Interpolation de Lagrange et Viète : corrigé du contrôle de maths en MPSI
Voici le corrigé du contrôle de maths en MPSI sur le thème « interpolation de Lagrange et Viète », question par question.
Ce corrigé rédige chaque réponse comme on l’attend dans une copie de MPSI : le théorème utilisé est nommé, puis ses hypothèses sont contrôlées. Pour la multiplicité, il présente le tableau des dérivées évaluées en \(1\), ce qui évite les erreurs de signe. Les sommes de puissances sont obtenues par une récurrence sur les degrés à partir de l’équation vérifiée par chaque racine, une méthode qui se réutilise pour n’importe quel exposant. Ensuite, la factorisation de \(X^8 – 1\) regroupe les racines conjuguées deux à deux. Enfin, le problème est illustré par une figure qui compare la courbe d’interpolation à celle de \(x \mapsto 2^x\). Chaque exercice se termine par un barème détaillé.
L’énoncé complet se trouve ici : Interpolation de Lagrange et Viète : contrôle de maths en MPSI.
Barème du contrôle corrigé : interpolation de Lagrange et Viète
| Exercice | Points |
|---|---|
| 1. Une racine d’ordre élevé | 4 points |
| 2. Sommes de puissances des racines d’un cubique | 4 points |
| 3. Les racines huitièmes de l’unité | 4,5 points |
| 4. Problème : interpoler la fonction puissance de 2 | 7,5 points |
| Total | 20 points |
Le corrigé détaillé : interpolation de Lagrange et Viète
Exercice 1 – Une racine d’ordre élevé (4 points)
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D’abord, \(P(1) = 1 – 3 + 2 + 2 – 3 + 1 = 0\), donc \(1\) est racine de \(P\). On dérive ensuite successivement :
\(P^{\prime} = 5X^4 – 12X^3 + 6X^2 + 4X – 3\), d’où \(P^{\prime}(1) = 5 – 12 + 6 + 4 – 3 = 0\) ;
\(P^{\prime\prime} = 20X^3 – 36X^2 + 12X + 4\), d’où \(P^{\prime\prime}(1) = 20 – 36 + 12 + 4 = 0\) ;
\(P^{(3)} = 60X^2 – 72X + 12\), d’où \(P^{(3)}(1) = 60 – 72 + 12 = 0\) ;
\(P^{(4)} = 120X – 72\), d’où \(P^{(4)}(1) = 48 \neq 0\).D’après la caractérisation de la multiplicité par les dérivées, valable sur \(\mathbb{R}\), \(1\) est racine de \(P\) d’ordre de multiplicité exactement \(4\).
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Ainsi \((X – 1)^4\) divise \(P\). Comme \(P\) est unitaire de degré \(5\), il existe un réel \(c\) tel que \(P = (X – 1)^4 (X – c)\). En comparant les coefficients constants, on obtient \(1 = (-1)^4 \times (-c)\), donc \(c = -1\). Par conséquent, \(P = (X – 1)^4 (X + 1)\), produit de facteurs de degré 1, donc irréductibles.
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Imposer une racine double
Le polynôme \((X – 1)^2\) divise \(Q\) si et seulement si \(1\) est racine au moins double de \(Q\), c’est-à-dire si \(Q(1) = 0\) et \(Q^{\prime}(1) = 0\). Or \(Q(1) = 4 + a + b\) et \(Q^{\prime} = 4X^3 + 2aX + b\), donc \(Q^{\prime}(1) = 4 + 2a + b\). La différence des deux équations donne \(a = 0\), puis \(b = -4\). Ainsi \(a = 0\) et \(b = -4\).
On effectue alors la division de \(X^4 – 4X + 3\) par \(X^2 – 2X + 1\) : le quotient vaut \(X^2 + 2X + 3\), et le reste est nul. Or ce quotient a pour discriminant \(4 – 12 = -8 < 0\), donc il est irréductible sur \(\mathbb{R}\). Finalement, \(Q = (X – 1)^2 (X^2 + 2X + 3)\).
Piège classique : s’arrêter à la première dérivée non calculée et conclure trop tôt. L’ordre de multiplicité est fixé par la première dérivée qui ne s’annule pas en \(1\), et il faut l’exhiber.
Exercice 2 – Sommes de puissances des racines d’un cubique (4 points)
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La fonction \(x \mapsto R(x)\) est continue sur \(\mathbb{R}\). De plus, \(R(-2) = -5\), \(R(-1) = 5\), \(R(1) = 1\), \(R(2) = -1\) et \(R(3) = 5\). Le théorème des valeurs intermédiaires fournit donc une racine dans chacun des intervalles \(]-2, -1[\), \(]1, 2[\) et \(]2, 3[\). Ces intervalles sont disjoints, et \(R\) est de degré 3, donc il n’a pas d’autre racine. Ainsi \(R\) a trois racines réelles distinctes, situées dans \(]-2, -1[\), \(]1, 2[\) et \(]2, 3[\).
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Pour un polynôme unitaire \(X^3 – \sigma_1 X^2 + \sigma_2 X – \sigma_3\), on a \(\sigma_1 = x_1 + x_2 + x_3\), \(\sigma_2 = x_1 x_2 + x_1 x_3 + x_2 x_3\) et \(\sigma_3 = x_1 x_2 x_3\). Ici, \(\sigma_1 = 2\), \(\sigma_2 = -3\) et \(\sigma_3 = -5\).
On en déduit \(S_1 = \sigma_1 = 2\). Ensuite, en développant le carré de la somme, \(S_2 = \sigma_1^2 – 2\sigma_2 = 4 + 6\). Donc \(S_1 = 2\) et \(S_2 = 10\).
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Aucune racine n’est nulle, car \(\sigma_3 \neq 0\). On réduit alors au même dénominateur : \(\dfrac{1}{x_1} + \dfrac{1}{x_2} + \dfrac{1}{x_3} = \dfrac{x_2 x_3 + x_1 x_3 + x_1 x_2}{x_1 x_2 x_3} = \dfrac{\sigma_2}{\sigma_3}\). Ainsi cette somme vaut \(\frac{3}{5}\).
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Abaisser le degré pour obtenir les sommes de puissances
Chaque \(x_i\) est racine de \(R\), donc \(x_i^3 – 2x_i^2 – 3x_i + 5 = 0\), ce qui donne bien \(x_i^3 = 2x_i^2 + 3x_i – 5\). En sommant sur \(i\), on obtient \(S_3 = 2S_2 + 3S_1 – 15 = 20 + 6 – 15\), soit \(S_3 = 11\).
De même, on multiplie la relation par \(x_i\) : \(x_i^4 = 2x_i^3 + 3x_i^2 – 5x_i\). Par sommation, \(S_4 = 2S_3 + 3S_2 – 5S_1 = 22 + 30 – 10\). Donc \(S_4 = 42\).
Piège classique : se tromper de signe dans les relations de Viète. Pour un polynôme unitaire de degré 3, les coefficients sont \(-\sigma_1\), \(+\sigma_2\) et \(-\sigma_3\) : ici le produit des racines vaut donc \(-5\), et non \(5\).
Exercice 3 – Les racines huitièmes de l’unité (4,5 points)
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Un complexe \(z\) vérifie \(z^8 = 1\) si et seulement si \(z = \mathrm{e}^{2ik\pi/8} = \omega^k\) avec \(k \in \{0, \ldots, 7\}\). Ces huit nombres sont distincts, et \(X^8 – 1\) est unitaire de degré 8. Par conséquent, \(X^8 – 1 = \prod_{k=0}^{7} (X – \omega^k)\).
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Parmi ces racines, \(\omega^0 = 1\) et \(\omega^4 = -1\) sont réelles. Les autres se regroupent par paires conjuguées : \(\omega^2 = i\) avec \(\omega^6 = -i\), puis \(\omega\) avec \(\omega^7 = \overline{\omega}\), et enfin \(\omega^3\) avec \(\omega^5 = \overline{\omega^3}\).
Pour \(\theta\) réel, \((X – \mathrm{e}^{i\theta})(X – \mathrm{e}^{-i\theta}) = X^2 – 2\cos(\theta) X + 1\). Comme \(\cos\left(\frac{\pi}{4}\right) = \frac{\sqrt{2}}{2}\) et \(\cos\left(\frac{3\pi}{4}\right) = -\frac{\sqrt{2}}{2}\), on obtient :
\(X^8 – 1 = (X – 1)(X + 1)(X^2 + 1)(X^2 – \sqrt{2}X + 1)(X^2 + \sqrt{2}X + 1)\).
Les trois facteurs de degré 2 ont un discriminant strictement négatif (\(-4\), puis \(2 – 4 = -2\) deux fois), donc ils sont irréductibles dans \(\mathbb{R}[X]\).
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On a \(X^8 – 1 = (X – 1)(1 + X + X^2 + \cdots + X^7)\), d’où \(T = \sum_{k=0}^{7} X^k\). Par ailleurs, la question 1 donne \(X^8 – 1 = (X – 1)\prod_{k=1}^{7}(X – \omega^k)\). Comme \(\mathbb{R}[X]\) est intègre, on peut simplifier par \(X – 1\), ce qui donne \(T = \prod_{k=1}^{7} (X – \omega^k)\). En évaluant en \(1\), on trouve alors \(\prod_{k=1}^{7}(1 – \omega^k) = T(1) = 8\).
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Du produit des écarts au produit de sinus
Posons \(\theta = \frac{k\pi}{4}\). On factorise par l’angle moitié : \(1 – \mathrm{e}^{i\theta} = \mathrm{e}^{i\theta/2}\left(\mathrm{e}^{-i\theta/2} – \mathrm{e}^{i\theta/2}\right) = -2i\sin\left(\frac{\theta}{2}\right)\mathrm{e}^{i\theta/2}\). Donc \(|1 – \omega^k| = 2\left|\sin\left(\frac{k\pi}{8}\right)\right|\). Or \(\frac{k\pi}{8} \in ]0, \pi[\) pour \(1 \leq k \leq 7\), donc ce sinus est positif, et \(|1 – \omega^k| = 2\sin\left(\frac{k\pi}{8}\right)\).
En prenant le module dans la question 3, on obtient \(2^7 \prod_{k=1}^{7}\sin\left(\frac{k\pi}{8}\right) = 8\), donc ce produit vaut \(\frac{1}{16}\). De plus, \(\sin\left(\frac{(8 – k)\pi}{8}\right) = \sin\left(\frac{k\pi}{8}\right)\), \(\sin\left(\frac{\pi}{4}\right)^2 = \frac{1}{2}\) et \(\sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = 1\). Le produit s’écrit ainsi \(\frac{1}{2}\left(\sin\left(\frac{\pi}{8}\right)\sin\left(\frac{3\pi}{8}\right)\right)^2 = \frac{1}{16}\). Ce produit de sinus positifs vaut donc \(\frac{1}{\sqrt{8}}\), soit \(\sin\left(\frac{\pi}{8}\right)\sin\left(\frac{3\pi}{8}\right) = \frac{\sqrt{2}}{4}\).
Piège classique : évaluer directement \(X^8 – 1\) en \(1\), ce qui donne \(0 = 0\). Il faut d’abord diviser par \(X – 1\), puis seulement évaluer le quotient.
Exercice 4 – Problème : interpoler la fonction puissance de 2 (7,5 points)
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Unicité. Soient \(P\) et \(\tilde{P}\) deux polynômes de \(\mathbb{R}_3[X]\) qui prennent les valeurs \(y_i\) aux quatre abscisses. Alors \(P – \tilde{P}\) est de degré au plus 3 et possède quatre racines distinctes \(x_0, x_1, x_2, x_3\). Un polynôme non nul de degré au plus 3 a au plus trois racines, donc \(P – \tilde{P} = 0\).
Valeurs de \(L_i\). Le produit \(L_i\) contient le facteur \(X – x_j\) pour chaque \(j \neq i\), donc \(L_i(x_j) = 0\). En revanche, en \(x_i\), chaque quotient \(\frac{x_i – x_j}{x_i – x_j}\) vaut \(1\), d’où \(L_i(x_i) = 1\).
Existence. Posons \(P = \sum_{i=0}^{3} y_i L_i\). Chaque \(L_i\) est de degré 3, donc \(P \in \mathbb{R}_3[X]\), et \(P(x_j) = \sum_i y_i L_i(x_j) = y_j\). Ainsi il existe un unique polynôme de \(\mathbb{R}_3[X]\) qui prend les valeurs \(y_i\) aux points \(x_i\).
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Les polynômes de Lagrange des quatre abscisses
On calcule chaque dénominateur à partir des écarts entre abscisses :
\(L_0 = \dfrac{X(X – 1)(X – 2)}{(-1)(-2)(-3)} = -\dfrac{1}{6}X(X – 1)(X – 2)\) ;
\(L_1 = \dfrac{(X + 1)(X – 1)(X – 2)}{1 \times (-1) \times (-2)} = \dfrac{1}{2}(X + 1)(X – 1)(X – 2)\) ;
\(L_2 = \dfrac{(X + 1)X(X – 2)}{2 \times 1 \times (-1)} = -\dfrac{1}{2}(X + 1)X(X – 2)\) ;
\(L_3 = \dfrac{(X + 1)X(X – 1)}{3 \times 2 \times 1} = \dfrac{1}{6}(X + 1)X(X – 1)\).Ce sont les quatre polynômes de Lagrange, chacun de degré exactement 3.
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Le polynôme qui interpole \(x \mapsto 2^x\)
Par la question 1, \(P = \frac{1}{2}L_0 + L_1 + 2L_2 + 4L_3\). On développe chaque terme sur le dénominateur commun \(12\) :
\(\frac{1}{2}L_0 = \frac{-X^3 + 3X^2 – 2X}{12}\) ;
\(L_1 = \frac{6X^3 – 12X^2 – 6X + 12}{12}\) ;
\(2L_2 = \frac{-12X^3 + 12X^2 + 24X}{12}\) ;
\(4L_3 = \frac{8X^3 – 8X}{12}\).En additionnant, on obtient \(P = \dfrac{X^3 + 3X^2 + 8X + 12}{12}\).
Contrôlons ce résultat. D’une part, \(P(-1) = \frac{-1 + 3 – 8 + 12}{12} = \frac{6}{12} = \frac{1}{2}\). D’autre part, \(P(2) = \frac{8 + 12 + 16 + 12}{12} = \frac{48}{12} = 4\). Les deux valeurs attendues sont donc retrouvées.
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Trois identités par unicité
Le polynôme \(L_0 + L_1 + L_2 + L_3\) appartient à \(\mathbb{R}_3[X]\) et vaut \(1\) en chaque \(x_j\), d’après la question 1. Or le polynôme constant \(1\) a les mêmes valeurs, donc l’unicité donne \(L_0 + L_1 + L_2 + L_3 = 1\). De même, \(\sum_i x_i L_i\) et \(X\) sont dans \(\mathbb{R}_3[X]\) et valent tous deux \(x_j\) en \(x_j\), d’où \(\sum_{i=0}^{3} x_i L_i = X\).
Posons enfin \(D = X^4 – \sum_{i} x_i^4 L_i\). Ce polynôme est unitaire de degré 4, car la somme est de degré au plus 3. De plus, \(D(x_j) = x_j^4 – x_j^4 = 0\) pour chaque \(j\). Il est donc divisible par \((X + 1)X(X – 1)(X – 2)\), unitaire de même degré, ce qui impose l’égalité. Ainsi \(\sum_{i=0}^{3} x_i^4 L_i = X^4 – (X + 1)X(X – 1)(X – 2)\).
-
On calcule \(P\left(\frac{1}{2}\right) = \frac{1}{12}\left(\frac{1}{8} + \frac{3}{4} + 4 + 12\right) = \frac{1}{12} \times \frac{135}{8}\), donc \(P\left(\frac{1}{2}\right) = \frac{45}{32}\).
D’abord, \(\left(\frac{45}{32}\right)^2 = \frac{2025}{1024} < \frac{2048}{1024} = 2\), donc \(\frac{45}{32} < \sqrt{2}\) : l’approximation est par défaut. Ensuite, \(\left(\frac{283}{200}\right)^2 = \frac{80089}{40000} > \frac{80000}{40000} = 2\), donc \(\sqrt{2} < \frac{283}{200}\). Par conséquent, \(0 < \sqrt{2} – \frac{45}{32} < \frac{283}{200} – \frac{45}{32} = \frac{1132 – 1125}{800} = \frac{7}{800}\). Or \(\frac{7}{800} < \frac{8}{800} = \frac{1}{100}\). Ainsi \(\frac{45}{32}\) approche \(\sqrt{2}\) par défaut à moins de \(10^{-2}\) près, ce que confirme la figure, où les deux courbes sont presque confondues entre \(-1\) et \(2\).
Piège classique : oublier les signes des dénominateurs de \(L_0\) et de \(L_2\). Un contrôle simple consiste à vérifier que \(L_0(-1) = 1\) et \(L_2(1) = 1\) avant de poursuivre.
À retenir de ce contrôle
- Une racine a est d’ordre m exactement lorsque P et ses dérivées jusqu’à l’ordre m − 1 s’annulent en a, alors que la dérivée d’ordre m ne s’y annule pas.
- Les relations de Viète donnent les fonctions symétriques élémentaires ; la somme des carrés des racines vaut alors le carré de la somme moins deux fois la deuxième.
- Dans R[X], deux racines complexes conjuguées non réelles se regroupent en un facteur de degré 2 à discriminant strictement négatif.
- Le polynôme de Lagrange associé à une abscisse vaut 1 en cette abscisse et 0 aux autres ; toute interpolation est une combinaison de ces polynômes.
- Deux polynômes de degré au plus n qui coïncident en n + 1 points distincts sont égaux : cet argument d’unicité démontre la plupart des identités de Lagrange.
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