Étude de fonction avec logarithme : corrigé du contrôle de maths en terminale
Voici le corrigé du contrôle de maths en terminale sur le thème « étude de fonction avec logarithme », question par question.
Cette correction reprend chaque question avec la rédaction attendue au bac. Les dérivées sont écrites avec la formule utilisée, puis factorisées afin que le signe se lise directement. Pour les limites, chaque forme indéterminée est levée en mettant le terme dominant en facteur.
De plus, le tableau de variations complété et la courbe avec ses droites horizontales illustrent la discussion selon le paramètre. Compare donc ta copie étape par étape : un résultat juste mal justifié ne rapporte qu’une partie des points. Ensuite, repère dans le barème les points perdus, puis lis les pièges classiques signalés sous certains exercices.
L’énoncé complet se trouve ici : Étude de fonction avec logarithme : contrôle de maths en terminale.
Barème du contrôle corrigé : étude de fonction avec logarithme
| Exercice | Points |
|---|---|
| 1. Dérivées avec le logarithme | 3 points |
| 2. Limites et croissances comparées | 3 points |
| 3. Étude d’une fonction et de ses zéros | 6 points |
| 4. Une équation à paramètre | 4 points |
| 5. Le bénéfice d’un atelier de lampes | 4 points |
| Total | 20 points |
Le corrigé détaillé : étude de fonction avec logarithme
Exercice 1 – Dérivées avec le logarithme (3 points)
- La fonction \(f_1\) est le produit de \(u(x) = x^2\) et de \(v(x) = \ln x\), toutes deux dérivables sur \(]0\,;+\infty[\). Avec \((uv)^{\prime} = u^{\prime}v + uv^{\prime}\), on obtient :
\(f_1^{\prime}(x) = 2x\ln x + x^2 \times \dfrac{1}{x} = 2x\ln x + x\)
Donc \(f_1^{\prime}(x) = x\left(2\ln x + 1\right)\). - Pour tout réel \(x\), \(x^2 + 3 \geq 3 > 0\). La fonction \(u(x) = x^2 + 3\) est donc dérivable et strictement positive sur \(\mathbb{R}\). Ainsi, \(f_2 = \ln(u)\) est dérivable sur \(\mathbb{R}\). Comme \((\ln u)^{\prime} = \dfrac{u^{\prime}}{u}\), on a \(f_2^{\prime}(x) = \dfrac{2x}{x^2 + 3}\).
- La fonction \(f_3\) est le quotient de \(u(x) = \ln x\) par \(v(x) = x^2\), qui ne s’annule pas sur \(]0\,;+\infty[\). Avec \(\left(\dfrac{u}{v}\right)^{\prime} = \dfrac{u^{\prime}v – uv^{\prime}}{v^2}\) :
\(f_3^{\prime}(x) = \dfrac{\frac{1}{x} \times x^2 – 2x\ln x}{x^4} = \dfrac{x – 2x\ln x}{x^4} = \dfrac{x\left(1 – 2\ln x\right)}{x^4}\)
Après simplification par \(x\), \(f_3^{\prime}(x) = \dfrac{1 – 2\ln x}{x^3}\).
Piège classique : écrire \(\left(\ln\left(x^2 + 3\right)\right)^{\prime} = \dfrac{1}{x^2 + 3}\) en oubliant de multiplier par la dérivée \(2x\) de l’expression intérieure.
Exercice 2 – Limites et croissances comparées (3 points)
- Quand \(x\) tend vers 0 par valeurs positives, \(x^2\) tend vers 0 et \(\ln x\) tend vers \(-\infty\), donc \(-3\ln x\) tend vers \(+\infty\). Par somme, la limite vaut \(+\infty\).
- En \(+\infty\), \(x\) et \(3\ln x\) tendent tous deux vers \(+\infty\) : c’est une forme « infini moins infini ». Pour \(x > 0\), on factorise :
\(x – 3\ln x = x\left(1 – 3 \times \dfrac{\ln x}{x}\right)\)
Par croissances comparées, \(\dfrac{\ln x}{x}\) tend vers 0, donc la parenthèse tend vers 1. Par produit, \(\lim_{x \to +\infty} \left(x – 3\ln x\right) = +\infty\). - Le produit \(x\ln x\) est une forme « zéro fois infini ». Cependant, les croissances comparées donnent \(\lim_{x \to 0,\, x > 0} x\ln x = 0\). Par somme, la limite vaut 2.
- En 0 par valeurs positives, \(1 + \ln x\) tend vers \(-\infty\) et \(\dfrac{1}{x}\) tend vers \(+\infty\). Par produit, \(h\) tend vers \(-\infty\) en 0 : l’axe des ordonnées est asymptote verticale.
En \(+\infty\), on écrit \(h(x) = \dfrac{1}{x} + \dfrac{\ln x}{x}\). Les deux termes tendent vers 0, le second par croissances comparées, donc \(h\) tend vers 0 en \(+\infty\).
Exercice 3 – Étude d’une fonction et de ses zéros (6 points)
- En 0 par valeurs positives, \(x\) tend vers 0 et \(\ln x\) vers \(-\infty\), donc \(-4\ln x\) tend vers \(+\infty\). Par somme, \(\lim_{x \to 0} f(x) = +\infty\).
En \(+\infty\), c’est une forme indéterminée. Or \(f(x) = x\left(1 – 4\dfrac{\ln x}{x}\right)\) et, par croissances comparées, \(\dfrac{\ln x}{x}\) tend vers 0 : la parenthèse tend vers 1. Par produit, \(\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty\). - La fonction \(f\) est dérivable sur \(]0\,;+\infty[\) et \(f^{\prime}(x) = 1 – \dfrac{4}{x} = \dfrac{x – 4}{x}\).
Comme \(x > 0\), le signe de \(f^{\prime}(x)\) est celui de \(x – 4\). Ainsi, \(f^{\prime}(x) < 0\) sur \(]0\,;4[\), \(f^{\prime}(4) = 0\) et \(f^{\prime}(x) > 0\) sur \(]4\,;+\infty[\). Par conséquent, \(f\) est strictement décroissante sur \(]0\,;4]\) puis strictement croissante sur \([4\,;+\infty[\).
Le minimum vaut \(f(4) = 4 – 4\ln 4 = 4 – 4 \times 2\ln 2\), soit \(f(4) = 4 – 8\ln 2 \approx -1{,}55\). On retrouve bien la tangente horizontale \(T\) de la figure.

-
- Sur \(]0\,;4]\), \(f\) est continue et strictement décroissante. De plus, elle prend ses valeurs entre \(f(4) = 4 – 8\ln 2 < 0\) et \(+\infty\). Comme 0 appartient à \(]4 – 8\ln 2\,;+\infty[\), le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires donne une unique solution \(\alpha\) dans \(]0\,;4[\).
De même, sur \([4\,;+\infty[\), \(f\) est continue et strictement croissante, de \(f(4) < 0\) jusqu’à \(+\infty\). L’équation a donc une unique solution \(\beta\) dans \(]4\,;+\infty[\).
Par conséquent, l’équation \(f(x) = 0\) admet exactement deux solutions \(\alpha < 4 < \beta\). - À la calculatrice, \(f(1{,}42) \approx 0{,}017 > 0\) et \(f(1{,}43) \approx -0{,}000\,7 < 0\), d’où \(1{,}42 < \alpha < 1{,}43\).
Ensuite, \(f(8{,}61) \approx -0{,}001\,7 < 0\) et \(f(8{,}62) \approx 0{,}003\,7 > 0\), d’où \(8{,}61 < \beta < 8{,}62\).
- Sur \(]0\,;4]\), \(f\) est continue et strictement décroissante. De plus, elle prend ses valeurs entre \(f(4) = 4 – 8\ln 2 < 0\) et \(+\infty\). Comme 0 appartient à \(]4 – 8\ln 2\,;+\infty[\), le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires donne une unique solution \(\alpha\) dans \(]0\,;4[\).
-
- On dérive \(f^{\prime}(x) = 1 – 4 \times \dfrac{1}{x}\) : \(f^{\prime\prime}(x) = \dfrac{4}{x^2}\). Ce nombre est strictement positif, donc \(f\) est convexe sur \(]0\,;+\infty[\).
- On a \(f(1) = 1 – 4\ln 1 = 1\) et \(f^{\prime}(1) = \dfrac{1 – 4}{1} = -3\). La tangente a pour équation \(y = -3(x – 1) + 1\), c’est-à-dire \(D : y = -3x + 4\).
- Puisque \(f\) est convexe, sa courbe est au-dessus de chacune de ses tangentes, notamment de \(D\). Pour tout \(x > 0\) :
\(x – 4\ln x \geq -3x + 4\)
\(4x – 4 \geq 4\ln x\)
En divisant par 4, qui est positif, on obtient \(\ln x \leq x – 1\).
Piège classique : appliquer le théorème des valeurs intermédiaires sur tout \(]0\,;+\infty[\), alors que \(f\) n’y est pas monotone. Il faut donc découper en deux intervalles.
Exercice 4 – Une équation à paramètre (4 points)
- Avec la formule du quotient : \(g^{\prime}(x) = \dfrac{\frac{1}{x} \times x – \ln x \times 1}{x^2}\), donc \(g^{\prime}(x) = \dfrac{1 – \ln x}{x^2}\).
Comme \(x^2 > 0\), le signe de \(g^{\prime}(x)\) est celui de \(1 – \ln x\). Or \(1 – \ln x > 0\) équivaut à \(\ln x < 1\), c’est-à-dire \(x < \mathrm{e}\). Ainsi, \(g\) est croissante sur \(]0\,;\mathrm{e}]\), décroissante sur \([\mathrm{e}\,;+\infty[\), et son maximum vaut \(g(\mathrm{e}) = \dfrac{1}{\mathrm{e}}\). - En 0 par valeurs positives, \(\ln x\) tend vers \(-\infty\) et \(\dfrac{1}{x}\) vers \(+\infty\) : par produit, \(g\) tend vers \(-\infty\). En \(+\infty\), par croissances comparées, \(g\) tend vers 0.
- Sur \(]0\,;\mathrm{e}]\), \(g\) est continue et strictement croissante de \(-\infty\) à \(\dfrac{1}{\mathrm{e}}\), en passant par \(g(1) = 0\). Sur \(]\mathrm{e}\,;+\infty[\), elle est strictement décroissante et reste strictement positive, car \(\ln x > 0\). Elle y prend donc toutes les valeurs de \(]0\,;\frac{1}{\mathrm{e}}[\). On en déduit :
si \(m \leq 0\), une seule solution (dans \(]0\,;1]\)) ;
si \(0 < m < \dfrac{1}{\mathrm{e}}\), deux solutions, l’une dans \(]1\,;\mathrm{e}[\), l’autre dans \(]\mathrm{e}\,;+\infty[\) ;
si \(m = \dfrac{1}{\mathrm{e}}\), une seule solution, \(x = \mathrm{e}\) ;
enfin, si \(m > \dfrac{1}{\mathrm{e}}\), aucune solution. - On a \(g(4) = \dfrac{\ln 4}{4} = \dfrac{2\ln 2}{4} = \dfrac{\ln 2}{2} = g(2)\). De plus, \(\dfrac{\ln 2}{2} \approx 0{,}347\) est compris entre 0 et \(\dfrac{1}{\mathrm{e}} \approx 0{,}368\) : l’équation a exactement deux solutions. Comme 2 et 4 conviennent, les solutions sont 2 et 4.

Exercice 5 – Le bénéfice d’un atelier de lampes (4 points)
- La fonction \(B\) est dérivable sur \([1\,;15]\) et \(B^{\prime}(x) = \dfrac{12}{x} – 2 = \dfrac{12 – 2x}{x}\).
Puisque \(x > 0\), le signe de \(B^{\prime}(x)\) est celui de \(12 – 2x\). Il est donc positif sur \([1\,;6[\), nul en 6 et négatif sur \(]6\,;15]\). Donc \(B\) est croissante sur \([1\,;6]\) puis décroissante sur \([6\,;15]\).
Le maximum est \(B(6) = 12\ln 6 – 12 – 4 = 12\ln 6 – 16 \approx 5{,}501\,1\). Ainsi, l’atelier doit fabriquer 600 lampes, pour un bénéfice maximal d’environ 5 501 €. -
- Sur \([1\,;6]\), \(B\) est continue et strictement croissante. De plus, \(B(1) = -6 < 0\) et \(B(6) \approx 5{,}50 > 0\). D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, \(B(x) = 0\) a une unique solution \(x_1\) dans \([1\,;6]\).
Sur \([6\,;15]\), \(B\) est continue et strictement décroissante. Or \(B(6) > 0\) et \(B(15) = 12\ln 15 – 34 \approx -1{,}50 < 0\). Il existe donc une unique solution \(x_2\) dans \([6\,;15]\). - À la calculatrice, \(B(1{,}92) \approx -0{,}012\) et \(B(1{,}93) \approx 0{,}030\), donc \(1{,}92 < x_1 < 1{,}93\). De même, \(B(13{,}70) \approx 0{,}009\) et \(B(13{,}71) \approx -0{,}002\), donc \(13{,}70 < x_2 < 13{,}71\).
D’après les variations, \(B(x) > 0\) exactement pour \(x_1 < x < x_2\). Comme \(x\) compte des centaines, l’atelier est rentable pour une production de 193 à 1 370 lampes.
- Sur \([1\,;6]\), \(B\) est continue et strictement croissante. De plus, \(B(1) = -6 < 0\) et \(B(6) \approx 5{,}50 > 0\). D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, \(B(x) = 0\) a une unique solution \(x_1\) dans \([1\,;6]\).
- On a \(B^{\prime\prime}(x) = -\dfrac{12}{x^2} < 0\) sur \([1\,;15]\), donc \(B\) est concave. Par conséquent, \(B^{\prime}\) est décroissante. Chaque centaine de lampes supplémentaire rapporte de moins en moins, et même fait perdre de l’argent au-delà de 600 lampes.
Piège classique : oublier les unités du modèle. En effet, \(x = 6\) signifie 600 lampes et \(B(6) \approx 5{,}50\) signifie environ 5 501 €, pas 5,50 €.
À retenir de ce contrôle
- La dérivée de ln(u) est u’/u, à condition que u soit strictement positive sur l’intervalle étudié.
- Par croissances comparées, ln(x)/x tend vers 0 en plus l’infini et x ln(x) tend vers 0 en 0 par valeurs positives.
- Pour prouver qu’une équation a une unique solution sur un intervalle, on cite la continuité, la stricte monotonie et les valeurs aux bornes.
- Une fonction convexe a une courbe située au-dessus de chacune de ses tangentes, ce qui fournit des inégalités comme ln(x) inférieur ou égal à x − 1.
- Le nombre de solutions de g(x) = m se lit sur le tableau de variations en comparant m aux extremums et aux limites.
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