Problème de probabilités discrètes : corrigé du contrôle de maths en MP

Problème de probabilités discrètes – Corrigé du contrôle en Maths spé (MP) sur Maths-pdf.fr Couverture : Livre de contrôles corrigés de maths MP en PDF Télécharger en PDF Le livre des 25 contrôles corrigés en MP PDF à imprimer Voir le livre ›


Voici le corrigé du contrôle de maths en MP sur le thème « problème de probabilités discrètes », question par question.

Cette correction rédige le problème comme une copie de concours : chaque loi est identifiée, chaque usage de l’indépendance est signalé. Pour la position du marcheur, elle montre comment un décalage ramène la fonction génératrice à celle d’une loi binomiale, puis trace la loi obtenue pour quatre pas. Ensuite, les calculs de covariance distinguent soigneusement variables non corrélées et variables indépendantes. La partie de dénombrabilité détaille l’argument diagonal. Enfin, le problème relie la relation de renouvellement à la fonction génératrice du premier retour, avant d’en déduire un retour presque sûr mais d’espérance infinie. Un barème accompagne chaque exercice.

L’énoncé complet se trouve ici : Problème de probabilités discrètes : contrôle de maths en MP.

Barème du contrôle corrigé : problème de probabilités discrètes

Exercice Points
1. Un marcheur qui hésite 3,5 points
2. La loi de la position par fonction génératrice 4 points
3. Écarts, covariances et loi faible 3,5 points
4. Trajectoires dénombrables et pas nuls 3 points
5. Problème : le premier retour à l’origine 6 points
Total 20 points

Le corrigé détaillé : problème de probabilités discrètes

Exercice 1 – Un marcheur qui hésite (3,5 points)

  1. La variable \(X_1\) est finie, donc elle admet des moments de tout ordre. Par symétrie, \(E(X_1) = \frac{1}{4} – \frac{1}{4} = 0\). Ensuite, \(E\left(X_1^2\right) = \frac{1}{4} + \frac{1}{4} = \frac{1}{2}\), d’où \(V(X_1) = \frac{1}{2}\). La linéarité de l’espérance donne \(E(S_n) = 0\). De plus, les \(X_k\) étant indépendantes, la variance de leur somme est la somme des variances. Ainsi \(E(S_n) = 0\) et \(V(S_n) = \frac{n}{2}\).

  2. Sur la figure, le marcheur reste en 0 aux deux premiers pas, puis monte au troisième : \(T = 3\) et \(X_T = 1\). Les cercles orange se trouvent aux instants 1, 2, 8, 12, 13, 22, 23, 24, 26 et 29, soit dix passages par 0.

  3. Pour \(k \geq 1\), on a \(\{T = k\} = \{X_1 = 0\} \cap \cdots \cap \{X_{k-1} = 0\} \cap \{X_k \neq 0\}\). Par indépendance, \(P(T = k) = \left(\frac{1}{2}\right)^{k-1} \times \frac{1}{2} = \frac{1}{2^k}\). Ensuite, \(\sum_{k \geq 1} \frac{1}{2^k} = 1\), donc \(P(T = +\infty) = 0\) : la variable \(T\) est presque sûrement finie. Elle suit la loi géométrique de paramètre \(\frac{1}{2}\), et \(E(T) = 2\).

  4. Loi de la direction choisie

    Les événements \(\{T = k\}\), pour \(k \geq 1\), sont deux à deux incompatibles et leur réunion est presque sûre : ils forment un système quasi-complet. D’après la formule des probabilités totales :

    \[P(X_T = 1) = \sum_{k=1}^{+\infty} P(X_1 = 0, \ldots, X_{k-1} = 0, X_k = 1) = \sum_{k=1}^{+\infty} \frac{1}{2^{k-1}} \times \frac{1}{4} = \frac{1}{2}.\]

    Par symétrie, \(P(X_T = -1) = \frac{1}{2}\) aussi. Ainsi \(X_T\) suit la loi uniforme sur \(\{-1, 1\}\).

    Indépendance avec T

    Le calcul précédent donne, terme à terme, \(P(T = k, X_T = 1) = \frac{1}{2^{k+1}} = P(T = k) \times P(X_T = 1)\). Il en va de même pour la valeur \(-1\). Donc \(T\) et \(X_T\) sont indépendantes.

Barème : un point pour les moments, dont un demi-point pour la variance de la somme ; un demi-point pour la lecture de la figure ; un point pour la loi de \(T\) avec sa finitude presque sûre ; un point pour la loi de \(X_T\) et l’indépendance.

Exercice 2 – La loi de la position par fonction génératrice (4 points)

  1. La variable \(Y_1\) prend les valeurs 0, 1 et 2 avec les probabilités \(\frac{1}{4}\), \(\frac{1}{2}\) et \(\frac{1}{4}\). Par définition, pour tout réel \(s\) :

    \[G_{Y_1}(s) = \frac{1}{4} + \frac{1}{2}s + \frac{1}{4}s^2 = \left(\frac{1 + s}{2}\right)^2.\]

    On reconnaît la fonction génératrice de la loi binomiale \(\mathcal{B}\left(2, \frac{1}{2}\right)\) ; comme elle caractérise la loi, \(Y_1\) suit cette loi.

  2. Fonction génératrice de la somme

    On a \(S_n + n = Y_1 + \cdots + Y_n\), où les \(Y_k\) sont indépendantes, comme fonctions de variables indépendantes. La fonction génératrice d’une somme de variables indépendantes est le produit des fonctions génératrices, d’où \(G_{S_n + n}(s) = \left(\frac{1 + s}{2}\right)^{2n}\).

    Loi de la position

    On reconnaît la loi \(\mathcal{B}\left(2n, \frac{1}{2}\right)\) pour \(S_n + n\). Par conséquent, pour tout entier \(j\) tel que \(\lvert j \rvert \leq n\) :

    \[P(S_n = j) = P(S_n + n = n + j) = \binom{2n}{n + j}\frac{1}{4^n},\]

    et \(P(S_n = j) = 0\) dès que \(\lvert j \rvert > n\). Pour \(n = 4\), les numérateurs sont les coefficients 1, 8, 28, 56, 70, 56, 28, 8, 1 de la ligne 8 du triangle de Pascal, divisés par 256. Le diagramme suivant les représente.

    Diagramme en bâtons symétrique de la loi de S4 sur les valeurs de moins 4 à 4, de sommet 70 sur 256 en 0
  3. Notons \(G(s) = \left(\frac{1 + s}{2}\right)^{2n}\), polynôme donc dérivable en 1. On calcule \(G^{\prime}(1) = 2n \times \frac{1}{2} = n\), puis \(G^{\prime\prime}(1) = 2n(2n – 1) \times \frac{1}{4} = \frac{n(2n – 1)}{2}\). Il vient alors \(E(S_n + n) = n\), donc \(E(S_n) = 0\). Ensuite :

    \[V(S_n + n) = G^{\prime\prime}(1) + G^{\prime}(1) – G^{\prime}(1)^2 = \frac{2n^2 – n}{2} + n – n^2 = \frac{n}{2}.\]

    Comme une translation ne change pas la variance, on retrouve \(V(S_n) = \frac{n}{2}\).

  4. Avec \(j = 0\), on obtient \(u_n = \binom{2n}{n}\frac{1}{4^n}\). Ainsi \(u_1 = \frac{2}{4} = \frac{1}{2}\) et \(u_2 = \frac{6}{16} = \frac{3}{8}\). On contrôle la première valeur directement, car \(S_1 = 0\) signifie \(X_1 = 0\).

Piège classique : appliquer la fonction génératrice directement à \(X_1\), qui prend la valeur \(-1\) ; le programme définit \(G_X\) pour des variables à valeurs dans \(\mathbb{N}\), d’où le décalage par \(Y_k\).

Barème : un point pour \(G_{Y_1}\) et la loi binomiale ; un point et demi pour la loi de \(S_n\), dont un demi-point pour le diagramme ; un point pour les moments par dérivation ; un demi-point pour \(u_n\), \(u_1\) et \(u_2\).

Exercice 3 – Écarts, covariances et loi faible (3,5 points)

  1. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Si \(Z\) admet une variance, alors pour tout \(a > 0\), \(P\left(\lvert Z – E(Z) \rvert \geq a\right) \leq \frac{V(Z)}{a^2}\). On l’applique à \(S_n\), centrée, avec \(a = \varepsilon n\) : \(P\left(\lvert S_n \rvert \geq \varepsilon n\right) \leq \frac{1}{2n\varepsilon^2}\).

  2. Un seuil explicite

    Avec \(\varepsilon = \frac{1}{10}\), la majoration devient \(\frac{100}{2n} = \frac{50}{n}\). Elle est inférieure ou égale à \(\frac{1}{20}\) dès que \(n \geq 1000\). Pour tout \(n \geq 1000\), on a donc \(P\left(\lvert S_n \rvert \geq \frac{n}{10}\right) \leq \frac{1}{20}\).

    Convergence en probabilité

    Les \(X_k\) sont indépendantes, de même loi, et admettent une variance. La loi faible des grands nombres affirme alors que \(\frac{S_n}{n}\) converge en probabilité vers \(E(X_1) = 0\). On le retrouve d’ailleurs en faisant tendre \(n\) vers l’infini dans la question 1.

  3. Covariance sans indépendance

    Posons \(W = \mathbf{1}_{\{X_1 = 0\}}\). Le produit \(X_1 W\) est toujours nul, car \(W\) ne vaut 1 que lorsque \(X_1 = 0\). Ainsi \(\mathrm{Cov}(X_1, W) = E(X_1 W) – E(X_1)E(W) = 0 – 0 = 0\). Pourtant, \(P(X_1 = 1, W = 1) = 0\), alors que \(P(X_1 = 1)\,P(W = 1) = \frac{1}{4} \times \frac{1}{2} = \frac{1}{8}\) : les deux variables ne sont pas indépendantes.

    Application aux sommes

    On a \(Z_n = \sum_{j=1}^{n} \mathbf{1}_{\{X_j = 0\}}\). Par bilinéarité, \(\mathrm{Cov}(S_n, Z_n)\) est la somme des \(\mathrm{Cov}\left(X_i, \mathbf{1}_{\{X_j = 0\}}\right)\). Pour \(i \neq j\), ces variables sont indépendantes, donc leur covariance est nulle. Pour \(i = j\), elle est nulle d’après ce qui précède. Finalement, \(\mathrm{Cov}(S_n, Z_n) = 0\).

  4. On écrit \(S_n = S_m + (S_n – S_m)\), où \(S_n – S_m = X_{m+1} + \cdots + X_n\). D’après le lemme des coalitions, \(S_m\) et \(S_n – S_m\) sont indépendantes, d’où \(\mathrm{Cov}(S_m, S_n) = V(S_m) + 0 = \frac{m}{2}\). Ensuite, le coefficient de corrélation vaut :

    \[\rho(S_m, S_n) = \frac{m/2}{\sqrt{\frac{m}{2} \times \frac{n}{2}}} = \sqrt{\frac{m}{n}}.\]

    Ainsi \(\mathrm{Cov}(S_m, S_n) = \frac{m}{2}\) et \(\rho(S_m, S_n) = \sqrt{\frac{m}{n}}\).

Barème : un demi-point pour Bienaymé-Tchebychev ; un point pour le seuil 1000 et la loi faible ; un point pour la covariance nulle, le contre-exemple et \(\mathrm{Cov}(S_n, Z_n)\) ; un point pour la covariance de \(S_m\) et \(S_n\) puis la corrélation.

Exercice 4 – Trajectoires dénombrables et pas nuls (3 points)

  1. Les trajectoires finies

    Pour chaque \(n \geq 0\), l’ensemble \(\{-1, 0, 1\}^n\) des trajectoires de longueur \(n\) est fini, de cardinal \(3^n\). L’ensemble des trajectoires finies est la réunion de ces ensembles pour \(n \in \mathbb{N}\). C’est une réunion dénombrable d’ensembles finis, donc un ensemble dénombrable (il est infini).

    Les trajectoires infinies

    Supposons au contraire qu’une suite \(\left(a^{(m)}\right)_{m \geq 1}\) énumère toutes les trajectoires infinies. Définissons alors \(b = (b_m)_{m \geq 1}\) par \(b_m = 0\) si \(a^{(m)}_m \neq 0\), et \(b_m = 1\) si \(a^{(m)}_m = 0\). Cette suite \(b\) est une trajectoire infinie, mais elle diffère de chaque \(a^{(m)}\) au rang \(m\). C’est absurde : l’ensemble des trajectoires infinies n’est pas dénombrable.

  2. Écriture de l’événement

    Pour \(n \geq 0\), notons \(A_n = \bigcap_{k > n} \{X_k = 0\}\). Alors \(A = \bigcup_{n \geq 0} A_n\), qui est bien un événement, car une tribu est stable par réunion et intersection dénombrables.

    Probabilité nulle

    Pour \(n\) fixé, la suite \(B_m = \bigcap_{k=n+1}^{n+m} \{X_k = 0\}\) décroît vers \(A_n\). Par indépendance, \(P(B_m) = \frac{1}{2^m}\), et la continuité décroissante donne \(P(A_n) = 0\). Ensuite, la sous-additivité fournit \(P(A) \leq \sum_{n \geq 0} P(A_n) = 0\). L’événement \(A\) est donc négligeable : presque sûrement, le marcheur se déplace une infinité de fois.

Barème : trois quarts de point pour la dénombrabilité des trajectoires finies, trois quarts de point pour l’argument diagonal ; un demi-point pour l’écriture de \(A\) ; un point pour sa probabilité nulle et l’interprétation.

Exercice 5 – Problème : le premier retour à l’origine (6 points)

  1. Quotient de deux termes

    D’après l’exercice 2, \(u_n = \frac{(2n)!}{4^n (n!)^2}\). En simplifiant les factorielles :

    \[\frac{u_{n+1}}{u_n} = \frac{(2n+2)(2n+1)}{4(n+1)^2} = \frac{2n+1}{2n+2}.\]

    Équivalent par Stirling

    La formule de Stirling donne \((2n)! \sim \sqrt{4\pi n}\left(\frac{2n}{\mathrm{e}}\right)^{2n}\) et \((n!)^2 \sim 2\pi n\left(\frac{n}{\mathrm{e}}\right)^{2n}\). Les puissances se simplifient avec \(4^n\), car \((2n)^{2n} = 4^n n^{2n}\). Il reste \(u_n \sim \frac{\sqrt{4\pi n}}{2\pi n} = \frac{1}{\sqrt{\pi n}}\), ce que confirme la figure de l’énoncé.

  2. Espérance par les indicatrices

    On écrit \(N_n = \sum_{k=1}^{n} \mathbf{1}_{\{S_k = 0\}}\). Par linéarité de l’espérance, \(E(N_n) = \sum_{k=1}^{n} u_k\).

    Sommation dans le cas divergent

    Les termes \(\frac{1}{\sqrt{\pi k}}\) sont positifs et leur série diverge. Comme \(u_k \sim \frac{1}{\sqrt{\pi k}}\), le théorème de sommation des équivalents donne \(\sum_{k=1}^{n} u_k \sim \frac{1}{\sqrt{\pi}}\sum_{k=1}^{n} \frac{1}{\sqrt{k}}\). Ensuite, \(t \mapsto \frac{1}{\sqrt{t}}\) décroît : l’encadrement par des intégrales donne \(2\sqrt{n + 1} – 2 \leq \sum_{k=1}^{n} \frac{1}{\sqrt{k}} \leq 2\sqrt{n} – 1\). Cette somme est donc équivalente à \(2\sqrt{n}\). Finalement, \(E(N_n) \sim 2\sqrt{\frac{n}{\pi}}\).

  3. Le quotient \(\frac{u_{n+1}}{u_n}\) tend vers 1 et \(u_n > 0\) : la règle de d’Alembert pour les séries entières donne un rayon égal à 1. Par ailleurs, la série du binôme fournit, pour \(\lvert x \rvert < 1\), \((1 – x)^{-1/2} = \sum_{n \geq 0} a_n x^n\), avec :

    \[a_n = \frac{\frac{1}{2} \times \frac{3}{2} \times \cdots \times \frac{2n – 1}{2}}{n!} = \frac{1 \times 3 \times \cdots \times (2n – 1)}{2^n\, n!} = \frac{(2n)!}{4^n (n!)^2}.\]

    En effet, \(1 \times 3 \times \cdots \times (2n-1) = \frac{(2n)!}{2^n n!}\). Ainsi \(a_n = u_n\), et \(U(x) = \frac{1}{\sqrt{1 – x}}\) sur \(\left]-1, 1\right[\).

  4. Produit de Cauchy

    Comme \(0 \leq f_n \leq 1\), la série \(F\) a un rayon au moins égal à 1. Pour \(\lvert x \rvert < 1\), les deux séries convergent absolument, donc leur produit de Cauchy aussi. La relation admise donne alors \(U(x) = 1 + F(x)\,U(x)\), le terme 1 venant de \(u_0\). Puisque \(U(x) = \frac{1}{\sqrt{1 – x}}\) ne s’annule pas, on obtient \(F(x) = 1 – \frac{1}{U(x)} = 1 – \sqrt{1 – x}\).

    Coefficients par dérivation

    On dérive terme à terme sur l’intervalle ouvert de convergence : \(F^{\prime}(x) = \frac{1}{2\sqrt{1 – x}} = \frac{1}{2}U(x)\). Par unicité des coefficients, \(n f_n = \frac{1}{2}u_{n-1}\). Donc \(f_n = \frac{u_{n-1}}{2n}\) ; on vérifie que \(f_1 = \frac{1}{2}\), ce qui correspond bien à \(X_1 = 0\).

  5. Retour presque sûr

    Les \(f_n\) sont positifs. Pour \(x \in [0, 1[\) et tout entier \(N\), on a \(\sum_{n=1}^{N} f_n x^n \leq F(x) \leq 1\). En faisant tendre \(x\) vers 1, il vient \(\sum_{n=1}^{N} f_n \leq 1\), donc \(\sum f_n\) converge. La série entière converge alors normalement sur \([0, 1]\), et sa somme est continue en 1. Par conséquent, \(\sum_{n \geq 1} f_n = \lim_{x \to 1^-}\left(1 – \sqrt{1 – x}\right) = 1\). Les événements \(\{R = n\}\) étant incompatibles, on a \(P(R < +\infty) = 1\) : le marcheur revient presque sûrement en 0.

    Espérance infinie

    La variable \(R\) est presque sûrement finie. Elle est d’espérance finie si et seulement si \(\sum n f_n\) converge. Or \(n f_n = \frac{u_{n-1}}{2} \sim \frac{1}{2\sqrt{\pi n}}\), terme positif d’une série divergente. Ainsi \(R\) n’est pas d’espérance finie : le retour est certain, mais il se fait attendre en moyenne une durée infinie.

Piège classique : conclure \(\sum f_n = F(1)\) sans justification ; il faut d’abord établir la convergence de \(\sum f_n\), puis la continuité de la somme en 1.

Barème : un point pour le quotient et l’équivalent de Stirling ; un point et demi pour \(E(N_n)\), dont un demi-point pour la comparaison avec une intégrale ; un point pour \(U\) avec son rayon ; un point pour \(F\) et \(f_n\) ; un point et demi pour la question finale, partagé à égalité entre le retour presque sûr et l’espérance infinie.

À retenir de ce contrôle

  • Une variable à valeurs entières relatives se traite par fonction génératrice après un décalage qui la rend positive, comme Y = X + 1 ici.
  • La fonction génératrice d’une somme de variables indépendantes est le produit des fonctions génératrices, et elle caractérise la loi de la somme.
  • Deux variables de covariance nulle ne sont pas forcément indépendantes : un seul couple de valeurs suffit pour le montrer.
  • Une réunion dénombrable d’événements négligeables reste négligeable, grâce à la sous-additivité de la probabilité.
  • Un retour presque sûr peut avoir une espérance de temps infinie : il suffit que la série des n f_n diverge.

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Consolider problème de probabilités discrètes après ce corrigé

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