On donne la répartition des licenciés dans un club.
On tire au sort une personne de ce club pour une tombola et on considère
les événements A : « La personne est adulte. » et B : « La personne pratique le basket-ball. »
On constate que 

Ainsi, 
Démonstration :
A et B Sont indépendants, si et seulement si, 


Exemple :
Dans l’exemple précédent, on appelle G l’événement » La personne pratique la gymnastique ».
On a alors 

D’autre part, 

Exemple :
Dans le premier exemple du paragraphe, on a vu que A et B Sont indépendants.
Donc 
également.
2.Succession de deux épreuves indépendantes
première soient indépendants des événements associés à la seconde, on dit que l’on réalise une
succession de deux épreuves indépendantes.
Remarques :
• Deux épreuves sont indépendantes si le résultat de l’une n’a pas d’influence sur le résultat de l’autre.
• L’indépendance fait partie de la modélisation et résulte de l’analyse du modèle physique. Par exemple, quand on réalise une succession de deux tirages avec remise, on considère qu’il y a indépendance car après le premier tirage puis la « remise » on revient » à la situation de départ ».
C’est une modélisation que l’on adoptera systématiquement, mais qui est néanmoins discutable.
pondérations sont les probabilités (non conditionnelles) des différents résultats pour chacune des
épreuves.
Exemple :
On place 1 boule verte, 1 boule rouge et 2 boules bleues dans une urne 1 et 3 boules oranges et 2 boules
jaunes dans une urne 2.
On tire une boule dans l’urne 1 puis une boule dans l’urne 2.
On admet que ces deux épreuves sont indépendantes, donc que les événements V, R et B : » La 1ère boule est verte, respectivement rouge, respectivement bleue « , sont indépendants des événements O et J :
« la 2ème boule est orange, resp. jaune ».
Ainsi,

On Peut donc représenter la situation par l’arbre ci-dessous.
Remarque :
Les « sous-arbres » correspondant à la deuxième épreuve sont toujours tous identiques.
entrée dont la première ligne contient les résultats de la première épreuve et la première colonne ceux de la seconde épreuve (ou inversement) et les cases intérieures les probabilités associées obtenues par produit.
Exemple :
Dans l’exemple précédent, on aussi représenter la situation par le tableau ci-dessous.
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