Continuité et valeurs intermédiaires : corrigé du contrôle de maths en terminale

Accueil >> Contrôles de maths >> Corrigés des contrôles en Terminale >> Continuité et valeurs intermédiaires : corrigé du contrôle de maths en terminale
Continuité et valeurs intermédiaires – Corrigé de contrôle de maths niveau Terminale sur Maths-pdf.fr Couverture : Livre de contrôles corrigés de maths Terminale en PDF Télécharger en PDF Le livre des 25 contrôles corrigés en Terminale PDF à imprimer Voir le livre ›


Voici le corrigé du contrôle de maths en terminale sur le thème « continuité et valeurs intermédiaires », question par question.

Cette correction montre la rédaction attendue au bac pour chaque usage du corollaire des valeurs intermédiaires : les hypothèses sont listées une à une, puis la conclusion est formulée avec précision. Tu y trouveras aussi la courbe de l’exercice 1 avec la droite qui prouve l’absence de solution.

Pour l’algorithme, le tableau des valeurs successives de \(a\) et de \(b\) est détaillé, afin que tu puisses suivre la dichotomie pas à pas. Les encadrements sont justifiés par le signe des images calculées. Compare ta copie, puis compte tes points avec le barème. Enfin, lis les pièges : l’oubli de la stricte monotonie coûte des points dans presque chaque copie.

L’énoncé complet se trouve ici : Continuité et valeurs intermédiaires : contrôle de maths en terminale.

Barème du contrôle corrigé : continuité et valeurs intermédiaires

Exercice Points
1. Une courbe en deux morceaux 3 points
2. Recoller deux expressions 3 points
3. Compter les solutions 4 points
4. Une équation résolue par dichotomie 5 points
5. Le four de la céramiste 5 points
Total 20 points

Le corrigé détaillé : continuité et valeurs intermédiaires

Exercice 1 – Une courbe en deux morceaux (3 points)

  1. On lit \(f(-3) = 0\) et \(f(5) = 5\). En \(x = 1\), le point plein est \((1 \,;\, 2)\), donc \(f(-3) = 0\), \(f(1) = 2\) et \(f(5) = 5\).
  2. Quand \(x\) tend vers 1 avec \(x > 1\), les points de la courbe se rapprochent du point creux \((1 \,;\, 4)\), donc \(\lim_{x \to 1^{+}} f(x) = 4\). Or \(f(1) = 2\) et \(4 \neq 2\). La fonction \(f\) n’est donc pas continue en 1 : sa courbe fait un saut.
  3. Traçons la droite d’équation \(y = 3\).
    Courbe de f en deux morceaux avec la droite horizontale y égale 3 en pointillés qui passe dans le saut sans couper la courbe

    Sur \([-3 \,;\, 1]\), on a \(f(x) \leq 2\), et sur \(]1 \,;\, 5]\), on a \(f(x) > 4\). La droite passe donc dans le saut sans jamais couper la courbe : l’équation \(f(x) = 3\) n’a pas de solution.
    Le théorème des valeurs intermédiaires exige que la fonction soit continue sur l’intervalle. Or \(f\) n’est pas continue sur \([-3 \,;\, 5]\), car elle ne l’est pas en 1. Une hypothèse du théorème manque, donc il n’y a aucune contradiction.

Barème : 1) 0,5 point ; 2) 1 point (0,5 pour la limite, 0,5 pour la conclusion justifiée) ; 3) 1,5 point (0,75 pour l’absence de solution, 0,75 pour l’hypothèse de continuité).

Exercice 2 – Recoller deux expressions (3 points)

  1. Quand \(x\) tend vers 0, \(2x + 3\) tend vers 3 et \(x + 1\) tend vers 1. Par quotient, \(\lim_{x \to 0^{+}} g(x) = \dfrac{3}{1} = 3\).
  2. Comme \(0 \leq 0\), on utilise la première expression : \(g(0) = \mathrm{e}^{0} + a = 1 + a\). De plus, la fonction exponentielle est continue, donc \(\lim_{x \to 0^{-}} g(x) = 1 + a = g(0)\). Ainsi, \(g\) est continue en 0 si et seulement si \(1 + a = 3\). Il faut donc \(a = 2\).
  3. Sur \(]-\infty \,;\, 0[\), \(g(x) = \mathrm{e}^{x} + 2\) est la somme de deux fonctions continues. Sur \(]0 \,;\, +\infty[\), \(g\) est un quotient de fonctions continues dont le dénominateur \(x + 1\) ne s’annule pas, car \(x + 1 > 1\). Enfin, \(g\) est continue en 0 d’après la question 2. Par conséquent, \(g\) est continue sur \(\mathbb{R}\).

Barème : 1) 1 point ; 2) 1 point (0,5 pour \(g(0)\), 0,5 pour \(a = 2\)) ; 3) 1 point (0,25 par intervalle, 0,5 pour le point 0 et la conclusion).

Piège classique : vérifier seulement la limite à droite. En effet, la continuité en 0 demande aussi que la limite à gauche soit égale à \(g(0)\).

Exercice 3 – Compter les solutions (4 points)

  1. Sur \([-4 \,;\, 1]\), \(h\) est continue et strictement décroissante, avec \(h(-4) = 3\) et \(h(1) = -2\). Or \(1\) est compris entre \(-2\) et \(3\). D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l’équation \(h(x) = 1\) admet donc une unique solution \(x_1\) dans \([-4 \,;\, 1]\).
    Sur \([1 \,;\, 6]\), \(h\) est continue et strictement croissante, avec \(h(1) = -2\) et \(h(6) = 5\). Comme \(1\) est compris entre \(-2\) et \(5\), l’équation admet de même une unique solution \(x_2\) dans \([1 \,;\, 6]\).
    Enfin, \(h(1) = -2 \neq 1\), donc \(x_1 \neq x_2\). L’équation \(h(x) = 1\) a exactement deux solutions sur \([-4 \,;\, 6]\).
  2. Sur \([-4 \,;\, 1]\), le maximum de \(h\) est 3, donc \(h(x) \leq 3 < 4\) : aucune solution. En revanche, sur \([1 \,;\, 6]\), \(h\) est continue, strictement croissante, et \(4\) est compris entre \(-2\) et \(5\) : il y a une unique solution. L’équation \(h(x) = 4\) a une seule solution.
  3. Le minimum de \(h\) sur \([-4 \,;\, 6]\) vaut \(-2\), donc \(h(x) \geq -2 > -3\) : \(h(x) = -3\) n’a aucune solution. Ensuite, \(h(1) = -2\), alors que \(h(x) > -2\) pour tout \(x \neq 1\) grâce à la stricte monotonie. \(h(x) = -2\) a une seule solution, \(x = 1\).

Barème : 1) 2 points (0,75 par intervalle avec les trois hypothèses, 0,5 pour la conclusion) ; 2) 1 point ; 3) 1 point (0,5 par équation).

Piège classique : oublier de dire que \(h\) est strictement monotone. Sans cette hypothèse, le théorème ne donne qu’au moins une solution, et non exactement une.

Exercice 4 – Une équation résolue par dichotomie (5 points)

  1. En \(-\infty\) : \(\lim_{x \to -\infty} \mathrm{e}^{x} = 0\) et \(\lim_{x \to -\infty} (x – 3) = -\infty\), donc par somme \(\lim_{x \to -\infty} f(x) = -\infty\).
    En \(+\infty\) : \(\mathrm{e}^{x}\) et \(x – 3\) tendent vers \(+\infty\), donc par somme \(\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty\).
  2. \(f^{\prime}(x) = \mathrm{e}^{x} + 1\). Or \(\mathrm{e}^{x} > 0\), donc \(f^{\prime}(x) > 1 > 0\) pour tout réel \(x\). La fonction \(f\) est strictement croissante sur \(\mathbb{R}\).
  3. La fonction \(f\) est continue (car dérivable) et strictement croissante sur \(\mathbb{R}\). De plus, ses limites sont \(-\infty\) et \(+\infty\), et \(0\) est compris entre elles. D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l’équation \(f(x) = 0\) admet donc une unique solution \(\alpha\).
    Ensuite, \(f(0) = 1 + 0 – 3 = -2 < 0\) et \(f(1) = \mathrm{e} – 2 \approx 0{,}718 > 0\). Comme \(f\) est croissante, \(f(0) < f(\alpha) < f(1)\) entraîne \(0 < \alpha < 1\).
  4. On garde la moitié de l’intervalle qui contient \(\alpha\). Si \(f(m) < 0\), alors \(m < \alpha\) car \(f\) est croissante, donc on remplace \(a\) par \(m\) ; sinon, on remplace \(b\) par \(m\).
    Fonction Python dicho(p) complétée avec le test if exp(m) + m - 3 inférieur à 0 et la ligne b = m

    Ligne 6 : if exp(m) + m - 3 < 0: ; ligne 9 : b = m.

  5. Voici les étapes, avec les images arrondies au millième :
    \(m\) \(f(m)\) signe \(a\) \(b\) \(b – a\)
    0,5 \(-0{,}851\) négatif 0,5 1 0,5
    0,75 \(-0{,}133\) négatif 0,75 1 0,25
    0,875 \(0{,}274\) positif 0,75 0,875 0,125
    0,8125 \(0{,}066\) positif 0,75 0,8125 0,0625

    Après la quatrième boucle, \(b – a = 0{,}0625 \leq 0{,}1\), donc la boucle s’arrête. L’appel renvoie \((0{,}75 \,;\, 0{,}8125)\), ainsi \(0{,}75 \leq \alpha \leq 0{,}8125\).

Barème : 1) 1 point (0,5 par limite) ; 2) 1 point ; 3) 1 point (0,5 pour l’unicité avec les hypothèses, 0,5 pour l’encadrement) ; 4) 1 point (0,5 par ligne) ; 5) 1 point (0,5 pour les étapes, 0,5 pour le résultat).

Piège classique : écrire le test à l’envers, avec \(f(m) > 0\), tout en gardant \(a = m\). La solution sortirait alors de l’intervalle \([a \,;\, b]\).

Exercice 5 – Le four de la céramiste (5 points)

  1. \(T(0) = 20 + 980 \times \mathrm{e}^{0} = 20 + 980 = 1000\). Au moment où Léna l’éteint, le four est à 1 000 °C.
  2. La dérivée de \(t \mapsto \mathrm{e}^{-0{,}2t}\) est \(t \mapsto -0{,}2\,\mathrm{e}^{-0{,}2t}\), donc \(T^{\prime}(t) = 980 \times (-0{,}2)\,\mathrm{e}^{-0{,}2t} = -196\,\mathrm{e}^{-0{,}2t}\). Comme \(\mathrm{e}^{-0{,}2t} > 0\), on a \(T^{\prime}(t) < 0\). \(T\) est donc strictement décroissante sur \([0 \,;\, +\infty[\).
  3. Quand \(t\) tend vers \(+\infty\), \(-0{,}2t\) tend vers \(-\infty\), donc \(\mathrm{e}^{-0{,}2t}\) tend vers 0 par composition. Ainsi, \(\lim_{t \to +\infty} T(t) = 20\). À long terme, la température du four se rapproche de 20 °C, celle de l’atelier.
  4. La fonction \(T\) est continue et strictement décroissante sur \([0 \,;\, +\infty[\). De plus, \(T(0) = 1000\) et \(\lim_{t \to +\infty} T(t) = 20\), donc \(T\) prend toutes les valeurs de \(]20 \,;\, 1000]\), et 100 appartient à cet intervalle. D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, il existe un unique \(t_0 \geq 0\) tel que \(T(t_0) = 100\).
  5. À la calculatrice, \(T(12{,}5) \approx 100{,}44\), donc \(T(12{,}5) > 100\) ; puis \(T(12{,}6) \approx 98{,}85\), donc \(T(12{,}6) < 100\). Comme \(T\) est décroissante, \(12{,}5 < t_0 < 12{,}6\). Or \(0{,}6\) h correspond à \(0{,}6 \times 60 = 36\) min. Léna pourra ouvrir son four au bout de 12 h 36 min, en arrondissant par excès.

Barème : 1) 0,5 point ; 2) 1 point (0,5 pour la dérivée, 0,5 pour le signe) ; 3) 1 point (0,5 pour la limite, 0,5 pour l’interprétation) ; 4) 1,5 point (0,5 par hypothèse citée) ; 5) 1 point (0,5 pour l’encadrement, 0,5 pour la conversion).

Piège classique : convertir 12,6 h en 12 h 6 min. Pourtant, un dixième d’heure vaut 6 minutes, donc 0,6 h fait 36 minutes.

À retenir de ce contrôle

  • Une fonction est continue en a lorsque sa limite en a existe et vaut f(a) ; un saut sur la courbe signale une discontinuité.
  • Le théorème des valeurs intermédiaires garantit au moins une solution ; il faut la stricte monotonie pour affirmer qu’elle est unique.
  • Avec un tableau de variations à plusieurs flèches, on applique le corollaire sur chaque intervalle de monotonie, puis on additionne.
  • Pour encadrer une solution, on calcule les images de deux valeurs proches et on vérifie qu’elles sont de part et d’autre de k.
  • À chaque étape de la dichotomie, la longueur de l’intervalle est divisée par 2 et la solution reste entre a et b.

Revenir à l’énoncé du contrôle

Consolider continuité et valeurs intermédiaires après ce corrigé

Pour ne plus perdre de points sur ce thème, relis la leçon limites de suites et de fonctions et continuité ; entraîne-toi sur la fiche limites de fonctions et la continuité et fonction exponentielle.

D’autres évaluations corrigées t’attendent sur la page contrôles de maths en terminale.

Voter.. post
Télécharger puis imprimer cette fiche en PDF.

Télécharger ou imprimer cette fiche «continuité et valeurs intermédiaires : corrigé du contrôle de maths en terminale» au format PDF afin de pouvoir travailler en totale autonomie.


Nombre de fichiers PDF téléchargés.  Maths PDF c'est 16 217 357 cours et exercices de maths téléchargés en PDF et 4 250 exercices.

Télécharger les manuels scolaires de maths en PDF du CP à la Terminale