Corrigé des exercices : Étude de fonctions et réciproques en maths sup (MPSI)

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Ce corrigé réciproques MPSI donne une solution complète pour chacun des dix-sept exercices. Chaque correction commence par une idée clé, qui dit par où attaquer le problème. Ensuite, la rédaction suit le modèle attendu en devoir : domaine justifié, théorèmes nommés avec leurs hypothèses, calculs intermédiaires visibles.

Soyez attentif à trois points de vigilance. D’abord, la formule Arcsin(sin x) = x n’est vraie que sur [-π/2, π/2]. Ensuite, la dérivée d’une réciproque exige une dérivée non nulle. Enfin, une inégalité par étude de fonction se conclut toujours par une valeur en un point et un sens de variation. Plusieurs figures illustrent les solutions, en particulier les études complètes et le problème final.

Pour démarrer

Corrigé de l’exercice 1 – Domaines et symétries de trois fonctions

Idée clé : on écrit chaque condition d’existence, puis on vérifie la symétrie du domaine avant toute égalité.

  1. Pour \(f\), il faut \(\frac{5-x}{5+x}>0\) et \(x \neq -5\). Un tableau de signes donne \(-5<x<5\), donc \(D_f=\,]-5,5[\). Ensuite, \(2+\sin^2x \geqslant 2\), donc \(D_g=\mathbb{R}\). Enfin, \(x^2-3x+2=(x-1)(x-2)\) est positif hors des racines. Ainsi \(D_f=\,]-5,5[\), \(D_g=\mathbb{R}\) et \(D_h=\,]-\infty,1] \cup [2,+\infty[\).
  2. Le domaine \(]-5,5[\) est symétrique. De plus, pour \(x\) dans ce domaine :
    \[f(-x)=\ln\left(\frac{5+x}{5-x}\right)=-\ln\left(\frac{5-x}{5+x}\right)=-f(x).\]
    Donc \(f\) est impaire. Par ailleurs, \(\cos(-2x)=\cos 2x\) et \(\sin^2(-x)=\sin^2x\), donc \(g\) est paire. Ensuite, \(\cos(2x+2\pi)=\cos 2x\) et \(\sin(x+\pi)=-\sin x\), d’où \(g(x+\pi)=g(x)\). La périodicité ramène l’étude à \([-\pi/2,\pi/2]\), puis la parité à \([0,\pi/2]\). On étudie \(g\) sur \([0,\pi/2]\).
  3. On a \(x \leqslant 1 \iff 3-x \geqslant 2\), donc le domaine est stable par \(x \mapsto 3-x\). Ensuite, on développe :
    \[(3-x)^2-3(3-x)+2=9-6x+x^2-9+3x+2=x^2-3x+2.\]
    Donc \(h(3-x)=h(x)\). Autrement dit, \(h\big(\frac{3}{2}-t\big)=h\big(\frac{3}{2}+t\big)\). La droite d’équation \(x=\frac{3}{2}\) est un axe de symétrie de la courbe de \(h\).

Corrigé de l’exercice 2 – Quatre courbes tirées de celle de g

Idée clé : on transforme les quatre sommets un par un, car une transformation affine envoie un segment sur un segment.

  1. La fonction \(x \mapsto g(x-2)+1\) exige \(-3 \leqslant x-2 \leqslant 3\), soit \(x \in [-1,5]\). Ensuite, \(g(-x)\) et \(|g(x)|\) sont définies sur \([-3,3]\). Enfin, \(g(2x)\) exige \(-3 \leqslant 2x \leqslant 3\). Les domaines sont \([-1,5]\), \([-3,3]\), \([-3,3]\) et \([-\frac{3}{2},\frac{3}{2}]\).
  2. Pour \(g(x-2)+1\), chaque sommet \((a,b)\) devient \((a+2,b+1)\) : on obtient \((-1,1)\), \((1,3)\), \((3,0)\), \((5,2)\). Pour \(g(-x)\), il devient \((-a,b)\) : on obtient \((3,0)\), \((1,2)\), \((-1,-1)\), \((-3,1)\). Pour \(g(2x)\), il devient \((a/2,b)\) : on obtient \((-\frac{3}{2},0)\), \((-\frac{1}{2},2)\), \((\frac{1}{2},-1)\), \((\frac{3}{2},1)\). Pour \(|g|\), on retourne les parties négatives. Les quatre courbes sont tracées ci-dessous.
  3. Sur \([-1,1]\), \(g\) est affine de \(2\) à \(-1\), donc \(g(x)=2-\frac{3}{2}(x+1)\). Elle s’annule pour \(x+1=\frac{4}{3}\), soit \(x=\frac{1}{3}\). Sur \([1,3]\), \(g(x)=-1+(x-1)\), qui s’annule en \(x=2\). Le point \(-3\) est aussi un zéro. La courbe de \(|g|\) touche l’axe en \(-3\), \(\frac{1}{3}\) et 2.
Quatre graphiques montrant la courbe de g et ses images par translation, symétrie, valeur absolue et contraction

Corrigé de l’exercice 3 – Quatre dérivées de composées

Idée clé : on repère la fonction intérieure, on vérifie qu’elle reste dans le domaine de dérivabilité de la fonction extérieure, puis on applique \((g\circ u)^{\prime}=u^{\prime}\,g^{\prime}\circ u\).

  1. On écrit \(u(x)=e^{x\ln(1+x^2)}\), avec \(1+x^2>0\). L’exposant est dérivable sur \(\mathbb{R}\), de dérivée \(\ln(1+x^2)+\frac{2x^2}{1+x^2}\). Donc \(u^{\prime}(x)=\left(\ln(1+x^2)+\dfrac{2x^2}{1+x^2}\right)(1+x^2)^x\).
  2. Arctan est dérivable sur \(\mathbb{R}\), donc \(v^{\prime}(x)=\dfrac{2e^{2x}}{1+e^{4x}}\). On divise en haut et en bas par \(2e^{2x}\) :
    \[v^{\prime}(x)=\frac{1}{\frac{e^{-2x}+e^{2x}}{2}}.\]
    Ainsi \(v^{\prime}(x)=\dfrac{1}{\mathrm{ch}(2x)}\).
  3. Comme \(\mathrm{ch}(3x) \geqslant 1>0\), la composée est bien définie et dérivable. On obtient \(w^{\prime}(x)=\dfrac{3\,\mathrm{sh}(3x)}{\mathrm{ch}(3x)}=3\,\mathrm{th}(3x)\).
  4. Pour \(x>1\), on a \(1/x \in\, ]0,1[\), où Arccos est dérivable. Ainsi :
    \[z^{\prime}(x)=-\frac{-1/x^2}{\sqrt{1-1/x^2}}=\frac{1}{x^2}\cdot\frac{x}{\sqrt{x^2-1}},\]
    car \(\sqrt{1-1/x^2}=\sqrt{x^2-1}/x\) pour \(x>0\). Donc \(z^{\prime}(x)=\dfrac{1}{x\sqrt{x^2-1}}\).

Corrigé de l’exercice 4 – Valeurs exactes avec Arcsin, Arccos, Arctan

Idée clé : on cherche l’angle de l’intervalle de référence qui a même sinus, même cosinus ou même tangente.

  1. D’abord, \(\sin\frac{5\pi}{7}=\sin\big(\pi-\frac{5\pi}{7}\big)=\sin\frac{2\pi}{7}\), et \(\frac{2\pi}{7} \in [-\frac{\pi}{2},\frac{\pi}{2}]\). Ensuite, \(\cos\big(-\frac{9\pi}{5}\big)=\cos\big(2\pi-\frac{9\pi}{5}\big)=\cos\frac{\pi}{5}\), avec \(\frac{\pi}{5} \in [0,\pi]\). De plus, tan est \(\pi\)-périodique et \(\frac{13\pi}{8}-2\pi=-\frac{3\pi}{8} \in\, ]-\frac{\pi}{2},\frac{\pi}{2}[\). Enfin, \(\sin\frac{19\pi}{6}=\sin\frac{7\pi}{6}=-\frac{1}{2}\). Les valeurs sont \(\frac{2\pi}{7}\), \(\frac{\pi}{5}\), \(-\frac{3\pi}{8}\) et \(-\frac{\pi}{6}\).
  2. Posons \(\theta=\mathrm{Arctan}\,2 \in\, ]-\frac{\pi}{2},\frac{\pi}{2}[\). Alors \(\cos\theta>0\) et \(\cos^2\theta=\frac{1}{1+\tan^2\theta}=\frac{1}{5}\). Ensuite, \(\sin(\mathrm{Arccos}\,y)=\sqrt{1-y^2}\), donc le deuxième nombre vaut \(\sqrt{1-9/25}=4/5\). Enfin, avec \(\beta=\mathrm{Arcsin}\frac{1}{3}\), on a \(\cos\beta=\sqrt{8/9}=\frac{2\sqrt{2}}{3}\). D’où \(\tan\beta=\frac{1}{2\sqrt{2}}\). On obtient \(\frac{1}{\sqrt{5}}\), \(\frac{4}{5}\) et \(\frac{\sqrt{2}}{4}\).

Corrigé de l’exercice 5 – Valeurs et équations hyperboliques

Idée clé : tout se ramène à l’exponentielle, et une équation en ch ou sh devient une équation du second degré en \(t=e^x\).

  1. On développe le membre de droite :
    \[\frac{(e^a+e^{-a})(e^b+e^{-b})+(e^a-e^{-a})(e^b-e^{-b})}{4}=\frac{2e^{a+b}+2e^{-a-b}}{4}.\]
    Les termes croisés \(e^{a-b}\) et \(e^{b-a}\) se compensent. On retrouve bien \(\mathrm{ch}(a+b)\).
  2. On a \(e^{\ln 3}=3\) et \(e^{-\ln 3}=\frac{1}{3}\). Donc \(\mathrm{ch}(\ln 3)=\frac{3+1/3}{2}=\frac{5}{3}\) et \(\mathrm{sh}(\ln 3)=\frac{3-1/3}{2}=\frac{4}{3}\). Ainsi \(\mathrm{ch}(\ln 3)=\frac{5}{3}\), \(\mathrm{sh}(\ln 3)=\frac{4}{3}\) et \(\mathrm{th}(\ln 3)=\frac{4}{5}\).
  3. Posons \(t=e^x>0\). L’équation devient \(t-\frac{1}{t}=\frac{3}{2}\), soit \(2t^2-3t-2=0\). Les racines sont \(2\) et \(-\frac{1}{2}\). Seule \(t=2\) est positive. L’unique solution est \(x=\ln 2\). Ce résultat est cohérent avec la bijectivité de sh.
  4. De même, \(t+\frac{1}{t}=\frac{13}{6}\) donne \(6t^2-13t+6=0\). Le discriminant vaut \(169-144=25\), donc \(t=\frac{3}{2}\) ou \(t=\frac{2}{3}\). Les solutions sont \(x=\ln\frac{3}{2}\) et \(x=-\ln\frac{3}{2}\).

Pour s’entraîner

Corrigé de l’exercice 6 – Réciproque de x + ln x

Idée clé : on applique le théorème de la bijection, puis la formule \((f^{-1})^{\prime}=1/(f^{\prime}\circ f^{-1})\) en trouvant les antécédents à vue.

  1. La fonction \(f\) est continue sur l’intervalle \(]0,+\infty[\). De plus, \(f^{\prime}(x)=1+\frac{1}{x}>0\), donc \(f\) est strictement croissante. Ensuite, \(f(x) \to -\infty\) quand \(x \to 0^+\), et \(f(x) \to +\infty\) en \(+\infty\). Le théorème de la bijection s’applique : tout réel possède un unique antécédent par \(f\) dans \(]0,+\infty[\).
  2. La dérivée \(f^{\prime}\) ne s’annule jamais. Donc \(f^{-1}\) est dérivable en tout point de \(\mathbb{R}\). Ensuite, \(f(1)=1\) et \(f^{\prime}(1)=2\). De même, \(f(e)=e+1\) et \(f^{\prime}(e)=\frac{e+1}{e}\). Ainsi \((f^{-1})^{\prime}(1)=\frac{1}{2}\) et \((f^{-1})^{\prime}(e+1)=\frac{e}{e+1}\).
  3. La tangente passe par \((1,f^{-1}(1))=(1,1)\) avec la pente \(\frac{1}{2}\). Son équation est \(y=\frac{1}{2}x+\frac{1}{2}\).
  4. La fonction \((f^{-1})^{\prime}=\frac{1}{f^{\prime}\circ f^{-1}}\) est dérivable comme inverse d’une composée dérivable qui ne s’annule pas. On dérive :
    \[(f^{-1})^{\prime\prime}=-\frac{(f^{\prime\prime}\circ f^{-1})\times(f^{-1})^{\prime}}{(f^{\prime}\circ f^{-1})^2}=-\frac{f^{\prime\prime}\circ f^{-1}}{(f^{\prime}\circ f^{-1})^3}.\]
    Ici \(f^{\prime\prime}(x)=-\frac{1}{x^2}\), donc \(f^{\prime\prime}(1)=-1\). Par conséquent, \((f^{-1})^{\prime\prime}(1)=-\frac{-1}{2^3}=\frac{1}{8}\).

Corrigé de l’exercice 7 – Étude complète de x − 2 Arctan x

Idée clé : l’imparité réduit l’étude à \([0,+\infty[\), et la relation \(\frac{\pi}{2}-\mathrm{Arctan}\,x=\mathrm{Arctan}\frac{1}{x}\) donne l’écart à l’asymptote.

  1. Arctan est impaire, donc \(f\) l’est aussi. Ensuite, \(f\) est dérivable et :
    \[f^{\prime}(x)=1-\frac{2}{1+x^2}=\frac{x^2-1}{x^2+1}.\]
    Sur \([0,+\infty[\), \(f^{\prime}\) est négative sur \([0,1]\) et positive sur \([1,+\infty[\). Donc \(f\) décroît de \(0\) à \(1-\frac{\pi}{2}\) sur \([0,1]\), puis croît vers \(+\infty\).
  2. Pour \(x>0\), on a \(f(x)-(x-\pi)=\pi-2\,\mathrm{Arctan}\,x=2\,\mathrm{Arctan}\frac{1}{x}\). Cette quantité est strictement positive et tend vers 0. La droite \(y=x-\pi\) est asymptote en \(+\infty\), et la courbe est au-dessus. Par imparité, \(y=x+\pi\) est asymptote en \(-\infty\), avec la courbe en dessous.
  3. On a \(f(0)=0\) et \(f^{\prime}(0)=-1\). La tangente à l’origine a pour équation \(y=-x\).
  4. Sur \(]0,1]\), \(f\) est strictement décroissante et \(f(0)=0\), donc \(f<0\). Sur \([1,+\infty[\), \(f\) est continue et strictement croissante, de \(1-\frac{\pi}{2}<0\) à \(+\infty\). Elle s’annule donc une seule fois, en \(\alpha\). Ensuite, \(\mathrm{Arctan}\,2>\mathrm{Arctan}\sqrt{3}=\frac{\pi}{3}\), donc \(f(2)<2-\frac{2\pi}{3}<0\). De plus, \(f(3)=3-2\,\mathrm{Arctan}\,3>3-\pi>0\). Ainsi \(\alpha\) est unique et \(2<\alpha<3\) ; numériquement, \(\alpha \approx 2{,}33\).
  5. On complète par symétrie de centre \(O\). Le maximum local vaut \(\frac{\pi}{2}-1\) en \(-1\). La courbe est tracée ci-dessous avec ses deux asymptotes.

Remarquons que la courbe coupe l’axe des abscisses trois fois : en \(-\alpha\), en 0 et en \(\alpha\). En effet, l’imparité transporte le zéro \(\alpha\) en \(-\alpha\). Par ailleurs, la tangente à l’origine traverse la courbe, car \(f(x)+x=2(x-\mathrm{Arctan}\,x)\) change de signe en 0. Le point \(O\) est donc un point d’inflexion.

Courbe de x moins deux Arctan x avec ses asymptotes obliques, sa tangente à l'origine et ses trois zéros

Corrigé de l’exercice 8 – Encadrement polynomial de Arctan

Idée clé : chaque inégalité se prouve en étudiant la différence, qui est nulle en 0 et de dérivée positive.

  1. Posons \(h(x)=x-\mathrm{Arctan}\,x\). Alors \(h^{\prime}(x)=1-\frac{1}{1+x^2}=\frac{x^2}{1+x^2} \geqslant 0\). Donc \(h\) est croissante sur \([0,+\infty[\). Comme \(h(0)=0\), on obtient \(\mathrm{Arctan}\,x \leqslant x\) pour \(x \geqslant 0\).
  2. Posons \(k(x)=\mathrm{Arctan}\,x-x+\frac{x^3}{3}\). On calcule :
    \[k^{\prime}(x)=\frac{1}{1+x^2}-1+x^2=\frac{1-(1+x^2)+x^2(1+x^2)}{1+x^2}=\frac{x^4}{1+x^2}.\]
    Ainsi \(k^{\prime} \geqslant 0\) et \(k(0)=0\). Donc \(x-\frac{x^3}{3} \leqslant \mathrm{Arctan}\,x\) pour \(x \geqslant 0\).
  3. Pour \(x=0{,}1\), on a \(\frac{x^3}{3}=\frac{1}{3000}\). L’amplitude vaut donc \(\frac{1}{3000}<4\times 10^{-4}\). On obtient \(0{,}09966 \leqslant \mathrm{Arctan}(0{,}1) \leqslant 0{,}1\).
  4. Soit \(x \leqslant 0\). On applique les résultats à \(-x \geqslant 0\) et on utilise l’imparité de Arctan. On obtient \(-x+\frac{x^3}{3} \leqslant -\mathrm{Arctan}\,x \leqslant -x\). Donc \(x \leqslant \mathrm{Arctan}\,x \leqslant x-\frac{x^3}{3}\) pour \(x \leqslant 0\).

Corrigé de l’exercice 9 – Simplifier Arccos((1 − x²)/(1 + x²))

Idée clé : la figure suggère \(2\,\mathrm{Arctan}|x|\) ; on le prouve par dérivation, puis par le changement de variable \(x=\tan\theta\).

  1. Posons \(u(x)=\frac{1-x^2}{1+x^2}\). On a \(|1-x^2| \leqslant 1+x^2\), donc \(u(x) \in [-1,1]\) pour tout réel \(x\). Ainsi \(f\) est définie sur \(\mathbb{R}\), et continue comme composée. Comme \(u\) est paire, \(f\) est paire.
  2. Pour \(x>0\), on a \(u(x) \in\, ]-1,1[\), car \(u(x)=1\) seulement en 0. On calcule \(u^{\prime}(x)=\frac{-4x}{(1+x^2)^2}\). Ensuite, \(1-u(x)^2=\frac{(1+x^2)^2-(1-x^2)^2}{(1+x^2)^2}=\frac{4x^2}{(1+x^2)^2}\). Donc :
    \[f^{\prime}(x)=\frac{-u^{\prime}(x)}{\sqrt{1-u(x)^2}}=\frac{4x}{(1+x^2)^2}\cdot\frac{1+x^2}{2x}=\frac{2}{1+x^2}.\]
    Ainsi \(f-2\,\mathrm{Arctan}\) est constante sur \(]0,+\infty[\). Par continuité en 0, cette constante vaut \(f(0)=\mathrm{Arccos}\,1=0\). Donc \(f(x)=2\,\mathrm{Arctan}\,x\) pour \(x \geqslant 0\), et \(f(x)=2\,\mathrm{Arctan}|x|\) pour tout réel \(x\).
  3. Posons \(\theta=\mathrm{Arctan}\,x\). La formule \(\cos(2\theta)=\frac{1-\tan^2\theta}{1+\tan^2\theta}\) donne \(f(x)=\mathrm{Arccos}(\cos 2\theta)\). Or \(2\theta \in\, ]-\pi,\pi[\), donc \(|2\theta| \in [0,\pi[\) et \(\cos|2\theta|=\cos 2\theta\). Ainsi \(f(x)=|2\theta|=2|\mathrm{Arctan}\,x|\), ce qui confirme le résultat.
  4. Pour \(x>0\), \(\frac{f(x)-f(0)}{x}=\frac{2\,\mathrm{Arctan}\,x}{x} \to 2\). Par parité, ce taux tend vers \(-2\) à gauche. Donc \(f\) n’est pas dérivable en 0 : l’origine est un point anguleux.

Corrigé de l’exercice 10 – Équation Arctan x + Arctan 2x = π/4

Idée clé : on prouve d’abord l’existence et l’unicité par monotonie, puis on cherche la solution avec la formule de \(\tan(a+b)\).

  1. Chacun des deux termes de \(S\) croît strictement et continûment, donc leur somme aussi. En \(\pm\infty\), chaque terme tend vers \(\pm\frac{\pi}{2}\), d’où des limites \(\pm\pi\) pour \(S\). Ainsi \(S\) envoie bijectivement \(\mathbb{R}\) sur \(]-\pi,\pi[\), et cet intervalle contient \(\frac{\pi}{4}\). De plus, \(S(0)=0<\frac{\pi}{4}\). L’équation a une unique solution \(x_0\), et \(x_0>0\).
  2. Posons \(a=\mathrm{Arctan}\,x_0\) et \(b=\mathrm{Arctan}(2x_0)\). Leurs cosinus et celui de \(a+b=\frac{\pi}{4}\) sont non nuls. La formule d’addition donne donc \((1-2x_0^2)\tan(a+b)=x_0+2x_0\), soit \(1-2x_0^2=3x_0\). Ainsi \(2x_0^2+3x_0-1=0\). Le discriminant vaut \(9+8=17\). La seule racine positive est \(\frac{-3+\sqrt{17}}{4}\). La solution est \(x_0=\dfrac{\sqrt{17}-3}{4} \approx 0{,}281\).

Corrigé de l’exercice 11 – Arctan(sh x) et 2 Arctan(e^x)

Idée clé : deux fonctions dérivables sur un intervalle, de même dérivée et égales en un point, sont égales.

  1. Posons \(A(x)=\mathrm{Arctan}(\mathrm{sh}\,x)\) et \(B(x)=2\,\mathrm{Arctan}(e^x)-\frac{\pi}{2}\). D’abord, \(A^{\prime}(x)=\frac{\mathrm{ch}\,x}{1+\mathrm{sh}^2x}=\frac{\mathrm{ch}\,x}{\mathrm{ch}^2x}=\frac{1}{\mathrm{ch}\,x}\). Ensuite, \(B^{\prime}(x)=\frac{2e^x}{1+e^{2x}}=\frac{2}{e^{-x}+e^x}=\frac{1}{\mathrm{ch}\,x}\). Donc \(A-B\) est constante sur \(\mathbb{R}\). Or \(A(0)=0\) et \(B(0)=2\cdot\frac{\pi}{4}-\frac{\pi}{2}=0\). Ainsi \(A=B\) sur \(\mathbb{R}\).
  2. Quand \(x \to +\infty\), \(e^x \to +\infty\), donc \(B(x) \to 2\cdot\frac{\pi}{2}-\frac{\pi}{2}=\frac{\pi}{2}\). Quand \(x \to -\infty\), \(e^x \to 0\), donc \(B(x) \to -\frac{\pi}{2}\). Les limites valent \(\pm\frac{\pi}{2}\), comme le prévoit directement \(\mathrm{sh}\,x \to \pm\infty\).
  3. Posons \(k(x)=\mathrm{ch}\,x-1-\frac{x^2}{2}\). Alors \(k^{\prime}(x)=\mathrm{sh}\,x-x\) et \(k^{\prime\prime}(x)=\mathrm{ch}\,x-1 \geqslant 0\). Donc \(k^{\prime}\) est croissante, et \(k^{\prime}(0)=0\). Ainsi \(k^{\prime} \leqslant 0\) sur \(]-\infty,0]\) et \(k^{\prime} \geqslant 0\) sur \([0,+\infty[\). La fonction \(k\) atteint son minimum en 0, où elle vaut 0 : \(\mathrm{ch}\,x \geqslant 1+\frac{x^2}{2}\).
  4. On a \(\mathrm{sh}(2x)=2\,\mathrm{sh}\,x\,\mathrm{ch}\,x\) et \(\mathrm{ch}(2x)=\mathrm{ch}^2x+\mathrm{sh}^2x\), par les formules d’addition. On divise le quotient en haut et en bas par \(\mathrm{ch}^2x>0\). On obtient \(\mathrm{th}(2x)=\dfrac{2\,\mathrm{th}\,x}{1+\mathrm{th}^2x}\).

Corrigé de l’exercice 12 – Dérivée de exp(φ) et primitive de e^t cos 2t

Idée clé : on primitive l’exponentielle complexe, puis on prend la partie réelle ou la partie imaginaire.

  1. Par le théorème du cours, \(\big(e^{(1+2i)t}\big)^{\prime}=(1+2i)\,e^{(1+2i)t}\). Donc \(t \mapsto \dfrac{e^{(1+2i)t}}{1+2i}\) est une primitive de \(t \mapsto e^{(1+2i)t}\).
  2. On a \(\frac{1}{1+2i}=\frac{1-2i}{5}\). Ensuite, on développe :
    \[\frac{e^{t}(\cos 2t+i\sin 2t)(1-2i)}{5}=\frac{e^t}{5}\Big(\cos 2t+2\sin 2t+i\,(\sin 2t-2\cos 2t)\Big).\]
    La dérivée de la partie réelle est la partie réelle de la dérivée, à savoir \(e^t\cos 2t\). Donc \(F(t)=\frac{e^t}{5}(\cos 2t+2\sin 2t)\) convient, et \(G(t)=\frac{e^t}{5}(\sin 2t-2\cos 2t)\) est une primitive de \(e^t\sin 2t\). Vérification : \(F^{\prime}(t)=\frac{e^t}{5}(\cos 2t+2\sin 2t-2\sin 2t+4\cos 2t)=e^t\cos 2t\).
  3. On calcule \(F\big(\frac{\pi}{4}\big)=\frac{e^{\pi/4}}{5}(0+2)\) et \(F(0)=\frac{1}{5}\). L’intégrale vaut \(\dfrac{2e^{\pi/4}-1}{5}\).
  4. Avec \(\varphi(t)=it^2\), on obtient \(\psi^{\prime}(t)=2it\,e^{it^2}\). Ensuite, \(|e^{it^2}|=e^{\mathrm{Re}(it^2)}=e^0\). Donc \(|\psi(t)|=1\) et \(|\psi^{\prime}(t)|=2|t|\).

Corrigé de l’exercice 13 – Six limites par croissances comparées

Idée clé : on écrit chaque puissance variable sous forme exponentielle, puis on se ramène aux trois limites de référence.

  1. Posons \(t=\sqrt{x} \to +\infty\). Alors \(x^3e^{-\sqrt{x}}=t^6e^{-t}\). La limite vaut 0.
  2. On écrit \(x^{1/x}=e^{\ln x/x}\). Or \(\frac{\ln x}{x} \to 0\), et exp est continue en 0. La limite vaut 1.
  3. On applique le théorème avec \(\beta=5\) et \(\alpha=0{,}1\). La limite vaut 0, même si ce quotient reste grand longtemps.
  4. Posons \(x=e^{-u}\) avec \(u \to +\infty\). Alors \(x(\ln x)^2=u^2e^{-u}\). La limite vaut 0.
  5. On écrit \(\big(1+\frac{2}{x}\big)^x=e^{x\ln(1+2/x)}\). Avec \(h=\frac{2}{x} \to 0\), on a \(x\ln(1+\frac{2}{x})=2\cdot\frac{\ln(1+h)}{h} \to 2\), car \(\ln^{\prime}(1)=1\). La limite vaut \(e^2\).
  6. On factorise : \(e^x-x^{100}=e^x\big(1-x^{100}e^{-x}\big)\). La parenthèse tend vers 1. La limite vaut \(+\infty\).

Attention toutefois aux calculs numériques. Pour \(x=100\), on a \(x^{100}=10^{200}\), alors que \(e^{100}\) vaut environ \(2{,}7\times 10^{43}\). La différence est donc très négative à cet endroit. Ainsi, une limite ne dit rien de la taille des valeurs pour un \(x\) fixé : elle décrit seulement le comportement final.

Corrigé de l’exercice 14 – Une bijection de R sur ]−1, 1[

Idée clé : on étudie \(f\) sur \([0,+\infty[\), où la valeur absolue disparaît, puis on conclut par imparité.

  1. On a \(|-x|=|x|\), donc \(f(-x)=-f(x)\). Ensuite, \(|f(x)|=\frac{|x|}{1+|x|}<1\), donc \(f\) est bornée. Cependant, \(f(x) \to 1\) quand \(x \to +\infty\). Pour tout \(M<1\), il existe donc \(x\) tel que \(f(x)>M\). Aucun majorant strictement inférieur à 1 ne convient : la borne supérieure vaut 1 et n’est pas atteinte.
  2. Pour \(x \geqslant 0\), \(f(x)=1-\frac{1}{1+x}\) est strictement croissante. Si \(x<y \leqslant 0\), alors \(-x>-y \geqslant 0\), donc \(f(-x)>f(-y)\), soit \(f(x)<f(y)\). Enfin, si \(x<0<y\), on a \(f(x)<0<f(y)\). Donc \(f\) est strictement croissante sur \(\mathbb{R}\).
  3. La fonction \(f\) est continue, strictement croissante, de limites \(-1\) et \(1\). Elle réalise donc une bijection de \(\mathbb{R}\) sur \(]-1,1[\). Soit \(y \in [0,1[\) : l’équation \(\frac{x}{1+x}=y\) avec \(x \geqslant 0\) donne \(x=\frac{y}{1-y}\). Pour \(y \in\, ]-1,0[\), on trouve de même \(x=\frac{y}{1+y}\). Dans les deux cas, \(f^{-1}(y)=\dfrac{y}{1-|y|}\).
  4. Pour \(x \neq 0\), le taux d’accroissement vaut \(\frac{f(x)-f(0)}{x}=\frac{1}{1+|x|}\), qui tend vers 1. Donc \(f\) est dérivable en 0 et \(f^{\prime}(0)=1\).

Pour approfondir

Corrigé de l’exercice 15 – Inégalité de Bernoulli réelle et moyenne pondérée

Idée clé : la courbe de \(x \mapsto x^a\) est concave pour \(a \in\, ]0,1[\), donc elle reste sous sa tangente en 1 ; on le prouve par une étude de fonction.

  1. Posons \(\phi(x)=1+a(x-1)-x^a\) sur \(]0,+\infty[\). Alors \(\phi^{\prime}(x)=a\big(1-x^{a-1}\big)\). Comme \(a-1<0\), la fonction \(x \mapsto x^{a-1}\) est strictement décroissante et vaut 1 en 1. Donc \(\phi^{\prime}<0\) sur \(]0,1[\) et \(\phi^{\prime}>0\) sur \(]1,+\infty[\). Ainsi \(\phi\) admet un minimum strict en 1, et \(\phi(1)=0\). Donc \(x^a \leqslant 1+a(x-1)\), avec égalité seulement pour \(x=1\).
  2. On applique ce résultat à \(x=\frac{u}{v}\), puis on multiplie par \(v=v^a\,v^{1-a}>0\). On obtient \(u^av^{1-a} \leqslant v+a(u-v)\). Ainsi \(u^av^{1-a} \leqslant au+(1-a)v\).
  3. Pour \(a=\frac{1}{2}\), on obtient \(\sqrt{uv} \leqslant \frac{u+v}{2}\). C’est l’inégalité entre moyenne géométrique et moyenne arithmétique.
  4. Si \(a>1\), la fonction \(x \mapsto x^{a-1}\) est strictement croissante. Alors \(\phi^{\prime}>0\) sur \(]0,1[\) et \(\phi^{\prime}<0\) sur \(]1,+\infty[\). Donc \(\phi\) atteint en 1 son maximum, qui vaut 0. Ainsi \(x^a \geqslant 1+a(x-1)\) pour \(a>1\).
  5. On prend \(a=0{,}3\) et \(x=1{,}02\). Alors \(1+a(x-1)=1+0{,}3\times 0{,}02=1{,}006\). Donc \(1{,}02^{0{,}3} \leqslant 1{,}006\).

Géométriquement, la droite \(y=1+a(x-1)\) est la tangente en 1 à la courbe de \(x \mapsto x^a\). Pour \(0<a<1\), la courbe reste sous cette tangente. En revanche, pour \(a>1\), elle reste au-dessus. Ce réflexe de tangente revient très souvent à l’oral, par exemple pour comparer rapidement des racines.

Corrigé de l’exercice 16 – Étude de Arcsin(sin x) + Arccos(cos x)

Idée clé : sur chaque quart de période, on remplace \(x\) par un angle de l’intervalle de référence qui a le même sinus ou le même cosinus.

  1. Les fonctions sin et cos sont \(2\pi\)-périodiques, donc \(g\) aussi. Ensuite, \(g\big(\frac{\pi}{4}\big)=\frac{\pi}{4}+\frac{\pi}{4}=\frac{\pi}{2}\). En revanche, \(g\big(-\frac{\pi}{4}\big)=-\frac{\pi}{4}+\frac{\pi}{4}=0\). Donc \(g\) n’est pas paire.
  2. Sur \([0,\frac{\pi}{2}]\), les deux formules de base s’appliquent, donc \(g(x)=2x\). Sur \([\frac{\pi}{2},\pi]\), on a \(\sin x=\sin(\pi-x)\) avec \(\pi-x \in [0,\frac{\pi}{2}]\), et \(x \in [0,\pi]\) ; donc \(g(x)=\pi-x+x\). Sur \([\pi,\frac{3\pi}{2}]\), \(\pi-x \in [-\frac{\pi}{2},0]\) et \(2\pi-x \in [\frac{\pi}{2},\pi]\) ; donc \(g(x)=(\pi-x)+(2\pi-x)\). Sur \([\frac{3\pi}{2},2\pi]\), \(x-2\pi \in [-\frac{\pi}{2},0]\) et \(2\pi-x \in [0,\frac{\pi}{2}]\) ; donc \(g(x)=0\). Ainsi \(g(x)\) vaut \(2x\), \(\pi\), \(3\pi-2x\) et \(0\) sur ces quatre intervalles.
  3. Les raccords sont continus : \(g(\frac{\pi}{2})=\pi\), \(g(\pi)=\pi\), \(g(\frac{3\pi}{2})=0\) et \(g(2\pi)=0=g(0)\). La courbe est un trapèze répété, tracé ci-dessous.
  4. Les pentes à gauche et à droite diffèrent en \(0\) (0 puis 2), en \(\frac{\pi}{2}\) (2 puis 0), en \(\pi\) (0 puis \(-2\)), en \(\frac{3\pi}{2}\) (\(-2\) puis 0) et en \(2\pi\). Dans \([0,2\pi]\), \(g\) n’est pas dérivable en \(0\), \(\frac{\pi}{2}\), \(\pi\), \(\frac{3\pi}{2}\) et \(2\pi\).
  5. Sur \([0,\frac{\pi}{2}]\), \(2x=\frac{\pi}{2}\) donne \(x=\frac{\pi}{4}\). Sur \([\pi,\frac{3\pi}{2}]\), \(3\pi-2x=\frac{\pi}{2}\) donne \(x=\frac{5\pi}{4}\). Ailleurs, \(g\) vaut \(\pi\) ou 0. Les solutions sont \(\frac{\pi}{4}\) et \(\frac{5\pi}{4}\) dans \([0,2\pi]\), puis \(\frac{\pi}{4}+2k\pi\) et \(\frac{5\pi}{4}+2k\pi\) avec \(k \in \mathbb{Z}\) dans \(\mathbb{R}\).
Courbe en trapèzes de la fonction g sur trois périodes et droite horizontale d'ordonnée pi sur deux

Corrigé de l’exercice 17 – Problème – Étude de ln(ch x) et de sa réciproque

Idée clé : on factorise \(\mathrm{ch}\,x\) par \(e^x/2\) pour voir l’asymptote, puis on inverse \(\mathrm{ch}\,x=e^y\) grâce à \(t=e^x\).

  1. Comme \(\mathrm{ch}\,x \geqslant 1>0\), \(\varphi\) est définie et dérivable sur \(\mathbb{R}\). Elle est paire, car ch l’est. Ensuite, \(\varphi^{\prime}(x)=\frac{\mathrm{sh}\,x}{\mathrm{ch}\,x}=\mathrm{th}\,x\), du signe de \(x\). Donc \(\varphi\) décroît sur \(]-\infty,0]\), croît sur \([0,+\infty[\), et son minimum vaut \(\varphi(0)=0\).
  2. Pour tout réel \(x\), \(\mathrm{ch}\,x=\frac{e^x}{2}\big(1+e^{-2x}\big)\). En prenant le logarithme, on obtient \(\varphi(x)=x-\ln 2+\ln(1+e^{-2x})\). Pour \(x \geqslant 0\), on a \(0<e^{-2x} \leqslant 1\), donc \(0<\ln(1+e^{-2x}) \leqslant \ln 2\). Ainsi \(x-\ln 2<\varphi(x) \leqslant x\). Par parité, \(|x|-\ln 2<\varphi(x) \leqslant |x|\) pour tout réel \(x\). Enfin, \(\varphi(x)-(x-\ln 2)=\ln(1+e^{-2x})\) tend vers 0 en \(+\infty\). Les droites \(y=x-\ln 2\) en \(+\infty\) et \(y=-x-\ln 2\) en \(-\infty\) sont asymptotes, avec la courbe au-dessus.
  3. Posons \(m(x)=x-\mathrm{th}\,x\). Alors \(m^{\prime}(x)=1-(1-\mathrm{th}^2x)=\mathrm{th}^2x \geqslant 0\), et \(m(0)=0\). Donc \(\mathrm{th}\,x \leqslant x\) pour \(x \geqslant 0\). Ensuite, \(\chi(x)=\frac{x^2}{2}-\varphi(x)\) vérifie \(\chi^{\prime}(x)=x-\mathrm{th}\,x \geqslant 0\) sur \([0,+\infty[\), et \(\chi(0)=0\). Ainsi \(\chi \geqslant 0\) sur \([0,+\infty[\), puis sur \(\mathbb{R}\) par parité. Donc \(\varphi(x) \leqslant \frac{x^2}{2}\) pour tout réel \(x\).
  4. Sur \([0,+\infty[\), \(\psi\) est continue et \(\psi^{\prime}(x)=\mathrm{th}\,x>0\) pour \(x>0\). Donc \(\psi\) est strictement croissante. De plus, \(\psi(0)=0\) et \(\psi(x) \to +\infty\), car \(\psi(x)>x-\ln 2\). Le théorème de la bijection montre alors que \(\psi\) envoie bijectivement \([0,+\infty[\) sur lui-même.
  5. Soit \(y \geqslant 0\). L’équation \(\psi(x)=y\) équivaut à \(\mathrm{ch}\,x=e^y\). Posons \(t=e^x \geqslant 1\). On obtient \(t^2-2e^yt+1=0\), dont le discriminant réduit vaut \(e^{2y}-1 \geqslant 0\). Les racines sont \(e^y \pm \sqrt{e^{2y}-1}\). Leur produit vaut 1, donc seule la plus grande est supérieure ou égale à 1. Ainsi \(\psi^{-1}(y)=\ln\big(e^y+\sqrt{e^{2y}-1}\big)\).
  6. Soit \(y>0\) et \(x=\psi^{-1}(y)>0\). Comme \(\psi^{\prime}(x)=\mathrm{th}\,x \neq 0\), la formule du cours donne \((\psi^{-1})^{\prime}(y)=\frac{\mathrm{ch}\,x}{\mathrm{sh}\,x}\). Or \(\mathrm{ch}\,x=e^y\) et \(\mathrm{sh}\,x=\sqrt{\mathrm{ch}^2x-1}=\sqrt{e^{2y}-1}\), car \(\mathrm{sh}\,x>0\). Par l’expression explicite, on trouve aussi :
    \[\frac{e^y+\frac{e^{2y}}{\sqrt{e^{2y}-1}}}{e^y+\sqrt{e^{2y}-1}}=\frac{e^y\big(\sqrt{e^{2y}-1}+e^y\big)}{\sqrt{e^{2y}-1}\,\big(e^y+\sqrt{e^{2y}-1}\big)}=\frac{e^y}{\sqrt{e^{2y}-1}}.\]
    En revanche, \(\psi^{\prime}(0)=0\), donc \(\psi^{-1}\) n’est pas dérivable en 0. Pour \(y>0\), \((\psi^{-1})^{\prime}(y)=\dfrac{e^y}{\sqrt{e^{2y}-1}}\), et la courbe de \(\psi^{-1}\) a une tangente verticale en 0.
  7. On écrit \(\psi^{-1}(y)-y=\ln\big(e^y+\sqrt{e^{2y}-1}\big)-\ln(e^y)=\ln\big(1+\sqrt{1-e^{-2y}}\big)\). Cette quantité tend vers \(\ln 2\). La courbe de \(\psi^{-1}\) admet donc l’asymptote \(y=x+\ln 2\), symétrique de \(y=x-\ln 2\) par rapport à la première bissectrice.
Courbe de logarithme de ch x coincée entre valeur absolue de x et ses asymptotes, sous la parabole x carré sur deux

Pour aller plus loin

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