Suites géométriques et exponentielle : corrigé du contrôle de maths en première

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Voici le corrigé du contrôle de maths en première sur le thème « suites géométriques et exponentielle », question par question.

Cette correction reprend chaque question dans l’ordre du sujet, avec une rédaction que tu peux recopier telle quelle sur ta copie. Tu y trouveras d’abord les propriétés algébriques de l’exponentielle appliquées pas à pas, puis la démonstration type qui montre qu’une suite est géométrique. Pour l’élevage de truites, un graphique complété illustre la lecture graphique attendue.

Le programme Python corrigé figure lui aussi en couleur, avec l’exécution de la boucle. Sous chaque exercice, le barème détaillé indique comment se répartissent les points. Compare alors ta copie ligne par ligne, puis refais seul les questions manquées : c’est ainsi que les automatismes deviennent solides.

L’énoncé complet se trouve ici : Suites géométriques et exponentielle : contrôle de maths en première.

Barème du contrôle corrigé : suites géométriques et exponentielle

Exercice Points
1. Automatismes sans calculatrice 4 points
2. Une suite née de l’exponentielle 4 points
3. Les truites de l’étang 6 points
4. Un seuil cherché en Python 3 points
5. La lumière sous la mer 3 points
Total 20 points

Le corrigé détaillé : suites géométriques et exponentielle

Exercice 1 – Automatismes sans calculatrice (4 points)

  1. D’abord, \(\left(\mathrm{e}^{2}\right)^{3} = \mathrm{e}^{6}\).
    Puis \(\mathrm{e}^{6} \times \mathrm{e}^{-1} = \mathrm{e}^{5}\).
    Enfin \(\dfrac{\mathrm{e}^{5}}{\mathrm{e}^{4}} = \mathrm{e}^{5-4} = \mathrm{e}^{1}\).
    Donc \(A = \mathrm{e}\).
  2. Pour passer de \(v_1\) à \(v_4\), on multiplie trois fois par la raison.
    Ainsi \(v_4 = v_1 \times \left(\dfrac{1}{2}\right)^{3} = 6 \times \dfrac{1}{8} = \dfrac{6}{8}\).
    Par conséquent, \(v_4 = \dfrac{3}{4} = 0{,}75\).
  3. On reconnaît la somme des puissances de 3, de \(3^0\) jusqu’à \(3^6\).
    Or \(1 + q + q^2 + q^3 + q^4 + q^5 + q^6 = \dfrac{1 – q^{7}}{1 – q}\) quand \(q \neq 1\).
    Donc \(S = \dfrac{1 – 3^{7}}{1 – 3} = \dfrac{1 – 2187}{-2} = \dfrac{-2186}{-2}\).
    Ainsi \(S = 1\,093\).
  4. Deux exponentielles sont égales si et seulement si leurs exposants sont égaux.
    Donc \(2x – 1 = x + 3\), c’est-à-dire \(x = 4\).
    L’ensemble des solutions est \(\{4\}\).

Barème : Q1 : 1 point (0,5 pour une règle bien appliquée, 0,5 pour le résultat) ; Q2 : 1 point ; Q3 : 1 point (0,5 pour la formule de la somme, 0,5 pour le résultat) ; Q4 : 1 point (0,5 pour l’égalité des exposants, 0,5 pour la solution).

Piège classique : écrire \(\left(\mathrm{e}^{2}\right)^{3} = \mathrm{e}^{5}\). En effet, une puissance de puissance multiplie les exposants, elle ne les additionne pas.

Exercice 2 – Une suite née de l’exponentielle (4 points)

  1. \(w_0 = \mathrm{e}^{1 – 0} = \mathrm{e}\) et \(w_1 = \mathrm{e}^{1 – 0{,}4} = \mathrm{e}^{0{,}6}\).
    Donc \(w_0 = \mathrm{e}\) et \(w_1 = \mathrm{e}^{0{,}6}\).
  2. Pour tout entier naturel \(n\) :
    \(w_{n+1} = \mathrm{e}^{1 – 0{,}4(n+1)} = \mathrm{e}^{1 – 0{,}4n – 0{,}4}\).
    Or \(\mathrm{e}^{a+b} = \mathrm{e}^{a} \times \mathrm{e}^{b}\), donc \(w_{n+1} = \mathrm{e}^{1 – 0{,}4n} \times \mathrm{e}^{-0{,}4} = \mathrm{e}^{-0{,}4} \times w_n\).
    La suite \((w_n)\) est donc géométrique, de premier terme \(w_0 = \mathrm{e}\) et de raison \(q = \mathrm{e}^{-0{,}4}\).
  3. Comme \(-0{,}4 < 0\), on a \(0 < \mathrm{e}^{-0{,}4} < 1\) ; de plus, le premier terme \(w_0 = \mathrm{e}\) est strictement positif. Par conséquent, la suite \((w_n)\) est strictement décroissante.
  4. La somme des dix premiers termes d’une suite géométrique vaut premier terme fois \(\dfrac{1 – q^{10}}{1 – q}\).
    Ici \(q^{10} = \left(\mathrm{e}^{-0{,}4}\right)^{10} = \mathrm{e}^{-4}\).
    Donc \(T = \mathrm{e} \times \dfrac{1 – \mathrm{e}^{-4}}{1 – \mathrm{e}^{-0{,}4}}\).
    Ainsi \(T = \dfrac{\mathrm{e}\left(1 – \mathrm{e}^{-4}\right)}{1 – \mathrm{e}^{-0{,}4}} \approx 8{,}09\).

Barème : Q1 : 0,5 point ; Q2 : 1 point (0,5 pour le calcul de \(w_{n+1}\), 0,5 pour la conclusion avec premier terme et raison) ; Q3 : 1 point (0,5 pour la raison entre 0 et 1, 0,5 pour la conclusion) ; Q4 : 1,5 point (0,5 pour la formule, 0,5 pour \(\mathrm{e}^{-4}\), 0,5 pour la valeur approchée).

Piège classique : compter neuf termes au lieu de dix. De \(w_0\) à \(w_9\), il y a bien dix termes, donc l’exposant de \(q\) vaut 10.

Exercice 3 – Les truites de l’étang (6 points)

  1. Augmenter de 20 % revient à multiplier par \(1 + \dfrac{20}{100} = 1{,}2\). Donc, pour tout entier naturel \(n\), \(u_{n+1} = 1{,}2\,u_n\).
    La suite \((u_n)\) est ainsi géométrique, de premier terme \(u_0 = 2\) et de raison \(1{,}2\).
    Pour tout \(n\), \(u_n = 2 \times 1{,}2^{n}\).
  2. \(u_5 = 2 \times 1{,}2^{5} = 2 \times 2{,}48832 = 4{,}97664\).
    Selon le modèle discret, l’étang compte environ 4 977 truites au 1er janvier 2031.
  3. La dérivée de \(t \mapsto \mathrm{e}^{kt}\) est \(t \mapsto k\,\mathrm{e}^{kt}\).
    Donc \(f^{\prime}(t) = 2 \times 0{,}18\,\mathrm{e}^{0{,}18t} = 0{,}36\,\mathrm{e}^{0{,}18t}\).
    Or une exponentielle est toujours strictement positive, donc \(f^{\prime}(t) > 0\).
    Par conséquent, \(f\) est strictement croissante sur \([0 \,;\, +\infty[\).
  4. Pour tout entier naturel \(n\), \(f(n) = 2\,\mathrm{e}^{0{,}18n} = 2 \times \left(\mathrm{e}^{0{,}18}\right)^{n}\), car \(\mathrm{e}^{na} = \left(\mathrm{e}^{a}\right)^{n}\).
    La suite \(\left(f(n)\right)\) est donc géométrique de raison \(\mathrm{e}^{0{,}18} \approx 1{,}1972\).
    Ainsi \(\mathrm{e}^{0{,}18} < 1{,}2\). Comme ces deux nombres sont positifs, \(\left(\mathrm{e}^{0{,}18}\right)^{n} < 1{,}2^{n}\) pour tout \(n \geq 1\).
    Donc \(f(n) < u_n\) pour \(n \geq 1\) : le modèle discret prévoit toujours plus de truites.
  5. On trace la droite d’équation \(y = 6\) ; elle coupe la courbe de \(f\) en un point d’abscisse proche de 6,1.
    Même repère avec la droite y égale 6 en pointillés verts coupant la courbe de f au point d'abscisse environ 6,1

    La population atteint 6 000 truites au bout d’environ 6,1 années, donc début 2032.

  6. \(u_8 = 2 \times 1{,}2^{8} \approx 8{,}600\) et \(f(8) = 2\,\mathrm{e}^{1{,}44} \approx 8{,}441\).
    L’écart vaut \(8{,}600 – 8{,}441 = 0{,}159\) millier, soit environ 158 truites avec les valeurs non arrondies.
    Cela représente moins de 2 % de la population. Les deux modèles restent donc très proches sur huit ans, avec un écart d’environ 158 truites.

Barème : Q1 : 1 point (0,5 pour le coefficient multiplicateur, 0,5 pour la formule) ; Q2 : 0,5 point ; Q3 : 1 point (0,5 pour la dérivée, 0,5 pour le signe et la conclusion) ; Q4 : 1,5 point (0,5 pour l’écriture de \(f(n)\), 0,5 pour la comparaison des raisons, 0,5 pour la conclusion) ; Q5 : 1 point (on accepte de 6 à 6,2) ; Q6 : 1 point (0,5 pour les calculs, 0,5 pour l’écart commenté).

Piège classique : croire que \(2\,\mathrm{e}^{0{,}18t}\) et \(2 \times 1{,}2^{t}\) coïncident, car \(0{,}18\) ressemble à 20 %. Pourtant \(\mathrm{e}^{0{,}18} \approx 1{,}197\) : le taux annuel du modèle continu vaut environ 19,7 %.

Exercice 4 – Un seuil cherché en Python (3 points)

  1. La boucle doit tourner tant que la population reste sous le seuil, puis chaque passage multiplie \(u\) par \(1{,}2\).
    Programme Python complété avec la ligne while u inférieur à 10 et la ligne u égal 1.2 fois u

    Ligne 4 : while u < 10 : ; ligne 6 : u = 1.2 * u.

  2. D’après le tableau, \(u_8 \approx 8{,}600 < 10\), donc la boucle continue. En revanche, \(u_9 \approx 10{,}320 \geq 10\), si bien que la boucle s’arrête avec \(n = 9\).
    La fonction renvoie 9.
  3. Comme \(2026 + 9 = 2035\), le modèle discret prévoit plus de 10 000 truites à partir du 1er janvier 2035 : l’étang ne pourra plus toutes les nourrir.
  4. On remplace 10 par 12 dans la ligne 4, qui devient while u < 12 :. Alors \(u_9 \approx 10{,}320 < 12\) mais \(u_{10} \approx 12{,}383 \geq 12\).
    La fonction renvoie alors 10.

Barème : Q1 : 1 point (0,5 par ligne) ; Q2 : 1 point (0,5 pour la justification avec le tableau, 0,5 pour la valeur 9) ; Q3 : 0,5 point ; Q4 : 0,5 point (0,25 pour la modification, 0,25 pour la valeur 10).

Piège classique : écrire while u > 10. Or la condition d’une boucle while est celle qui fait continuer : avec \(u = 2\) au départ, la boucle ne tournerait jamais.

Exercice 5 – La lumière sous la mer (3 points)

  1. Pour tout réel \(x \geq 0\) :
    \(L(x+1) = 100\,\mathrm{e}^{-0{,}1x – 0{,}1} = \mathrm{e}^{-0{,}1} \times 100\,\mathrm{e}^{-0{,}1x} = \mathrm{e}^{-0{,}1} \times L(x)\).
    De plus, \(\mathrm{e}^{-0{,}1} \approx 0{,}9048\) et \(1 – 0{,}9048 = 0{,}0952\).
    Chaque mètre supplémentaire fait donc baisser l’intensité lumineuse d’environ 9,5 %.
  2. Pour tout entier naturel \(k\), \(p_{k+1} = L(5k + 5) = 100\,\mathrm{e}^{-0{,}5k – 0{,}5} = \mathrm{e}^{-0{,}5} \times p_k\).
    Ainsi \((p_k)\) est géométrique, de premier terme \(p_0 = 100\) et de raison \(\mathrm{e}^{-0{,}5} \approx 0{,}607\).
    Ensuite \(p_2 = L(10) = 100\,\mathrm{e}^{-1} \approx 36{,}8\).
    À 10 mètres, il reste environ 36,8 % de la lumière de surface.
  3. \(L^{\prime}(x) = 100 \times (-0{,}1)\,\mathrm{e}^{-0{,}1x} = -10\,\mathrm{e}^{-0{,}1x}\). Comme \(\mathrm{e}^{-0{,}1x} > 0\), on obtient \(L^{\prime}(x) < 0\), donc \(L\) est strictement décroissante.
    À la calculatrice, \(L(13) \approx 27{,}3 \geq 25\) alors que \(L(14) \approx 24{,}7 < 25\).
    Puisque \(L\) décroît, l’intensité reste au moins égale à 25 % jusqu’à une profondeur comprise entre 13 et 14 mètres. Au mètre près, Salomé peut photographier sans flash jusqu’à 13 mètres de profondeur.

Barème : Q1 : 1 point (0,5 pour l’égalité, 0,5 pour le pourcentage) ; Q2 : 1 point (0,5 pour la nature de la suite, 0,5 pour \(p_2\)) ; Q3 : 1 point (0,5 pour la décroissance, 0,5 pour la profondeur justifiée).

Piège classique : annoncer une baisse de 10 % par mètre en lisant le \(0{,}1\) de l’exposant. En réalité, on multiplie par \(\mathrm{e}^{-0{,}1} \approx 0{,}905\), soit une baisse de 9,5 % environ.

À retenir de ce contrôle

  • Pour tout réel a, la suite de terme général e puissance na est géométrique de raison e puissance a, car e puissance a+b vaut e puissance a fois e puissance b.
  • Une suite géométrique de premier terme positif croît quand sa raison dépasse 1 et décroît quand sa raison est comprise entre 0 et 1.
  • La somme 1 + q + … + q puissance n vaut (1 − q puissance n+1) divisé par (1 − q) lorsque q est différent de 1.
  • Dans une boucle while, la condition écrite est celle qui fait continuer : pour dépasser un seuil, on boucle tant que la valeur reste inférieure au seuil.

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Consolider suites géométriques et exponentielle après ce corrigé

Pour ne plus perdre de points sur ce thème, relis la leçon suites numériques puis fonction exponentielle ; entraîne-toi sur la fiche les suites et limites et variations de suites.

D’autres évaluations corrigées t’attendent sur la page contrôles de maths en première.

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