Position relative de deux courbes : corrigé du contrôle de maths en première

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Voici le corrigé du contrôle de maths en première sur le thème « position relative de deux courbes », question par question.

Cette correction reprend les quatre exercices dans l’ordre du sujet. Pour chaque comparaison, la différence des deux expressions est calculée, puis factorisée, et son signe est présenté dans un tableau complet. Ainsi, tu vois comment passer d’un tableau de signes à une phrase sur la position des courbes.

Le problème des vélos est détaillé jusqu’au tableau de variations du bénéfice, avec les calculs de \(B(0)\), \(B(8)\) et \(B(14)\) posés en entier. De plus, deux graphiques complètent la rédaction. Compare ta copie au barème, puis relis les pièges signalés : ils portent souvent sur les unités et sur la conclusion d’une inégalité.

L’énoncé complet se trouve ici : Position relative de deux courbes : contrôle de maths en première.

Barème du contrôle corrigé : position relative de deux courbes

Exercice Points
1. Lecture graphique de deux courbes 3 points
2. Une parabole et une droite 4 points
3. Une inégalité démontrée par une étude de fonction 5 points
4. La fabrique de vélos 8 points
Total 20 points

Le corrigé détaillé : position relative de deux courbes

Exercice 1 – Lecture graphique de deux courbes (3 points)

  1. Les deux courbes se coupent en trois points, que l’on lit alors sur le quadrillage. Les points d’intersection sont \((-2\,;\,-2)\), \((0\,;\,0)\) et \((2\,;\,2)\).
  2. On cherche d’abord les abscisses des points où \(\mathcal{C}_f\) est au-dessus de \(\mathcal{C}_g\) ou la coupe. D’après le graphique, c’est le cas entre \(-2\) et 0, puis à partir de 2. L’ensemble des solutions est \([-2\,;\,0] \cup [2\,;\,2{,}5]\).
  3. On calcule d’abord \(f(x) – g(x) = x^3 – 3x – x = x^3 – 4x\).
    Ensuite, on factorise par \(x\) : \(x^3 – 4x = x(x^2 – 4) = x(x – 2)(x + 2)\), car \(x^2 – 4\) est une différence de deux carrés.
    Ainsi, ce produit s’annule en \(-2\), 0 et 2, qui sont bien les abscisses lues. De plus, en \(x = -1\), on obtient \((-1) \times (-3) \times 1 = 3 > 0\), et en \(x = 1\), on obtient \(1 \times (-1) \times 3 = -3 < 0\). Le signe de \(f(x) – g(x)\) confirme donc la lecture graphique.

Barème : 1) 1 point (0,25 par point, 0,25 pour la présentation) ; 2) 1 point (0,5 par intervalle) ; 3) 1 point (0,5 pour la factorisation, 0,5 pour le lien avec le graphique).

Exercice 2 – Une parabole et une droite (4 points)

  1. On calcule d’abord : \(f(x) – (x + 3) = x^2 – 2x – 1 – x – 3 = x^2 – 3x – 4\).
    Son discriminant vaut \(\Delta = (-3)^2 – 4 \times 1 \times (-4) = 9 + 16 = 25\), donc \(\Delta > 0\) et \(\sqrt{\Delta} = 5\).
    Les racines sont alors \(x_1 = \frac{3 – 5}{2} = -1\) et \(x_2 = \frac{3 + 5}{2} = 4\). Les racines sont \(-1\) et 4.
  2. Le coefficient de \(x^2\) vaut \(1 > 0\), ainsi le polynôme est positif à l’extérieur des racines et négatif entre elles.
    \(x\) \(-\infty\) \(-1\) 4 \(+\infty\)
    \(f(x) – (x + 3)\) + 0 − 0 +

    Par conséquent, \(\mathcal{C}_f\) est au-dessus de \(\mathcal{D}_g\) sur \(]-\infty\,;\,-1[\) et sur \(]4\,;\,+\infty[\), et au-dessous sur \(]-1\,;\,4[\).

  3. Les points d’intersection ont pour abscisses les racines. Ensuite, on calcule leurs ordonnées avec l’équation de la droite : \(-1 + 3 = 2\) et \(4 + 3 = 7\).
    On vérifie enfin avec \(f\) : \(f(-1) = 1 + 2 – 1 = 2\) et \(f(4) = 16 – 8 – 1 = 7\). Les points d’intersection sont \(A(-1\,;\,2)\) et \(B(4\,;\,7)\).
Parabole bleue et droite orange sécantes en A(−1 ; 2) et B(4 ; 7), zone verte où la parabole est sous la droite

Piège classique : étudier le signe de \(f(x)\) seul, alors que la position relative dépend du signe de la différence \(f(x) – g(x)\).

Barème : 1) 1,5 point (0,5 pour la différence, 0,5 pour \(\Delta\), 0,5 pour les racines) ; 2) 1,5 point (1 pour le tableau, 0,5 pour la conclusion) ; 3) 1 point.

Exercice 3 – Une inégalité démontrée par une étude de fonction (5 points)

  1. La fonction \(h\) est polynomiale, donc dérivable sur \([0\,;\,+\infty[\), et \(h^{\prime}(x) = 3x^2 – 3\).
    Ensuite, \(3x^2 – 3 = 3(x^2 – 1) = 3(x – 1)(x + 1)\). Ainsi, \(h^{\prime}(x) = 3(x – 1)(x + 1)\).
  2. Sur \([0\,;\,+\infty[\), on a \(x + 1 > 0\) et \(3 > 0\), donc \(h^{\prime}(x)\) a le signe de \(x – 1\). Il est négatif sur \([0\,;\,1[\), nul en 1, puis positif sur \(]1\,;\,+\infty[\).
    Puis on calcule \(h(0) = 2\) et \(h(1) = 1 – 3 + 2 = 0\).

    \(x\) 0 1 \(+\infty\)
    \(h^{\prime}(x)\) − 0 +
    \(h\) 2 décroissante 0 croissante

    Donc \(h\) est décroissante sur \([0\,;\,1]\) et croissante sur \([1\,;\,+\infty[\).

  3. D’après le tableau, \(h\) admet sur \([0\,;\,+\infty[\) un minimum égal à \(h(1) = 0\). Par conséquent, pour tout \(x \geq 0\), \(h(x) \geq 0\), c’est-à-dire \(x^3 – 3x + 2 \geq 0\). Pour tout réel \(x \geq 0\), on a donc \(x^3 \geq 3x – 2\).
  4. Tout d’abord, la fonction cube a pour dérivée \(3x^2\), qui vaut 3 en 1, et le point de contact est \((1\,;\,1)\).
    L’équation de \(T\) est \(y = 3(x – 1) + 1\), soit \(y = 3x – 2\).
    L’inégalité signifie alors que, sur \([0\,;\,+\infty[\), la courbe \(\mathcal{C}\) est au-dessus de sa tangente \(T\), qu’elle touche au point d’abscisse 1.

Piège classique : conclure seulement que \(h\) est croissante. En fait, c’est la valeur du minimum, ici 0, qui prouve que \(h(x)\) reste positif.

Barème : 1) 1 point ; 2) 1,5 point (0,5 pour le signe, 0,5 pour le tableau, 0,5 pour les valeurs) ; 3) 1,5 point (1 pour le minimum, 0,5 pour la conclusion) ; 4) 1 point (0,5 pour l’équation, 0,5 pour l’interprétation).

Exercice 4 – La fabrique de vélos (8 points)

  1. Sur le graphique, les deux courbes se coupent aux abscisses 3 et 12. Entre ces deux valeurs, la droite de la recette est donc au-dessus de la courbe du coût. La recette dépasse le coût pour \(x\) compris strictement entre 3 et 12.
  2. On calcule donc :
    \(B(x) = 150x – (x^3 – 3x^2 + 6x + 432)\)
    \(B(x) = 150x – x^3 + 3x^2 – 6x – 432\)
    Donc \(B(x) = -x^3 + 3x^2 + 144x – 432\).
  3. On développe d’abord \((x – 3)(12 – x) = 12x – x^2 – 36 + 3x = -x^2 + 15x – 36\).
    Puis \((-x^2 + 15x – 36)(x + 12) = -x^3 – 12x^2 + 15x^2 + 180x – 36x – 432\).
    On retrouve bien \(-x^3 + 3x^2 + 144x – 432 = B(x)\).
  4. Tout d’abord, sur \([0\,;\,14]\), le facteur \(x + 12\) est strictement positif.
    \(x\) 0 3 12 14
    \(x – 3\) − 0 + +
    \(12 – x\) + + 0 −
    \(x + 12\) + + +
    \(B(x)\) − 0 + 0 −

    Comme \(B(x) = R(x) – C(x)\), la courbe de la recette est au-dessus de celle du coût quand \(B(x) > 0\). Ainsi, \(\mathcal{C}_R\) est au-dessus de \(\mathcal{C}_C\) sur \(]3\,;\,12[\) et au-dessous sur \([0\,;\,3[\) et \(]12\,;\,14]\) : l’atelier est rentable entre 30 et 120 vélos par mois, bornes exclues.

  5. D’abord, on dérive terme à terme : \(B^{\prime}(x) = -3x^2 + 6x + 144\).
    Ensuite, \(-3(x – 8)(x + 6) = -3(x^2 + 6x – 8x – 48) = -3(x^2 – 2x – 48) = -3x^2 + 6x + 144\). Donc \(B^{\prime}(x) = -3(x – 8)(x + 6)\).
  6. Sur \([0\,;\,14]\), on a \(x + 6 > 0\), donc \(B^{\prime}(x)\) a le signe de \(-3(x – 8)\) : positif sur \([0\,;\,8[\), nul en 8, négatif sur \(]8\,;\,14]\).
    On calcule \(B(0) = -432\), puis \(B(8) = -512 + 192 + 1152 – 432 = 400\), enfin \(B(14) = -2744 + 588 + 2016 – 432 = -572\).

    \(x\) 0 8 14
    \(B^{\prime}(x)\) + 0 −
    \(B\) \(-432\) croissante 400 décroissante \(-572\)

    \(B\) est croissante sur \([0\,;\,8]\) et décroissante sur \([8\,;\,14]\).

  7. D’après le tableau, le maximum de \(B\) est donc atteint en \(x = 8\), soit 8 dizaines de vélos. Il vaut 400 centaines d’euros, c’est-à-dire \(400 \times 100 = 40\,000\) €. L’atelier doit fabriquer 80 vélos par mois, pour un bénéfice maximal de 40 000 €.
Courbe du bénéfice B sur [0 ; 14], positive entre 3 et 12, avec son maximum 400 atteint en x = 8

Piège classique : répondre « 8 vélos » ou « 400 € ». En effet, \(x\) compte des dizaines de vélos et \(B(x)\) des centaines d’euros.

Barème : 1) 1 point ; 2) 1 point ; 3) 1 point ; 4) 1,5 point (1 pour le tableau, 0,5 pour la conclusion) ; 5) 1 point ; 6) 1,5 point (0,5 pour le signe, 0,5 pour le tableau, 0,5 pour les valeurs) ; 7) 1 point (0,5 pour la quantité, 0,5 pour le bénéfice en euros).

À retenir de ce contrôle

  • Pour comparer deux courbes, on étudie le signe de f(x) − g(x) : la courbe de f est au-dessus quand cette différence est positive.
  • Les abscisses des points d’intersection sont les solutions de l’équation f(x) = g(x), c’est-à-dire les zéros de la différence.
  • Pour démontrer une inégalité, on étudie une fonction différence et on montre que son minimum est positif ou nul.
  • Dans un problème économique, le bénéfice est la différence entre recette et coût ; on vérifie toujours les unités avant de conclure.

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Consolider position relative de deux courbes après ce corrigé

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