Propriétés de l’exponentielle : corrigé du contrôle de maths en première

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Voici le corrigé du contrôle de maths en première sur le thème « propriétés de l’exponentielle », question par question.

Cette correction rédige chaque réponse comme sur une copie de première. Pour les simplifications, elle cite d’abord la règle de calcul employée, puis regroupe les exposants ligne par ligne. Les équations et inéquations sont justifiées par la stricte croissance de l’exponentielle, ce que les correcteurs attendent explicitement.

Dans l’étude de fonction, la formule de dérivation d’un produit est développée en entier, et un tableau de variations dessiné résume la conclusion. Compare donc ta copie question par question, puis estime ta note avec le barème. Enfin, lis les pièges signalés, car ils reviennent souvent en automatismes.

L’énoncé complet se trouve ici : Propriétés de l’exponentielle : contrôle de maths en première.

Barème du contrôle corrigé : propriétés de l’exponentielle

Exercice Points
1. Règles de calcul 4 points
2. Équations et inéquations 4 points
3. La courbe et sa tangente en 0 3 points
4. Trois courbes à reconnaître 3 points
5. Dérivées et variations 6 points
Total 20 points

Le corrigé détaillé : propriétés de l’exponentielle

Exercice 1 – Règles de calcul (4 points)

  1. On regroupe d’abord le numérateur, puis on divise :
    \(A = \dfrac{\mathrm{e}^{5 + (-2)}}{\mathrm{e}^{4}} = \dfrac{\mathrm{e}^{3}}{\mathrm{e}^{4}} = \mathrm{e}^{3 – 4}\).
    \(A = \mathrm{e}^{-1}\).
  2. On utilise \(\left(\mathrm{e}^{a}\right)^{n} = \mathrm{e}^{na}\), puis la règle du produit :
    \(B = \mathrm{e}^{6x} \times \mathrm{e}^{-4x} = \mathrm{e}^{6x – 4x}\).
    \(B = \mathrm{e}^{2x}\).
  3. Le quotient donne une différence d’exposants, sans oublier les parenthèses :
    \(C = \mathrm{e}^{(x + 1) – (1 – x)} = \mathrm{e}^{x + 1 – 1 + x}\).
    \(C = \mathrm{e}^{2x}\).
  4. On pose \(a = \mathrm{e}^{x}\) et \(b = \mathrm{e}^{-x}\). Alors \((a + b)^2 – (a – b)^2 = a^2 + 2ab + b^2 – a^2 + 2ab – b^2 = 4ab\). Or \(ab = \mathrm{e}^{x} \times \mathrm{e}^{-x} = \mathrm{e}^{0} = 1\). L’expression vaut donc \(4 \times 1 = 4\) pour tout réel \(x\).

Barème : Q1 : 1 point ; Q2 : 1 point ; Q3 : 1 point ; Q4 : 1 point (0,5 pour le développement, 0,5 pour \(ab = 1\)).

Piège classique : écrire \(\mathrm{e}^{x + 1 – 1 – x} = \mathrm{e}^{0}\) dans \(C\). En effet, le signe moins porte sur tout l’exposant \(1 – x\), donc \(-(1 – x) = -1 + x\).

Exercice 2 – Équations et inéquations (4 points)

  1. La fonction exponentielle est strictement croissante, donc \(\mathrm{e}^{u} = \mathrm{e}^{v}\) équivaut à \(u = v\). Ainsi \(2x – 1 = x + 3\), d’où \(x = 4\). \(S = \{4\}\).
  2. De même, l’équation équivaut à \(x^2 = 3x – 2\), soit \(x^2 – 3x + 2 = 0\). Alors \(\Delta = 9 – 8 = 1\), puis \(x_1 = \frac{3 – 1}{2} = 1\) et \(x_2 = \frac{3 + 1}{2} = 2\). \(S = \{1 \,;\, 2\}\).
  3. Comme l’exponentielle est strictement croissante, l’inéquation équivaut à \(1 – 2x < x + 7\). Donc \(-3x < 6\), puis \(x > -2\) (on divise par \(-3\), qui est négatif, donc on change le sens). \(S = \,]-2 \,;\, +\infty[\).
  4. On écrit \(\mathrm{e} = \mathrm{e}^{1}\) : l’équation devient \(\mathrm{e}^{2x} = \mathrm{e}^{1}\), donc \(2x = 1\). \(S = \left\{\frac{1}{2}\right\}\).

Barème : 1 point par question (0,5 pour l’équivalence justifiée, 0,5 pour l’ensemble des solutions).

Piège classique : oublier de changer le sens de l’inégalité en divisant par \(-3\). Pour vérifier, teste \(x = 0\) : \(\mathrm{e}^{1} < \mathrm{e}^{7}\) est vrai, et 0 appartient bien à \(]-2 \,;\, +\infty[\).

Exercice 3 – La courbe et sa tangente en 0 (3 points)

  1. La fonction exponentielle est sa propre dérivée, donc le coefficient directeur de la tangente en 0 vaut \(\mathrm{e}^{0} = 1\). De plus, la courbe passe par \(A(0 \,;\, 1)\). L’équation est \(y = 1 \times (x – 0) + 1\). \(T : y = x + 1\).
  2. La courbe est toujours au-dessus de sa tangente \(T\), et elle la touche seulement en \(A\). Pour tout réel \(x\), \(\mathrm{e}^{x} \geq x + 1\).
  3. Près de 0, la courbe et la tangente sont très proches, donc \(\mathrm{e}^{0{,}1} \approx 0{,}1 + 1\). \(\mathrm{e}^{0{,}1} \approx 1{,}1\).
  4. On a \(-3 < -2{,}5\). Or la fonction exponentielle est strictement croissante sur \(\mathbb{R}\), elle conserve donc l’ordre. \(\mathrm{e}^{-3} < \mathrm{e}^{-2{,}5}\).

Barème : Q1 : 1 point (0,5 pour la dérivée en 0, 0,5 pour l’équation) ; Q2 : 0,5 point ; Q3 : 0,5 point ; Q4 : 1 point (0,5 pour la comparaison, 0,5 pour la justification par la croissance).

Exercice 4 – Trois courbes à reconnaître (3 points)

  1. Pour tout réel \(k\), \(f_k(0) = \mathrm{e}^{k \times 0} = \mathrm{e}^{0} = 1\). Les trois courbes passent donc par le point de coordonnées \((0 \,;\, 1)\).
  2. La dérivée de \(x \mapsto \mathrm{e}^{kx}\) est \(f_k^{\prime}(x) = k\,\mathrm{e}^{kx}\). Comme \(\mathrm{e}^{kx} > 0\), le signe de \(f_k^{\prime}(x)\) est celui de \(k\). Si \(k > 0\), \(f_k\) est strictement croissante ; si \(k < 0\), elle est strictement décroissante.
  3. D’abord, seule \(f_{-1}\) est décroissante, car \(-1 < 0\) : c’est \(\Gamma_2\). Ensuite, la tangente en 0 a pour coefficient directeur \(f_k^{\prime}(0) = k\). Ainsi, la courbe croissante la plus raide en 0 correspond au plus grand \(k\). \(f_{-1} \to \Gamma_2\), \(f_{2} \to \Gamma_3\) et \(f_{0{,}5} \to \Gamma_1\).

Barème : Q1 : 0,5 point ; Q2 : 1 point (0,5 pour la dérivée, 0,5 pour les variations) ; Q3 : 1,5 point (0,5 par association justifiée).

Exercice 5 – Dérivées et variations (6 points)

  1. La dérivée de \(x \mapsto \mathrm{e}^{ax+b}\) est \(x \mapsto a\,\mathrm{e}^{ax+b}\). Ici \(a = -2\), donc \(g^{\prime}(x) = -2\,\mathrm{e}^{-2x+3}\). Puisqu’une exponentielle est strictement positive, \(g^{\prime}(x) < 0\). La fonction \(g\) est strictement décroissante sur \(\mathbb{R}\).
  2. On pose \(u(x) = 2x – 3\) et \(v(x) = \mathrm{e}^{x}\), d’où \(u^{\prime}(x) = 2\) et \(v^{\prime}(x) = \mathrm{e}^{x}\). Avec la formule \((uv)^{\prime} = u^{\prime}v + uv^{\prime}\) :
    \(f^{\prime}(x) = 2\mathrm{e}^{x} + (2x – 3)\mathrm{e}^{x}\)
    \(= (2 + 2x – 3)\mathrm{e}^{x}\).
    Donc \(f^{\prime}(x) = (2x – 1)\mathrm{e}^{x}\).
  3. Comme \(\mathrm{e}^{x} > 0\), \(f^{\prime}(x)\) a le signe de \(2x – 1\), qui s’annule en \(\frac{1}{2}\). Ainsi \(f^{\prime}(x) < 0\) avant \(\frac{1}{2}\) et \(f^{\prime}(x) > 0\) après. Le minimum vaut \(f\left(\frac{1}{2}\right) = (1 – 3)\mathrm{e}^{\frac{1}{2}} = -2\,\mathrm{e}^{\frac{1}{2}}\). \(f\) décroît sur \(]-\infty \,;\, \frac{1}{2}]\), puis croît sur \([\frac{1}{2} \,;\, +\infty[\), avec un minimum égal à \(-2\sqrt{\mathrm{e}}\).
Tableau de variations de f : 2x − 1 et f′(x) négatifs puis positifs, nuls en 1/2 ; f décroît puis croît avec un minimum −2e^(1/2)
  1. Puisque \(\mathrm{e}^{x} \neq 0\), \(f(x) = 0\) équivaut à \(2x – 3 = 0\), c’est-à-dire \(x = \frac{3}{2}\). De plus, \(f(x)\) a le signe de \(2x – 3\). \(S = \left\{\frac{3}{2}\right\}\) ; \(f(x) < 0\) pour \(x < \frac{3}{2}\) et \(f(x) > 0\) pour \(x > \frac{3}{2}\).
  2. On calcule \(f(0) = (0 – 3)\mathrm{e}^{0} = -3\) et \(f^{\prime}(0) = (0 – 1)\mathrm{e}^{0} = -1\). La tangente a pour équation \(y = f^{\prime}(0)(x – 0) + f(0)\). \(y = -x – 3\).

Barème : Q1 : 1 point (0,5 pour la dérivée, 0,5 pour le sens de variation) ; Q2 : 1,5 point (0,5 pour u′ et v′, 0,5 pour la formule, 0,5 pour la factorisation) ; Q3 : 1,5 point (0,5 pour le signe, 0,5 pour le tableau, 0,5 pour le minimum exact) ; Q4 : 1 point ; Q5 : 1 point.

Piège classique : dériver \(\mathrm{e}^{-2x+3}\) en \(\mathrm{e}^{-2x+3}\) sans le facteur \(-2\). Pourtant, la formule \((\mathrm{e}^{u})^{\prime} = u^{\prime}\mathrm{e}^{u}\) impose de multiplier par la dérivée de l’exposant.

À retenir de ce contrôle

  • Pour tous réels a et b, exp(a + b) = exp(a) × exp(b), exp(−a) = 1/exp(a) et exp(na) = (exp(a))^n.
  • La fonction exponentielle est strictement croissante, donc comparer exp(u) et exp(v) revient à comparer u et v, dans le même ordre.
  • La dérivée de x ↦ exp(ax + b) est x ↦ a exp(ax + b), et son signe est donc celui de a.
  • Comme exp(x) est toujours strictement positif, le signe d’un produit P(x) × exp(x) est celui du facteur P(x).
  • Près de 0, la tangente y = x + 1 donne l’approximation affine exp(h) ≈ 1 + h pour h petit.

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Consolider propriétés de l’exponentielle après ce corrigé

Pour ne plus perdre de points sur ce thème, relis la leçon fonction exponentielle.

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