Corrigé des exercices : Séries et sommation des équivalents en maths spé (MP)
Ce corrigé séries MP détaille les solutions des dix-huit exercices de la fiche. Chaque correction commence par une idée clé qui dit par où attaquer, puis la rédaction suit le niveau attendu en devoir surveillé : hypothèses vérifiées, théorèmes nommés, calculs intermédiaires visibles.
Soyez particulièrement attentif à trois points. D’abord, la positivité de la suite de référence avant toute sommation d’équivalents. Ensuite, le choix entre restes et sommes partielles selon la nature de la série. Enfin, la monotonie de la fonction lors d’une comparaison série-intégrale. Les figures illustrent les encadrements et les vitesses obtenues. Avant de lire une solution, cherchez l’exercice au moins vingt minutes : comparez ensuite votre plan à l’idée clé, puis votre rédaction au corrigé complet.
Pour démarrer
Corrigé de l’exercice 1 – Trois séries à factorielles
Idée clé : les trois termes sont strictement positifs et construits avec des produits, donc la règle de d’Alembert s’impose.
- Pour \(n\geqslant 1\), \(a_n>0\) et \[\frac{a_{n+1}}{a_n}=\left(\frac{n+1}{n}\right)^3\frac{7}{n+1}.\] Le premier facteur tend vers 1 et le second vers 0. Le rapport tend donc vers \(0<1\). La série \(\sum a_n\) converge.
- On a \(b_n>0\). Comme \(\binom{2n+2}{n+1}=\frac{(2n+2)(2n+1)}{(n+1)^2}\binom{2n}{n}\), on obtient \[\frac{b_{n+1}}{b_n}=\frac{2(2n+1)}{5(n+1)}\longrightarrow\frac{4}{5}.\] Ainsi la limite est strictement inférieure à 1. La série \(\sum b_n\) converge.
- Ici \(c_n>0\) et \[\frac{c_{n+1}}{c_n}=\frac{3(n+1)\,n^n}{(n+1)^{n+1}}=3\left(\frac{n}{n+1}\right)^n=3\left(1+\frac{1}{n}\right)^{-n}.\] Or \(\left(1+\frac{1}{n}\right)^n\to e\), donc le rapport tend vers \(3/e\). Comme \(e<3\), cette limite est strictement supérieure à 1. La série \(\sum c_n\) diverge grossièrement.
Corrigé de l’exercice 2 – Divergence grossière ou non
Idée clé : on calcule d’abord la limite du terme général ; s’il tend vers 0, on cherche un équivalent de signe constant.
- On sait que \(\left(1+\frac{1}{n}\right)^n=\exp\left(n\ln\left(1+\frac{1}{n}\right)\right)\to e\). Le terme ne tend pas vers 0. La série diverge grossièrement.
- Le terme \(\cos\frac{1}{n}-1\) tend vers 0, donc il n’y a pas de divergence grossière. De plus, \(1-\cos\frac{1}{n}\sim\frac{1}{2n^2}\), et ce terme est positif. Par comparaison avec une série de Riemann d’exposant 2, \(\sum\left(1-\cos\frac{1}{n}\right)\) converge. La série proposée converge, puisqu’elle en est l’opposée.
- Comme \(\sin x\sim x\) en 0, on a \(n\sin\frac{1}{n^2}\sim\frac{1}{n}\). Le terme tend donc vers 0 : pas de divergence grossière. Cependant, ce terme est positif et équivalent à celui de la série harmonique. La série diverge.
- Écrivons \(\left(\frac{n}{n+1}\right)^{n^2}=\exp\left(-n^2\ln\left(1+\frac{1}{n}\right)\right)\). Le développement \(\ln(1+h)=h-\frac{h^2}{2}+O(h^3)\) donne \[-n^2\ln\left(1+\frac{1}{n}\right)=-n+\frac{1}{2}+O\left(\frac{1}{n}\right).\] Par continuité de l’exponentielle, le terme est donc équivalent à \(e^{1/2}e^{-n}\). Il tend vers 0, sans divergence grossière. Ensuite, \(\sum e^{-n}\) est une série géométrique convergente. La série converge.
Corrigé de l’exercice 3 – Série géométrique de matrices
Idée clé : une puissance explicite donne des coefficients explicites ; on somme alors coefficient par coefficient.
- Procédons par récurrence sur \(n\) pour établir \(A^n=\begin{pmatrix}1&n\\0&1\end{pmatrix}\). Pour \(n=0\), on retrouve bien \(I_2\). Supposons la formule acquise au rang \(n\) ; un produit matriciel donne alors \(A^{n+1}=A^nA=\begin{pmatrix}1&n+1\\0&1\end{pmatrix}\). Ainsi \(A^n=\begin{pmatrix}1&n\\0&1\end{pmatrix}\) pour tout \(n\).
- Pour \(n\geqslant 1\), \(N\left(\frac{A^n}{3^n}\right)=\frac{\max(1,n)}{3^n}=\frac{n}{3^n}\). La règle de d’Alembert s’applique : \(\frac{(n+1)/3^{n+1}}{n/3^n}=\frac{n+1}{3n}\to\frac{1}{3}<1\). La série est absolument convergente, donc convergente car \(\mathcal{M}_2(\mathbb{R})\) est de dimension finie.
- On somme coefficient par coefficient. Les coefficients diagonaux donnent \(\sum_{n\geqslant 0}\frac{1}{3^n}=\frac{3}{2}\). Pour le coefficient en haut à droite, notons \(T=\sum_{n\geqslant 0}\frac{n}{3^n}\), qui converge. Alors \(T-\frac{T}{3}=\sum_{n\geqslant 1}\frac{n-(n-1)}{3^n}=\frac{1}{2}\), donc \(T=\frac{3}{4}\). On obtient \[S=\begin{pmatrix}3/2&3/4\\0&3/2\end{pmatrix}.\] Vérifions : \(I_2-\frac{1}{3}A=\begin{pmatrix}2/3&-1/3\\0&2/3\end{pmatrix}\). Le coefficient en haut à droite du produit vaut \(\frac{3}{2}\cdot\left(-\frac{1}{3}\right)+\frac{3}{4}\cdot\frac{2}{3}=-\frac{1}{2}+\frac{1}{2}=0\). Les coefficients diagonaux valent 1. Donc \(S\left(I_2-\frac{1}{3}A\right)=I_2\), comme pour une série géométrique de nombres.
Corrigé de l’exercice 4 – Reste de la série des inverses des cubes
Idée clé : la fonction \(t\mapsto 1/t^3\) est positive et décroissante, donc le reste s’encadre par deux intégrales.
- Soit \(f(t)=1/t^3\), positive et décroissante sur \([1,+\infty[\). Pour \(k\geqslant 2\), \[\int_k^{k+1}f(t)\,\mathrm{d}t\leqslant\frac{1}{k^3}\leqslant\int_{k-1}^{k}f(t)\,\mathrm{d}t.\] Sommons pour \(k\) allant de \(n+1\) à \(N\), puis faisons tendre \(N\) vers l’infini. Comme \(\int_a^{+\infty}\frac{\mathrm{d}t}{t^3}=\frac{1}{2a^2}\) pour \(a>0\), on obtient \(\dfrac{1}{2(n+1)^2}\leqslant R_n\leqslant\dfrac{1}{2n^2}\).
- Les deux bornes sont équivalentes à \(\frac{1}{2n^2}\). Par encadrement, \(2n^2R_n\to 1\). Donc \(R_n\sim\dfrac{1}{2n^2}\).
- Le majorant vérifie \(\frac{1}{2n^2}\leqslant 10^{-4}\) si et seulement si \(n^2\geqslant 5000\). Or \(70^2=4900\) et \(71^2=5041\). Le plus petit entier convenable est \(n=71\).
Corrigé de l’exercice 5 – Moyennes de Cesàro de suites simples
Idée clé : il suffit de calculer la limite de la suite que l’on moyenne, puis d’appliquer le théorème de Cesàro.
- On a \(k\sin\frac{1}{k}=\frac{\sin(1/k)}{1/k}\to 1\), car \(\frac{\sin x}{x}\to 1\) en 0. Par Cesàro, la moyenne tend vers 1.
- La suite \(\left(1+\frac{1}{k}\right)^k\) tend vers \(e\). Par Cesàro, la moyenne tend vers \(e\).
- On écrit \(k^{1/k}=\exp\left(\frac{\ln k}{k}\right)\). Par croissances comparées, \(\frac{\ln k}{k}\to 0\), donc \(k^{1/k}\to 1\). Par Cesàro, la moyenne tend vers 1.
- La suite \(a_n=(-1)^n\) diverge, car ses termes pairs valent 1 et ses termes impairs \(-1\). Cependant, \(\sum_{k=1}^{n}(-1)^k\) vaut \(-1\) ou \(0\). Ainsi la moyenne est majorée en valeur absolue par \(\frac{1}{n}\) et tend vers 0. Des moyennes convergentes n’impliquent donc pas la convergence de la suite.
Corrigé de l’exercice 6 – Somme des racines carrées des entiers
Idée clé : la fonction racine est croissante, donc les inégalités de comparaison série-intégrale changent de sens.
- La racine carrée croît sur \([0,+\infty[\). Ainsi, pour tout entier \(k\geqslant 1\), l’intégrale sur \([k-1,k]\) est au plus \(\sqrt{k}\), et l’intégrale sur \([k,k+1]\) est au moins \(\sqrt{k}\) : \[\int_{k-1}^{k}\sqrt{t}\,\mathrm{d}t\leqslant\sqrt{k}\leqslant\int_{k}^{k+1}\sqrt{t}\,\mathrm{d}t.\] Une sommation pour \(1\leqslant k\leqslant n\), puis avec Chasles, on obtient \(\int_0^n\sqrt{t}\,\mathrm{d}t\leqslant S_n\leqslant\int_1^{n+1}\sqrt{t}\,\mathrm{d}t\). Le calcul des intégrales donne \(\frac{2}{3}n^{3/2}\leqslant S_n\leqslant\frac{2}{3}\left((n+1)^{3/2}-1\right)\).
- En divisant par \(\frac{2}{3}n^{3/2}\), on encadre le quotient entre 1 et \(\left(1+\frac{1}{n}\right)^{3/2}-n^{-3/2}\). Ce majorant tend vers 1. Par encadrement, \(S_n\sim\dfrac{2}{3}n^{3/2}\).
Pour s’entraîner
Corrigé de l’exercice 7 – Somme des logarithmes divisés par k
Idée clé : la fonction n’est décroissante qu’à partir de \(e\), donc on isole les premiers termes avant de comparer à une intégrale.
- La fonction \(f\) est dérivable et \(f^{\prime}(t)=\frac{1-\ln t}{t^2}\). Elle est donc croissante sur \([1,e]\) et décroissante sur \([e,+\infty[\), avec un maximum \(1/e\) en \(e\).
- Soit \(k\geqslant 4\). L’intervalle \([k-1,k+1]\) est inclus dans \([3,+\infty[\), lui-même inclus dans \([e,+\infty[\). Sur cet intervalle, \(f\) décroît, donc \(\int_k^{k+1}f\leqslant f(k)\leqslant\int_{k-1}^{k}f\). En sommant pour \(4\leqslant k\leqslant n\), on obtient l’encadrement demandé.
- Une primitive de \(f\) est \(\frac{(\ln t)^2}{2}\). L’encadrement devient \[\frac{(\ln(n+1))^2-(\ln 4)^2}{2}\leqslant\sum_{k=4}^{n}\frac{\ln k}{k}\leqslant\frac{(\ln n)^2-(\ln 3)^2}{2}.\] De plus, \(\ln(n+1)=\ln n+\ln\left(1+\frac{1}{n}\right)\sim\ln n\). Les deux bornes sont donc équivalentes à \(\frac{(\ln n)^2}{2}\), qui tend vers l’infini. Enfin, ajouter les trois premiers termes, de somme constante, ne change pas l’équivalent. Ainsi \(\sum_{k=1}^{n}\frac{\ln k}{k}\sim\frac{(\ln n)^2}{2}\).
La figure montre les rectangles de hauteur \(f(k)\) posés sur \([k,k+1]\) : après le maximum, ils dépassent la courbe, ce qui traduit la minoration par l’intégrale.

Corrigé de l’exercice 8 – Reste d’une série en cosinus
Idée clé : on remplace le terme par un équivalent positif, puis par un terme télescopique dont le reste se calcule exactement.
- Comme \(1-\cos x\sim\frac{x^2}{2}\) en 0, on a \(1-\cos\frac{1}{k}\sim\frac{1}{2k^2}\). Ce terme est positif. Par comparaison avec une série de Riemann convergente, la série converge.
- Pour \(k\geqslant 2\), \(\frac{1}{k(k-1)}=\frac{1}{k-1}-\frac{1}{k}\). La somme de \(n+1\) à \(N\) vaut \(\frac{1}{n}-\frac{1}{N}\), qui tend vers \(\frac{1}{n}\). Donc \(\sum_{k>n}\frac{1}{k(k-1)}=\frac{1}{n}\). Ensuite, \(\frac{1}{k^2}\sim\frac{1}{k(k-1)}\), et ces termes sont positifs, de série convergente. Par sommation des équivalents dans le cas convergent, \(\sum_{k>n}\frac{1}{k^2}\sim\frac{1}{n}\).
- De même, \(1-\cos\frac{1}{k}\sim\frac{1}{2}\cdot\frac{1}{k^2}\), avec une référence positive et sommable. Les restes sont donc équivalents : \(R_n\sim\frac{1}{2}\sum_{k>n}\frac{1}{k^2}\). Finalement \(R_n\sim\dfrac{1}{2n}\).
- Le reste \(R_n\) est positif, comme somme de termes positifs. Il est équivalent à \(\frac{1}{2n}\), terme d’une série divergente. La série \(\sum R_n\) diverge.
Corrigé de l’exercice 9 – Trois termes pour la somme des inverses des racines
Idée clé : le terme \(2(\sqrt{k}-\sqrt{k-1})\) télescope ; l’erreur \(v_k\) est sommable et son reste fournit le troisième terme.
- On utilise la quantité conjuguée : \(2(\sqrt{k}-\sqrt{k-1})=\frac{2}{\sqrt{k}+\sqrt{k-1}}\). Ensuite, \[v_k=\frac{\sqrt{k}+\sqrt{k-1}-2\sqrt{k}}{\sqrt{k}\left(\sqrt{k}+\sqrt{k-1}\right)}=\frac{\sqrt{k-1}-\sqrt{k}}{\sqrt{k}\left(\sqrt{k}+\sqrt{k-1}\right)}.\] Or \(\sqrt{k-1}-\sqrt{k}=-\frac{1}{\sqrt{k}+\sqrt{k-1}}\). D’où l’expression annoncée. Enfin, \(\left(\sqrt{k}+\sqrt{k-1}\right)^2\sim 4k\), donc \(v_k\sim-\dfrac{1}{4k^{3/2}}\).
- Par télescopage, \(\sum_{k=2}^{n}v_k=(S_n-1)-2(\sqrt{n}-1)\). Ainsi \(S_n=2\sqrt{n}-1+\sum_{k=2}^{n}v_k\). La suite \((-v_k)\) est positive et équivalente au terme d’une série de Riemann d’exposant \(3/2>1\). Donc \(\sum v_k\) converge, de somme notée \(V\). Avec \(C=V-1\), on obtient \(S_n=2\sqrt{n}+C+o(1)\).
- La fonction \(t\mapsto t^{-3/2}\) est positive et décroissante. Le cours donne \(\int_{n+1}^{+\infty}t^{-3/2}\,\mathrm{d}t\leqslant\sum_{k>n}k^{-3/2}\leqslant\int_n^{+\infty}t^{-3/2}\,\mathrm{d}t\), soit un encadrement entre \(\frac{2}{\sqrt{n+1}}\) et \(\frac{2}{\sqrt{n}}\). Par encadrement, ce reste est équivalent à \(\frac{2}{\sqrt{n}}\).
- D’après la question 2, \(S_n-2\sqrt{n}-C=-\sum_{k>n}v_k=\sum_{k>n}(-v_k)\). Or \(-v_k\sim\frac{1}{4k^{3/2}}\), avec une référence positive et sommable. Par sommation des équivalents dans le cas convergent, \(\sum_{k>n}(-v_k)\sim\frac{1}{4}\cdot\frac{2}{\sqrt{n}}=\frac{1}{2\sqrt{n}}\). Donc \(S_n=2\sqrt{n}+C+\dfrac{1}{2\sqrt{n}}+o\left(\dfrac{1}{\sqrt{n}}\right)\).
Corrigé de l’exercice 10 – Itération de l’arctangente
Idée clé : comme \(\arctan x=x-\frac{x^3}{3}+o(x^3)\), la bonne puissance est \(u_n^{-2}\), et Cesàro conclut.
- Pour \(x>0\), on a \(0<\arctan x<x\). En effet, la fonction \(x\mapsto x-\arctan x\) a pour dérivée \(\frac{x^2}{1+x^2}>0\) sur \(]0,+\infty[\) et s’annule en 0. Par récurrence, \(u_n>0\) et \(u_{n+1}<u_n\). La suite décroît et elle est minorée par 0, donc elle converge vers \(\ell\geqslant 0\). Par continuité, \(\ell=\arctan\ell\), et la stricte monotonie précédente impose \(\ell=0\). Ainsi \((u_n)\) est positive, décroissante et tend vers 0.
- On écrit \(\arctan x=x\left(1-\frac{x^2}{3}+o(x^2)\right)\). Donc \(\arctan^2x=x^2\left(1-\frac{2x^2}{3}+o(x^2)\right)\), puis \[\frac{1}{\arctan^2x}=\frac{1}{x^2}\left(1+\frac{2x^2}{3}+o(x^2)\right)=\frac{1}{x^2}+\frac{2}{3}+o(1).\] La différence tend donc vers \(\frac{2}{3}\).
- Appliquons ce résultat à \(x=u_n\), qui tend vers \(0^+\) : \(\frac{1}{u_{n+1}^2}-\frac{1}{u_n^2}\to\frac{2}{3}\). Par le corollaire de Cesàro, \(\frac{1}{u_n^2}\sim\frac{2n}{3}\). Donc \(u_n^2\sim\frac{3}{2n}\). Comme les termes sont positifs, on peut élever à la puissance \(\frac{1}{2}\). Finalement \(u_n\sim\sqrt{\dfrac{3}{2n}}\).
- D’abord, \(u_n^2\sim\frac{3}{2n}\), positif, donc \(\sum u_n^2\) diverge. Ensuite, \(u_n^3\sim\left(\frac{3}{2}\right)^{3/2}n^{-3/2}\), terme positif d’une série de Riemann convergente. Donc \(\sum u_n^3\) converge.
Une vérification rapide rassure sur le résultat. Pour \(n=100\), l’équivalent donne \(\sqrt{3/200}\approx 0{,}122\). Un calcul des itérées à la machine fournit environ \(0{,}1219\), soit un écart inférieur à \(1\,\%\). Cet écart provient des termes négligés dans \(\frac{1}{u_n^2}\), une constante et un terme logarithmique, dont le poids relatif tend vers 0. Enfin, retenez le réflexe principal : la fonction d’itération est de la forme \(x-cx^3\), donc on étudie \(u_n^{-2}\), et les différences tendent vers \(2c\).
Corrigé de l’exercice 11 – Itération de x multiplié par exponentielle de moins x
Idée clé : la fonction d’itération vaut \(x-x^2+o(x^2)\), donc on étudie l’inverse \(1/u_n\).
- Par récurrence, \(u_n>0\), car c’est un produit de réels strictement positifs. De plus, \(e^{-u_n}<1\), donc \(u_{n+1}<u_n\). La suite décroît et elle est minorée par 0 : elle converge vers \(\ell\geqslant 0\). Par continuité, \(\ell=\ell e^{-\ell}\), donc \(\ell=0\) ou \(e^{-\ell}=1\). Dans les deux cas, \(\ell=0\).
- On calcule \(\frac{1}{u_{n+1}}-\frac{1}{u_n}=\frac{e^{u_n}-1}{u_n}\). Or \(\frac{e^x-1}{x}\to 1\) en 0, car c’est un taux d’accroissement de l’exponentielle. Comme \(u_n\to 0\), la différence tend vers 1.
- Par le corollaire de Cesàro, \(\frac{1}{u_n}\sim n\). Donc \(u_n\sim\dfrac{1}{n}\).
- Les termes sont positifs. D’une part, \(u_n\sim\frac{1}{n}\), donc \(\sum u_n\) diverge. D’autre part, \(u_n^2\sim\frac{1}{n^2}\), donc \(\sum u_n^2\) converge.
Corrigé de l’exercice 12 – Coefficients binomiaux centraux et cas limite
Idée clé : d’Alembert règle tout sauf \(x=\frac{1}{4}\) ; dans ce cas limite, on compare le rapport à celui de la suite \(1/n\).
- Le terme \(u_n\) est strictement positif et \[\frac{u_{n+1}}{u_n}=\frac{(2n+2)(2n+1)}{(n+1)^2}\,x=\frac{2(2n+1)}{n+1}\,x\longrightarrow 4x.\] Si \(x<\frac{1}{4}\), la série converge ; si \(x>\frac{1}{4}\), elle diverge grossièrement.
- Pour \(x=\frac{1}{4}\), le rapport vaut \(\dfrac{u_{n+1}}{u_n}=\dfrac{2n+1}{2n+2}\). Ensuite, l’inégalité \(\frac{2n+1}{2n+2}\geqslant\frac{n}{n+1}\) équivaut à \((2n+1)(n+1)\geqslant n(2n+2)\), soit \(2n^2+3n+1\geqslant 2n^2+2n\). Elle est donc vraie, puisque \(n+1\geqslant 0\).
- L’inégalité précédente s’écrit \((n+1)u_{n+1}\geqslant nu_n\). La suite \((nu_n)_{n\geqslant 1}\) est donc croissante, et \(nu_n\geqslant 1\cdot u_1=\frac{2}{4}=\frac{1}{2}\). Ainsi \(u_n\geqslant\frac{1}{2n}\). Par comparaison de séries positives avec la série harmonique, \(\sum u_n\) diverge. Remarquons que la divergence n’est pas grossière : la formule de Stirling montre que \(u_n\) tend vers 0.
La figure trace la suite \((nu_n)\) : elle croît et reste au-dessus de \(\frac{1}{2}\), ce qui interdit la convergence de la série.

Corrigé de l’exercice 13 – Deux équivalents de signe variable
Idée clé : un développement à l’ordre 3 fait apparaître un terme positif non sommable, que l’équivalent masque.
- Pour \(n\geqslant 2\), \(n^{-1/3}\leqslant 2^{-1/3}<1\), donc \(1+\frac{(-1)^n}{n^{1/3}}>0\) et \(w_n\) est défini. De plus, \(u_n\to 0\) et \(\ln(1+x)\sim x\) en 0. Donc \(w_n\sim u_n\).
- La suite \(\left(n^{-1/3}\right)\) décroît vers 0. Par le critère spécial des séries alternées, \(\sum u_n\) converge.
- On utilise \(\ln(1+x)=x-\frac{x^2}{2}+\frac{x^3}{3}+O(x^4)\) avec \(x=u_n\). Or \(u_n^2=n^{-2/3}\), \(u_n^3=\frac{(-1)^n}{n}\) et \(u_n^4=n^{-4/3}\). On obtient le développement annoncé. Ensuite, \(\sum u_n\) converge, \(\sum\frac{(-1)^n}{3n}\) converge par le critère des séries alternées, et le \(O(n^{-4/3})\) est le terme d’une série absolument convergente. Si \(\sum w_n\) convergeait, la série \(\sum\frac{1}{2n^{2/3}}\) convergerait aussi, comme combinaison linéaire de séries convergentes. C’est faux, car \(\frac{2}{3}<1\). Donc \(\sum w_n\) diverge, et ses sommes partielles tendent vers \(-\infty\).
- Les suites \((u_n)\) et \((w_n)\) sont équivalentes, mais leurs séries n’ont pas la même nature. Il manque l’hypothèse de signe constant de la suite de référence : \(u_n\) change de signe à chaque rang.
Corrigé de l’exercice 14 – Racine n-ième et rapport de termes consécutifs
Idée clé : le logarithme transforme les quotients en différences, ce qui permet d’appliquer le corollaire de Cesàro.
- Posons \(b_n=\ln a_n\). Alors \(b_{n+1}-b_n=\ln\frac{a_{n+1}}{a_n}\to\ln\ell\), par continuité du logarithme sur \(]0,+\infty[\). Par le corollaire de Cesàro, \(\frac{b_n}{n}\to\ln\ell\). Par continuité de l’exponentielle, \(a_n^{1/n}=\exp\left(\frac{b_n}{n}\right)\to\ell\).
- Prenons \(a_n=\frac{n!}{n^n}\). On a vu dans l’exercice 1 que \(\frac{a_{n+1}}{a_n}=\left(1+\frac{1}{n}\right)^{-n}\to e^{-1}\). Or \(a_n^{1/n}=\frac{(n!)^{1/n}}{n}\). Donc \(\dfrac{(n!)^{1/n}}{n}\to\dfrac{1}{e}\).
- Pour \(a_n=\binom{2n}{n}\), l’exercice 12 donne \(\frac{a_{n+1}}{a_n}=\frac{2(2n+1)}{n+1}\to 4\). Donc \(\binom{2n}{n}^{1/n}\to 4\).
- Pour \(a_n=2^{\,n+(-1)^n}\), on a \(a_n^{1/n}=2^{\,1+(-1)^n/n}\to 2\). En revanche, \(\frac{a_{n+1}}{a_n}=2^{\,1-2(-1)^n}\) vaut \(\frac{1}{2}\) pour \(n\) pair et \(8\) pour \(n\) impair. Le rapport n’a donc pas de limite : la réciproque est fausse.
Corrigé de l’exercice 15 – Somme pondérée de logarithmes
Idée clé : on développe le terme général, on somme les termes explicites, et l’erreur en \(O(1/k^2)\) fournit une constante.
- Avec \(\ln(1+h)=h-\frac{h^2}{2}+\frac{h^3}{3}+O(h^4)\) et \(h=\frac{1}{k}\), on multiplie par \(k^2\). On obtient \(k^2\ln\left(1+\frac{1}{k}\right)=k-\frac{1}{2}+\frac{1}{3k}+O\left(\frac{1}{k^2}\right)\).
- Notons \(\varepsilon_k\) le terme d’erreur. Comme \(\varepsilon_k=O\left(\frac{1}{k^2}\right)\), la série \(\sum\varepsilon_k\) converge absolument, de somme \(E\). Donc \(\sum_{k=1}^{n}\varepsilon_k=E+o(1)\). Ensuite, \(\sum_{k=1}^{n}\left(k-\frac{1}{2}\right)=\frac{n(n+1)}{2}-\frac{n}{2}=\frac{n^2}{2}\). Enfin, le cours donne \(\sum_{k=1}^{n}\frac{1}{3k}=\frac{1}{3}\ln n+\frac{\gamma}{3}+o(1)\). En posant \(C=E+\frac{\gamma}{3}\), on obtient \(S_n=\frac{n^2}{2}+\frac{1}{3}\ln n+C+o(1)\).
- Les termes \(\frac{1}{3}\ln n\) et \(C\) sont négligeables devant \(n^2\). Donc \(S_n\sim\dfrac{n^2}{2}\).
Pour approfondir
Corrigé de l’exercice 16 – Reste de la série harmonique alternée
Idée clé : le reste s’écrit comme une intégrale, et une intégration par parties en donne le comportement exact.
- La suite \(\left(\frac{1}{k}\right)\) décroît et tend vers 0. Le critère spécial des séries alternées s’applique donc : \(R_n\) est bien défini. Ce critère fournit au passage la majoration \(|R_n|\leqslant\frac{1}{n+1}\), qui donne l’ordre de grandeur mais pas l’équivalent.
- Soit \(N>n\). Comme \(\frac{1}{k}=\int_0^1t^{k-1}\,\mathrm{d}t\), la linéarité de l’intégrale donne \[\sum_{k=n+1}^{N}\frac{(-1)^k}{k}=\int_0^1\sum_{k=n+1}^{N}(-1)^kt^{k-1}\,\mathrm{d}t.\] La somme intérieure est géométrique de raison \(-t\) : elle vaut \((-1)^{n+1}t^n\,\frac{1-(-t)^{N-n}}{1+t}\). Ainsi, la somme partielle vaut \((-1)^{n+1}I_n\) plus un terme de valeur absolue au plus \(\int_0^1\frac{t^N}{1+t}\,\mathrm{d}t\leqslant\frac{1}{N+1}\). En faisant tendre \(N\) vers l’infini, on obtient \(R_n=(-1)^{n+1}I_n\).
- On intègre par parties en dérivant \(\frac{1}{1+t}\) et en primitivant \(t^n\). Les fonctions sont de classe \(\mathcal{C}^1\) sur \([0,1]\), et \[I_n=\left[\frac{t^{n+1}}{(n+1)(1+t)}\right]_0^1+\frac{1}{n+1}\int_0^1\frac{t^{n+1}}{(1+t)^2}\,\mathrm{d}t=\frac{1}{2(n+1)}+\frac{J_n}{n+1}.\] Comme \((1+t)^2\geqslant 1\), on a \(0\leqslant J_n\leqslant\int_0^1t^{n+1}\,\mathrm{d}t=\frac{1}{n+2}\). Donc \(0\leqslant\frac{J_n}{n+1}\leqslant\frac{1}{(n+1)(n+2)}\leqslant\frac{1}{n^2}\). Ainsi \(I_n=\frac{1}{2(n+1)}+O\left(\frac{1}{n^2}\right)\).
- D’abord, \(\frac{1}{2(n+1)}\sim\frac{1}{2n}\), donc \(I_n\sim\frac{1}{2n}\). Par conséquent \(R_n\sim\dfrac{(-1)^{n+1}}{2n}\). Cet équivalent change de signe, donc il ne suffit pas pour conclure sur \(\sum R_n\). En revanche, la question 3 donne \(R_n=\frac{(-1)^{n+1}}{2(n+1)}+O\left(\frac{1}{n^2}\right)\). Le premier terme définit une série convergente par le critère des séries alternées. Le second définit une série absolument convergente. Donc \(\sum R_n\) converge.
La figure compare le reste à son équivalent : les deux suites alternent et se confondent rapidement.

Corrigé de l’exercice 17 – Deux termes pour une suite logistique
Idée clé : la différence des inverses est exacte ; on la sépare en une partie constante et une partie qui se somme par équivalents dans le cas divergent.
- Posons \(h(x)=x(1-x)\). Si \(x\in\left]0,\frac{1}{2}\right]\), alors \(x>0\) et \(1-x\geqslant\frac{1}{2}\), donc \(h(x)>0\). De plus, \(h(x)\leqslant x\leqslant\frac{1}{2}\). Par récurrence, \(u_n\in\left]0,\frac{1}{2}\right]\) pour tout \(n\). Ensuite, \(u_{n+1}-u_n=-u_n^2<0\), donc la suite décroît. Elle est minorée par 0, donc elle converge vers \(\ell\) qui vérifie \(\ell=\ell-\ell^2\). Ainsi \(\ell=0\).
- On calcule \[\frac{1}{u_{n+1}}-\frac{1}{u_n}=\frac{1}{u_n(1-u_n)}-\frac{1}{u_n}=\frac{1-(1-u_n)}{u_n(1-u_n)}=\frac{1}{1-u_n}.\] Cette quantité tend vers 1. Par le corollaire de Cesàro, \(\frac{1}{u_n}\sim n\). Donc \(u_n\sim\dfrac{1}{n}\).
- On somme les différences de \(k=0\) à \(n-1\). Comme \(\frac{1}{u_0}=2\) et \(\frac{1}{1-u_k}=1+\frac{u_k}{1-u_k}\), on obtient \(\frac{1}{u_n}=2+n+\sum_{k=0}^{n-1}\frac{u_k}{1-u_k}\).
- Pour \(k\geqslant 1\), \(\frac{u_k}{1-u_k}\sim u_k\sim\frac{1}{k}\), et la référence \(\frac{1}{k}\) est positive, de série divergente. Par sommation des équivalents dans le cas divergent, \(\sum_{k=1}^{n-1}\frac{u_k}{1-u_k}\sim H_{n-1}\sim\ln n\). Le terme d’indice 0 et la constante 2 sont négligeables devant \(\ln n\). Donc \(\frac{1}{u_n}=n+\ln n+o(\ln n)\). Ensuite, posons \(\delta_n=\frac{\ln n}{n}+o\left(\frac{\ln n}{n}\right)\), qui tend vers 0. On a \(u_n=\frac{1}{n}\cdot\frac{1}{1+\delta_n}=\frac{1}{n}\left(1-\delta_n+O(\delta_n^2)\right)\). Or \(\delta_n^2=O\left(\frac{(\ln n)^2}{n^2}\right)=o\left(\frac{\ln n}{n}\right)\). Finalement \(u_n=\dfrac{1}{n}-\dfrac{\ln n}{n^2}+o\left(\dfrac{\ln n}{n^2}\right)\).
Corrigé de l’exercice 18 – Problème – Une suite qui croît comme la racine de 2n
Idée clé : la suite des carrés a des différences qui tendent vers 2 ; Cesàro donne le premier terme, puis la sommation des équivalents donne le second.
- Par récurrence, si \(x_n\geqslant 1\), alors \(x_{n+1}=x_n+\frac{1}{x_n}\geqslant x_n\geqslant 1\). Ainsi \(x_n\geqslant 1\) pour tout \(n\), et \(x_{n+1}-x_n=\frac{1}{x_n}>0\). La suite est donc croissante. Si elle était majorée, elle convergerait vers un réel \(\ell\geqslant 1\), et la continuité donnerait \(\ell=\ell+\frac{1}{\ell}\), ce qui est absurde. Croissante et non majorée, la suite tend vers \(+\infty\).
- En élevant au carré, \(x_{n+1}^2=x_n^2+2+\frac{1}{x_n^2}\). Donc \(x_{n+1}^2-x_n^2=2+\frac{1}{x_n^2}\), qui tend vers 2 car \(x_n\to+\infty\). Par le corollaire de Cesàro, \(x_n^2\sim 2n\). Les termes étant positifs, \(x_n\sim\sqrt{2n}\).
- D’après la question 2, \(\frac{1}{x_k^2}\sim\frac{1}{2k}\). La référence est positive et sa série diverge. Par sommation des équivalents dans le cas divergent, \(\sum_{k=1}^{n-1}\frac{1}{x_k^2}\sim\frac{1}{2}H_{n-1}\). Comme \(H_{n-1}\sim\ln n\), on obtient l’équivalent \(\frac{1}{2}\ln n\).
- En sommant les différences de la question 2 de \(k=0\) à \(n-1\), avec \(x_0=1\) : \[x_n^2=1+2n+\sum_{k=0}^{n-1}\frac{1}{x_k^2}=2n+2+\sum_{k=1}^{n-1}\frac{1}{x_k^2}.\] La constante 2 est négligeable devant \(\ln n\). Donc \(x_n^2=2n+\frac{1}{2}\ln n+o(\ln n)\). Ensuite, \(x_n=\sqrt{2n}\left(1+\frac{\ln n}{4n}+o\left(\frac{\ln n}{n}\right)\right)^{1/2}\). Comme \((1+h)^{1/2}=1+\frac{h}{2}+o(h)\), on obtient \(x_n=\sqrt{2n}+\sqrt{2n}\,\frac{\ln n}{8n}+o\left(\frac{\ln n}{\sqrt{n}}\right)\). Or \(\frac{\sqrt{2n}}{8n}=\frac{\sqrt{2}}{8\sqrt{n}}=\frac{1}{4\sqrt{2n}}\). D’où \(x_n=\sqrt{2n}+\dfrac{\ln n}{4\sqrt{2n}}+o\left(\dfrac{\ln n}{\sqrt{n}}\right)\).
- Les termes sont positifs. D’une part, \(\frac{1}{x_n}\sim\frac{1}{\sqrt{2}}n^{-1/2}\), exposant \(\frac{1}{2}\leqslant 1\) : \(\sum\frac{1}{x_n}\) diverge. D’autre part, \(\frac{1}{x_n^3}\sim(2n)^{-3/2}\), exposant \(\frac{3}{2}>1\) : \(\sum\frac{1}{x_n^3}\) converge.
- D’abord, \(\frac{1}{x_k}\sim\frac{1}{\sqrt{2}}\cdot\frac{1}{\sqrt{k}}\), avec une référence positive de série divergente. Le cours donne \(\sum_{k=1}^{n}\frac{1}{\sqrt{k}}\sim 2\sqrt{n}\). Par sommation des équivalents, \(\sum_{k=1}^{n-1}\frac{1}{x_k}\sim\frac{2\sqrt{n}}{\sqrt{2}}=\sqrt{2n}\), et le terme d’indice 0 ne change rien. Ensuite, la relation de récurrence s’écrit \(\frac{1}{x_k}=x_{k+1}-x_k\). Par télescopage, \(\sum_{k=0}^{n-1}\frac{1}{x_k}=x_n-1\), qui est bien équivalent à \(\sqrt{2n}\) d’après la question 2. Les deux méthodes donnent \(\sum_{k=0}^{n-1}\frac{1}{x_k}\sim\sqrt{2n}\).
La figure représente \(x_n^2-2n\) et \(\frac{1}{2}\ln n\) en échelle logarithmique. Les deux courbes deviennent parallèles : leur écart reste borné, ce qui est cohérent avec un reste en \(o(\ln n)\).

Pour aller plus loin
- Revoir la leçon : cours de maths spé (MP) sur séries et sommation des équivalents
- S’exercer : exercices corrigés de maths spé (MP) sur séries et sommation des équivalents
- Bases utiles : Normes, boules et suites dans un espace normé
- Chapitre d’avant : Compacité, connexité et applications linéaires continues
- Chapitre d’après : Convergence des suites et séries de fonctions
- Vérifier ses acquis : QCM de maths spé (MP) sur séries et sommation des équivalents
- Contrôle corrigé en temps limité : Restes et sommes partielles asymptotiques : contrôle de maths en MP
- Tous les chapitres : le sommaire de maths spé (MP)
- Après le bac : les maths post-bac, de la MPSI à la L3
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Ressources de maths en Maths spé (MP)
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